Ma journée pleine d’énergie !

Culture

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Cet été, je suis allé découvrir Shawinigan et sa fameuse Cité de l’énergie, une des plus grandes attractions en région au Québec. Ça décoiffe !

Après une soirée festive à déguster (avec modération) les bières goûteuses et colorées du Trou du Diable, la microbrasserie locale, ma première envie est de faire une grasse matinée. Tout va mieux avec un bon déjeuner québécois (le petit-déjeuner français) composé de deux œufs miroir, bacon saucisse, jambon et pommes de terre rissolées… et c’est de bonne humeur que je me rends à mon rendez-vous matinal sur l’île Melville qui fait face au centre-ville de Shawinigan.

Direction la Cité de l’Énergie, un complexe muséal thématique qui rend hommage au passé industriel de la ville. Née en 1901, Shawinigan Falls (devenue Shawinigan en 1958) fut en effet une pionnière du développement manufacturier au Canada avec l’implantation des premières forges et de plusieurs fabriques de pâtes et papiers et d’aluminium qui tiraient parti de l’immense richesse locale en bois et électricité. Aujourd’hui, toutes les usines ont fermé (la dernière en 2014) et la Cité de l’Énergie reste l’ultime témoin de cette période prospère tandis que l’agglomération mise dorénavant sur l’économie numérique.

Mon aventure commence au Centre des sciences avec une expérience multimédia immersive d’une vingtaine de minutes particulièrement palpitante. Je suis directement emmené dans un vol énigmatique de particules puis plongé au cœur même du soleil. Soudain la salle tourne comme propulsée par ce tourbillon d’images sensorielles qui défilent sur l’écran géant. Mon siège vibre, il y a de la pluie, du vent et de la tempête, autant d’effets spéciaux pour ressentir cette force en action, cette énergie qui nous entoure dans notre quotidien. J’en découvre des manifestations insoupçonnées et je réalise son importance sur notre environnement, passionnant !
Place ensuite à la seconde partie de cette nouvelle exposition permanente intitulée « Planète Énergie ».

Réflexion sur la santé de notre planète

L’avenir des énergies d’autrefois et de celles de demain, l’effet de serre, les modèles climatiques… autant de réflexions abordés dans cet espace muséal aux allures futuristes composé de grosses boules blanches, d’anneaux lumineux et d’écrans tactiles. Toutes les étapes de ce parcours sont ludiques et faciles d’appréhension. Des animateurs chevronnés répondent à vos questions et encadrent de petits jeux ou vous pourrez vous mettre dans la peau d’un ministre de l’énergie d’un pays fictif ou faire décoller un drone avec la chaleur dégagée par vos paumes.

Après cette leçon scientifique très instructive, il est temps de prendre de la hauteur. Je me rends donc dans l’ascenseur panoramique vitré qui mène au sommet de la célèbre tour d’observation construite à partir d’un ancien pylône géant d’Hydro Québec. À 115 mètres au-dessus du sol, je profite d’une vue à 360° sur la région. Une belle occasion de découvrir le plan en damier de la ville inspiré des métropoles américaines, les forêts environnantes et la vallée de la rivière Saint-Maurice.

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Espace muséal de la Cité de l’Énergie © Philippe Renault-Hémis

Plongée industrielle

Mon aventure se poursuit justement de l’autre côté de cette rivière majestueuse qui, dans un de ses méandres, semble ici prendre un peu de repos. Après une traversée à bord d’un petit bateau à fond plat, je découvre en visite guidée deux centrales hydroélectriques.

La première, magnifique bâtiment de brique percé de grandes fenêtres à carreaux, date de 1899. Je vais tour à tour y explorer de spectaculaires tunnels de conduites d’eau, vivre l’expérience d’une coulée d’aluminium et d’une production de papier journal puis observer les effets de la supraconductivité avec une lévitation magnétique, étonnant ! La seconde centrale, Shawinigan 2 bien qu’ouverte en 1911 reste séduisante grâce à son architecture Art déco. C’est la plus ancienne centrale hydroélectrique encore en exploitation au Québec, un véritable joyau du patrimoine. Cette fois, la visite nécessite davantage de sécurité et je suis prié de laisser téléphone, sac à dos et appareil photo au vestiaire. C’est vraiment très impressionnant de voir les turbines en action et ressentir la chaleur et l’humidité produites par ces monstres de métal.
La balade peut se terminer ici, mais d’autres options sont possibles : un tour de ville dans un autobus de style tramway ou une croisière sur la rivière. De mon côté, je vais prendre un peu de repos afin d’être en forme pour la soirée.

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Centrale électrique © Philippe Renault-Hémis

Un final en beauté

Depuis cette année, la Cité de l’Énergie propose en effet à la tombée de la nuit son tout nouveau spectacle intitulé Nezha, l’enfant pirate. Je découvre donc l’amphithéâtre Québecor avec sa salle extérieure tournante, couverte et chauffée (on est au Québec et les soirées sont parfois fraîches). Les chorégraphies, les acrobaties et les projections visuelles créées par le célèbre cirque Éloize vont m’emmener pendant une heure et demie bien loin d’ici dans un monde imaginaire situé dans un univers asiatique. Je vais vibrer et être émerveillé par l’histoire de Nezha, une jeune orpheline abandonnée sur une île mystérieuse. L’héritière légitime des Drapeaux Rouges, va affronter son destin et devenir, à sa façon, la plus redoutable pirate de tous les temps… Quel final pour cette journée de visite énergisante.

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Spectacle Nezha © La Cité de l’Énergie

Plus d’informations :

Spectacle Nezha : Le cirque Éloize présentera à nouveau ce spectacle durant l’été 2019 et les trois années suivantes.

Tourisme Shawinigan, bureau d’information
884, promenade du Saint-Maurice, Shawinigan
Tél. 819 537-7249 et 1 877 252-7252
www.tourismeshawinigan.com

Philippe Renault

Après avoir beaucoup voyagé et réalisé des reportages pour des magazines de voyage, de sport et d’aventure, Philippe Renault a décidé de se poser à Montréal, selon lui un des meilleurs endroits au monde pour bien vivre et s’épanouir. Du Québec, il aime la variété des paysages au gré des saisons avec une préférence pour l’automne. Pour les photos urbaines, en revanche, l’été à Montréal est sans aucun doute le meilleur moment avec ses festivals, ses ambiances de rue et son côté décontracté. Il est l’auteur de plusieurs livres et guides sur le Québec et le Canada, parmi ses derniers ouvrages on trouve Montréal insolite et secrète (éditions Jonglez 2017), S’installer à Montréal (éditions Héliopoles 2017) et le Tour du monde à Montréal (éditions Ulysse 2014).

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