Week-end en Abitibi-Témiscamingue

Multi-activités

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Nature, culture & guitares sans frontières

Stimulé par les activités de plein air, l’esprit ne s’en ouvre que davantage aux richesses culturelles. Découvrez l’Abitibi-Témiscamingue.

La région en quelques chiffres

145 000 habitants
65 000 km
2
22 000 lacs et rivières
125 ans : l’âge de la plus vieille municipalité de la région (Ville-Marie)

Lorsqu’on survole l’Abitibi avant d’atterrir à Rouyn-Noranda, chef-lieu de la région, on est frappé par la multitude de lacs, de toutes formes et de toutes dimensions, aperçus à travers le hublot. La pêche sur les lacs constitue certes un grand classique de l’imagerie touristique locale, mais il faut bien l’avouer, cette image est loin d’être factice !

L’AIGLE, LES ÎLES ET LE DORÉ

Si l’on décide de sacrifier à ce rite incontournable (ce que l’on ne saurait trop vous conseiller !), il est préférable de se lever tôt ce jour-là, afin d’avoir un maximum de chances de pêcher du poisson. Le recours aux services d’une pourvoirie, comme celle des îles du lac Duparquet, garantit les meilleures conditions pour vivre au mieux cette expérience.

Situéau nord de Rouyn-Noranda, ce lac aux 135 îles, dont certaines recèlent quelques-uns des plus vieux arbres du Québec, apparaît comme une splendeur absolue. Tôt le matin et par beau temps (pas un souffle au moment où nous avons embarqué), le moment se révèle carrément magique. On ne sait trop ce qui l’emporte, de l’abandon à la contemplation de ce qui vous entoure (paysages, faune, végétation), ou de l’excitation liée à l’action, afin d’attraper, entre autres, un de ces fameux « dorés », une des chairs les plus succulentes que l’on puisse déguster parmi celles qui peuplent ces eaux.
Quand un aigle ayant élu domicile au sommet d’une ancienne tour d’observation bordant le lac vient à se poser pour nourrir son petit, l’émotion est à son comble. À lui seul, un tel spectacle vaut le déplacement.

Lorsque, de surcroît, Le Champêtre (restaurant attenant à la Pourvoirie) accepte de cuisiner le doré que vous venez de pêcher, le bonheur est tout simplement parfait !

BALADES ET PIQUE-NIQUE

Situé à 50 km au nord-est de Rouyn-Noranda, le parc national d’Aiguebelle prolongera la découverte et l’appréhension de la vie dans cette contrée.

L’immersion dans la forêt, sur la trace des animaux (impossible d’ignorer les édifices copieusement érigés par les castors), l’observation de la flore, la descente d’un escalier en colimaçon accroché le long d’une paroi rocheuse (émotion garantie !), une balade en canoë sur le lac (lorsqu’on passe sous le pont suspendu qui relie les deux rives à leur plus courte distance, la perspective en surplomb est saisissante !) ou un pique-nique dans un des chalets qui agrémentent les sites d’hébergement (manière de goûter en passant aux joies du camp rustique)- fournissent autant d’occasions de céder aux charmes que réserve cette partie du monde.

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Parc National Aiguebelle © France Lemire

EN PASSANT PAR AMOS

Située au cœur de la région, la ville d’Amos, riveraine de la rivière Harricana, a fêté l’an dernier le centenaire de son existence. C’est dire la jeunesse de ce territoire, caractérisé par son dynamisme et sa vitalité.

Naturellement filtrée par l’esker d’Abitibi depuis 8 000 ans, l’eau d’Eska, l’une des plus pures au monde, vénérée par les autochtones et les premiers arrivants, sert aujourd’hui à fabriquer quelques-unes des bières les plus délicieuses qui soient (à l’instar des bières Mons, hautement recommandables).
A 3 km de l’agglomération, le village communautaire de Pikogan, fondé en 1964 par les Algonquins originaires du lac Simon, permet d’entrer en contact avec la culture autochtone. La rencontre d’André Mowatt, représentant de cette communauté, est de celles qui marquent. Surtout lorsque le hasard du calendrier vous conduit à déguster en sa compagnie, de la viande de castor grillée et à mesurer, dans le cadre de cette célébration identitaire, le respect dévolu aux Anciens.

Toujours à proximité d’Amos, le refuge Pageau, qui recueille des animaux sauvages malades ou blessés, n’usurpe pas sa réputation. La vue des orignaux ou des loups, avec lesquels le petit-fils du maître des lieux (un ancien trappeur) entretient de surprenants rapports, restera gravée dans vos mémoires.

La lecture du livre de Françoise Perrot, Michel Pageau, trappeur « J’ai entendu pleurer la forêt », constituera du reste une excellente introduction à la visite de l’Abitibi.



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Refuge Pageau © AEVeilleux


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