Parc national de Tursujuq au Nunavik

Plein air

Aucun commentaire


De mi-juin à début septembre 2013, j’ai réalisé avec deux partenaires une expédition photographique en kayak de mer dans la partie occidentale de ce par

Loups gris, bœufs musquéscaribous migrateurs, ours noirs, bélugas, phoques communs, mais aussi aigles royaux, faucons pèlerin et eiders à duvet sont les silhouettes animales qui hantent le plus couramment les paysages de la toundra et la surface des eaux.

parc-tursujuq-nunavik-blog-quebec-le-mag

Parc Tursujuq © Benjamin Dy

Denses forêts d’épinettes noires et mélèzes laricins ici, sommets asymétriques de cuestas là, les lumières rougeoyantes du couchant renvoyées par le miroir de la baie d’Hudson ainsi que les fréquents brouillards, donneront mille et une ambiances à une immersion dans ce monde sauvage. Le littoral désert est d’une beauté à couper le souffle et les falaises du versant est des cuestas, vertigineuses.
Les grandes rivières et leurs impressionnantes chutes comme la Nastapoka, les aurores boréales et la délicatesse du calme qui règne en ces lieux, finiront par vous envoûter. Attention cependant, même si les très belles journées sont fréquentes, les terres inuites parlent aussi de tempêtes, d’isolement et de froid. Rares sont les endroits aussi méridionaux autour du monde où la moyenne des températures estivales est inférieure à 10 °C.
Les eaux froides de la baie d’Hudson, cette immense mer intérieure, retiennent ici par inertie thermique des conditions printanières plus longtemps qu’ailleurs. Les vents dominants du Nord-Ouest descendent droit du Nunavut et n’ont pour seul obstacle avant le littoral que l’archipel Nastapoka dont les îles s’égrainent à quelques kilomètres.

parc-tursujuq-nunavik-blog-quebec-le-mag

Parc Tursujuq © Parc Nunavik

Par conséquent, ils gagnent rapidement en force et rappellent régulièrement aux voyageurs leur origine. Si la tempête se lève, croyez les Inuits d’Umiujaq, les vagues font réellement trois mètres.

Bon voyage !

Benjamin Dy

Benjamin Dy est biologiste, photographe de faune sauvage et écrivain naturaliste. Ce franco-canadien de 35 ans vit au Québec depuis presque une quinzaine d’années et n’a de cesse de parcourir son magnifique territoire à la recherche d’images et de reportages. Avant tout attiré par les espaces sauvages, ces régions naturelles de prédilections sont celles des Appalaches, des Laurentides et du plateau de la Basse Côte Nord avec sa superbe Minganie. Ses ultimes destinations photographiques québécoises sont les paysages de bout du monde du Nunavik où il mène régulièrement des expéditions pour ses projets personnels. Pour lui, les espaces sauvages du Québec et du monde entier sont une source d’épanouissement et de découverte sans limites.

Voir tous les articles de Benjamin Dy


Adresses liées

Articles liés

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment :(

Laisser un commentaire