Cinq films indispensables pour mieux comprendre le Québec

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LES ORDRES

Michel Brault, 1974, 107 minutes

Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1975, ce film à saveur politique revient sur les évènements de la crise d’octobre 1970, qui se soldera par le déploiement de 8 000 soldats à Montréal (du jamais vu en temps de paix), mais aussi par la mort du ministre Pierre Laporte, enlevé par le Front de libération du Québec avant d’être exécuté. Les arrestations de masse intervenues dans la foulée de la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre sont au coeur de ce long-métrage à mi-chemin entre fiction et documentaire.

LA GUERRE DES TUQUES

André Mélançon, 1984, 91 minutes

Équivalent québécois de La guerre des boutons, La guerre des tuques (bonnets) a consacré quelques répliques cultes, à commencer par celle de Ti-Guy-la-lune – « La guerre, la guerre c’est pas une raison pour se faire mal » – qui fait écho à la fameuse phrase de Tigibus dans la version gauloise (1962) : « Si j’aurais su j’aurais pas venu ». Cette production familiale traitant de l’amitié et de la solidarité voit deux bandes de jeunes se disputer un grand château de neige et de glace.

MAURICE RICHARD

Charles Binamé, 2005, 112 minutes

Dans la famille des sportifs hors norme, Maurice Richard occupe une place à part dans l’album québécois. Celui que l’on surnommait « Le Rocket » revit dans ce long-métrage sous les traits de Roy Dupuis. L’aura de ce joueur de hockey assoiffé de buts dépassait le cadre de la glace, lui qui a exacerbé la fierté francophone face à la domination anglophone. Icône d’un peuple réclamant plus de considération, il aura droit à des obsèques nationales après sa disparition le 27 mai 2000.

POLYTECHNIQUE

Denis Villeneuve, 2009, 76 minutes

Comprendre le Québec, c’est aussi se pencher sur ses blessures. Le drame de l’École Polytechnique de Montréal appartient
à ces cicatrices que le temps n’effacera jamais de la mémoire collective. Denis Villeneuve lui a consacré un film épuré et tendu, à la limite du documentaire, tourné en noir et blanc. On y revit les événements du 6 décembre 1989 à travers le regard de deux étudiants. Quatorze femmes ont péri ce jour-là sous les balles de l’anti-féministe Marc Lépine, qui s’est ensuite suicidé.

DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES

Jean-Philippe Duval, 2009, 140 minutes

Dédé, c’est André Fortin, leader du groupe emblématique Les Colocs, à qui l’on doit des titres célèbres comme Tassez-vous d’là, La rue principale ou encore Belzébuth, dont la version live au Festival d’été de Québec, en juillet 1999, est un petit morceau d’anthologie. Hommage à cette formation et son chanteur tourmenté, ce film marque les premiers pas au cinéma de Sébastien Ricard, membre des célèbres Loco Locass (hip-hop). Il se glisse dans la peau du chanteur, dont le suicide en 2000 a provoqué une onde de choc au Québec.

À AVOIR AUSSI DANS SA VIDÉOTHÈQUE

C.R.A.Z.Y (Jean-Marc Vallée, 2005),
Léolo (Jean-Claude Lauzon,1992)
Pieds nus dans l’aube (Francis Leclerc, 2017),
Elvis Gratton (Julien Poulin et Pierre Falardeau, 1985),
Louis Cyr (Daniel Roby, 2013),
La Bolduc (François Bouvier, 2018),
Les Boys (Louis Saia, 1997),
Gerry (Alain Desrochers, 2011).

Olivier Pierson

Journaliste depuis une vingtaine d'années, Olivier a œuvré en France au sein de la presse quotidienne régionale, traitant de sujets aussi divers et variés que le sport, la politique ou les faits divers... C'est désormais à la culture et au tourisme de plein air que ce fondu de marche consacre la majeure partie de son temps, toujours friand de découvertes et de rencontres, mais aussi de nouvelles expériences !

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Commentaires

  1. Flotiste le

    Et La grande séduction ?! Voyons dont !

    https://www.youtube.com/watch?v=XcKXjO70UVk

    😉


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