La tête dans les étoiles – Une nouvelle attraction dans les Cantons-de-l’Est

Culture

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Si vous ne connaissez pas Au Diable Vert, voici une bonne raison d’y faire un tour : le premier planétarium extérieur à réalité augmentée au monde. Au menu : un spectacle combinant science et éducation. L’assurance d’en prendre plein les yeux sur un site reconnu pour son obscurité naturelle.

Une station habituée aux étoiles… et aux distinctions

Force est de constater que cette station de montagne aux allures de petite Suisse, située à une quinzaine de kilomètres de Sutton dans les Cantons-de-l’Est, jouit d’une situation privilégiée, cernée de sommets vierges de pollution visuelle… et de lignes à haute tension. Un environnement béni qui a convaincu Jeremy Fontana de se lancer dans ce projet ambitieux, mené en collaboration avec National Geographic et l’une de ses figures, Andrew Fazekas, un expert en astronomie surnommé The Night Sky Guy. « Le ciel est une attraction en soi ici. Sur 88 constellations, 35 sont visibles chez nous, c’est énorme ! », s’enthousiasme le co-propriétaire des lieux, un Australien d’origine jamais à court d’idées.

La Société royale de l’astronomie du Canada (SRAC) ne s’y est d’ailleurs pas trompée en attribuant à cet endroit verdoyant la certification de « réserve canadienne de ciel étoilé ». C’est la seconde fois que la région peut s’enorgueillir d’une telle distinction, après celle obtenue en 2007 (la première à l’échelle mondiale) par le Parc national du Mont-Mégantic, qui abrite entre autres l’observatoire le plus important du pays. Pour Au Diable Vert, cette désignation fait un peu office de cerise sur le gâteau, après une année 2017 marquée par deux récompenses, dont le Prix du tourisme d’aventure et de plein air, remis en décembre dernier lors des Grands prix du tourisme canadien.

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Constellation © Observétoile

Même par temps couvert

Depuis le 23 juin dernier, la Voie lactée se dévoile dans un amphithéâtre de 184 places construit à flanc de montagne, doté de sièges chauffants permettant une ouverture 9 mois dans l’année. Perché à 300 mètres d’altitude, le National Geographic ObservÉtoiles est une pierre de plus dans le patrimoine du centre de villégiature, qui compte aussi sur son territoire l’un des trois VéloVolants de la planète.
Sur place, les participants pénètrent dans une autre dimension, munis d’un casque à réalité augmentée avec lequel ils peuvent repartir à l’issue de l’activité. Combiné à une application mobile développée sur mesure, cet équipement permet de revivre cette expérience magique quel que soit l’endroit où l’on se trouve. On peut par exemple ajouter des animations ou faire un tour dans le système solaire pour enrichir sa connaissance des astres.

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Laser © ObservÉtoiles

Bon à savoir : ce voyage dans l’espace peut avoir lieu par temps couvert. « L’expérience sera possible car la projection faite par l’appareil cellulaire remplacera le ciel obstrué par les nuages », précise le domaine touristique.

Ajoutons pour terminer que la voix d’un narrateur accompagne les spectateurs dans cette immersion fascinante de vulgarisation astronomique, avec notamment la superposition digitale des constellations, illustrées à la façon du 17e siècle.

Olivier Pierson

Journaliste depuis une vingtaine d'années, Olivier a œuvré en France au sein de la presse quotidienne régionale, traitant de sujets aussi divers et variés que le sport, la politique ou les faits divers... C'est désormais à la culture et au tourisme de plein air que ce fondu de marche consacre la majeure partie de son temps, toujours friand de découvertes et de rencontres, mais aussi de nouvelles expériences !

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