Où et comment se remettre au vert au Québec ?

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Enfin ! Après des mois de confinement, cette fin de printemps est marquée par la reprise partielle des activités de plein air dans les parcs, les réserves fauniques, les campings ou encore les pourvoiries du Québec. L’heure est venue de changer d’air et de se reconnecter à la nature, mais pas partout ni dans n’importe quelles conditions. On vous en dit plus…

Dans les parcs nationaux et les réserves fauniques

La première bouffée d’oxygène était venue il y a un mois de la Sépaq, qui annonçait la réouverture d’une vingtaine de parcs nationaux et réserves fauniques du Québec à compter du 20 mai, après 3 mois de fermeture totale pour freiner la propagation du Covid-19.

D’autres parcs ont à leur tour ouvert leurs portes depuis début juin, notamment dans le Saguenay–Lac-Saint-Jean, tandis qu’en Gaspésie, celui de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé devrait rester fermé jusqu’à la fin du mois, eu égard aux restrictions fédérales sur le transport du public par bateau. Pour autant, la reprise des activités de plein air sur ces territoires protégés reste à ce jour limitée à l’accès aux sentiers, les autres services et bâtiments des parcs nationaux demeurant clos jusqu’à nouvel ordre. En attendant que l’offre des parcs s’élargisse jusqu’à reprendre son cours normal (hébergements, location d’équipement, activités guidées, etc.), randonneurs, cyclistes et pêcheurs (uniquement à la journée) sont invités à faire leurs réservations en ligne et, une fois sur place, à respecter les mesures de distanciation physique, à commencer par les 2 mètres de distance et les rassemblements limités à moins de 10 personnes.

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Une nuit en camping au coeur de la nature © Parc de la Mauricie

Sur les terrains de camping

Fêter la fin du confinement en allant planter sa tente ou profiter d’une unité de prêt-à-camper dans le paysage de son choix est désormais possible ! Depuis le 1er juin, les campings ainsi que les résidences de tourisme (chalets) en location ont la possibilité d’ouvrir et de recevoir leur clientèle. L’autorisation concerne l’ensemble du territoire québécois à l’exception de la communauté métropolitaine de Montréal et de la municipalité régionale de compte de Joliette (région Lanaudière). Là encore, la bonne nouvelle reste tempérée par quelques restrictions en matière d’utilisation d’équipements et les bonnes pratiques sanitaires sont également requises, mais… on y est presque ! Par exemple, les piscines, pataugeoires et jeux d’eau sont autorisés depuis le 8 juin, ce qui n’est pas encore le cas des plages, des parcs aquatiques, des glissades d’eau, piscines à vagues et autres spas. Côté services de restauration, le sésame a été donné le 15 juin.

Il est néanmoins recommandé de contacter l’établissement de votre choix pour vérifier précisément de quels services vous pourrez profiter dès à présent.

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Session pêche en famille © Domaine Bazinet

Dans les pourvoiries

Le 1er juin a aussi été synonyme de soulagement pour les pourvoiries, autorisées à une reprise progressive de leurs activités. Encore une fois, l’enjeu étant de permettre un retour aux joies du plein tout en assurant la sécurité des travailleurs et de la clientèle, il s’agira de s’informer des détails du dispositif prévu par les établissements et de leur évolution au fil des prochaines semaines. Pour ce faire, la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), qui représente plus de 300 établissements à travers tout le territoire québécois, a mis en ligne un Guide du visiteur. La FPQ vient par ailleurs d’obtenir l’aval des autorités de santé publique pour franchir un pas supplémentaire : depuis le 15 juin, les pourvoiries peuvent accueillir des groupes mixtes, c’est-à-dire des groupes composés de 10 personnes ou moins issus de trois ménages différents, contre une seule cellule familiale auparavant.

C’est donc progressivement et avec beaucoup de précaution que les Québécois renouent avec les joies du plein air. De quoi toutefois faire des envieux chez les touristes européens, toujours privés d’escapade transatlantique et donc d’immersion dans la grande nature québécoise.

David Lang

Journaliste spécialisé voyage et art de vivre, David se régale avec le Québec depuis près de 15 ans. Après plus de 40 voyages à travers les régions et les saisons de la Belle Province, il devance largement Jacques Cartier et s’avoue toujours aussi bluffé par les expérience et les rencontres à vivre sur ce territoire hors nome. David le rédac’ chef anime une équipe de rédacteurs et de photographes avec qui il partage sa soif de découvertes chez les cousins.

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