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Visiter l’Isle-aux-Coudres | Podcast Prendre le Large
En 1535, alors qu’il navigue sur le Saint-Laurent, à l’occasion de son
Au large de Charlevoix, moyennant 20 minutes de trajet en ferry, se trouve un lieu à la fois très proche – on est à à peine 1h30 de route de Québec – et profondément dépaysant. Par ses décors, par son ambiance, par l’accueil qu’il réserve à ceux qui prennent le temps de le visiter. Mais aussi, et c’est un peu moins connu, par son histoire et par sa culture.
Ce lieu, c’est l’Isle-aux-Coudres. Une île où, dit-on, les traditions ne sont pas racontées… elles sont vécues.
Je m’appelle Karim Binon, je suis votre hôte pour ce nouvel épisode du podcast de Québec le Mag’.
Et pour vous parler de l’histoire et des traditions de l’île-aux-Coudres, j’accueille aujourd’hui 2 Marsouins : l’un est natif de l’Isle-aux-Coudres, c’est Nicolas Harvey.
Bonjour Nicolas.
Bonjour !
L’autre est un Marsouin d’adoption : Emilie Lajoie.
Bonjour Emilie.
Bonjour !
Emilie, tu n’es donc pas née sur l’Isle-aux-Coudres. Tu es plutôt une enfant de la ville, de Montréal. Mais tu dis que ta rencontre avec l’Isle-aux-Coudres a été un grand coup de foudre de ta vie. Peux-tu nous raconter cette rencontre ?
Oui, bien sûr.
Moi, ça fait plus d’une dizaine d’années que je fréquente l’Isle-aux-Coudres, puis j’ai eu la chance de voyager beaucoup dans ma vie, mais comme tu l’as dit tantôt, Karim, j’ai grandi en ville, donc je suis une fille de la ville. Puis la vie et les rencontres m’ont amenée à fréquenter l’Isle-aux-Coudres, puis je me rappellerai toujours la première fois que je suis arrivée ici. Je me suis dit, il y a vraiment quelque chose de spécial que j’ai jamais connu, moi, dans ma vie de fille de la ville, justement. C’est cette espèce de proximité des gens avec leur tradition, puis avec leur histoire. Puis c’est ça, comme on a mentionné tantôt, en grandissant en ville, on n’a pas accès nécessairement à ça. Puis les gens de ma génération non plus, malheureusement, on a un proverbe au Québec qui est sur nos plaques d’auto qui s’appelle « Je me souviens ». Puis ça s’est tristement perdu au fil du temps, cette phrase-là. Puis une des premières fois justement que je suis venue à l’Isle-aux-Coudres, j’ai fêté le Nouvel An ici à l’auberge La Fascine. Et je me rappellerai toute ma vie, j’ai eu envie de pleurer tellement que c’était beau. Les gens se sont mis à faire une plongeuse dans le bar, qui est une danse traditionnelle. Puis les jeunes comme les plus vieux dansaient ensemble. Puis à ce moment-là, je me suis dit, mon Dieu, t’sais, j’ai accès à quelque chose qu’on a perdu ailleurs.
Puis la vie m’a amenée à m’établir à l’Isle un petit peu plus tard, puis je ne regretterai jamais cette décision-là.
Nicolas, toi, tu es né sur l’île, on l’a dit. Tu as quitté juste le temps de suivre tes études, et puis tu es revenu il y a quelques années pour enseigner l’histoire aux élèves de l’école Saint-Pierre, l’école dans laquelle vous êtes actuellement. Vous êtes dans une salle de classe.
Alors, puisqu’on parle d’histoire, est-ce que tu peux, toi, nous résumer en quelques mots, d’abord, ton histoire avec l’Isle-aux-Coudres, et puis celle de cette île qui te tient tellement à cœur ?
Comme tu l’as dit, j’ai eu la chance de grandir ici sur l’île. Je suis né ici aussi. J’ai fait toute ma jeunesse dans cette école-là où j’ai eu la chance d’enseigner. J’ai grandi avec mes grands-parents, mes parents. J’ai vécu ce soleil de proximité-là.
L’Isle-aux-Coudres, c’est vous. C’est la France qui est arrivée ici en 1535, 1534-1535. C’est Jacques Cartier qui a baptisél’Isle-aux-Coudres avec les petits noisetiers qu’il a vus. C’est une île qui a été baptisée il y a longtemps. On va fêter le 500e de ce prénom-là dans 9 ans à peu près. C’est une île de 1200 personnes, le plus beau 23,5 km de circonférence de notre pays, du Québec ou du monde, je dirais, si on se chauffe un petit peu.
Ça ressemble à ça.
Émilie, toi tu as vécu dans différentes régions, tu l’as dit, tu as voyagé beaucoup, tu en as parlé un petit peu il y a quelques instants, mais est-ce que tu sens vraiment une telle différence dans le lien avec l’histoire, avec les traditions sur cette île, même par rapport à d’autres régions du Québec ?
On en parlait avec Nicolas la semaine dernière, quand on se parlait justement de ce qu’on voulait aborder dans le podcast, puis Nicolas m’a dit quelque chose de super intéressant. Il m’a dit, ici, il y a quelques années, on n’avait pas de garderie sur l’île. Je ne sais pas si en France, on appelle ça une garderie ou une crèche. Puis c’est les grands-parents qui nous gardaient, qui les gardaient eux. Puis cette espèce de lien si puissant entre les générations.
Donc eux, ils grandissent avec leur histoire, ils grandissent avec ce lien-là, tu sais, chose que justement moi j’ai moins connue ou les gens de la ville connaissent moins. Puis je ne sais pas si tu veux enchaîner là-dessus.
Ben oui, c’est ça, c’est qu’on a parlé avec Émilie, puis je me questionne souvent sur… En fait, je me pose la question, pourquoi on est comme ça sur l’île ? Pourquoi on a tant accès à nos traditions ? Puis j’ai toujours la difficulté à mettre des mots, mais j’ai réalisé qu’on a…
Il y a beaucoup de petits villages où il y a encore un lien avec les anciens, je pense, avec nos vieux, avec nos grands-parents, mais c’est parce qu’on a comme ce petit côté plus isolé qui fait en sorte qu’on grandit avec eux, on va pas juste chez papi, chez mamie pour aller déjeuner, dîner, pour s’en retourner. C’est qu’on vit avec eux. Je parlais avec un ami la semaine dernière, j’ai eu une illumination, c’est qu’on leur parle tout simplement à nos aînés, ce qui fait que c’est pour ça que dans notre, comment je dirais ça, J’ai pas besoin de me rappeler une tradition, je la connais parce que je l’ai vécu, je l’ai entendu.
Je connais les grands-parents de mes amis, je connais les grands-parents de mes cousins parce que j’ai grandi avec eux. J’ai entendu les surnoms, j’ai entendu le vieux parler que je peux parler quand on est juste entre morceaux. C’est le fait qu’il y a un très grand lien de proximité, on leur parle tout simplement.
Je pourrais résumer ça comme ça.
C’est niaiseux, c’est anodin, mais on leur a parlé à nos yeux, puis ça fait en sorte qu’on a cette espèce de proximité de tissu social très serré, unique, je dirais presque.
Une des traditions dont on parle le plus souvent, dont on entend parler, en tout cas nous, ici en France, c’est la mi-carême. Alors, en vérité, on en parle de moins en moins parce qu’il semble qu’elle a tendance à disparaître chez vous. Si je ne me trompe pas, il reste quatre ou cinq endroits peut-être au Québec où on le célèbre encore, dont l’Isle-aux-Coudres. Est-ce que tu peux nous parler de cette tradition-là, son origine et son sens ?
Oui, alors la mi-Carême, c’est une tradition extraordinaire. Ça arrive de France. Donc les premiers colons qui sont arrivés en Nouvelle-France ont amené cette tradition-là. Ça date du Moyen-Âge, ce qu’on peut lire. On s’est renseigné un peu là-dessus. Puis essentiellement, c’est simple. C’est le fameux 40 jours de Carême avant Pâques, de pénitence. Et pour un peu soulager les pauvres catholiques qui devaient respecter ce jeûne, on leur donnait une petite permission à la moitié du carême, environ 20 jours avant. Ce n’est pas tout à fait ça, mais on leur permettait de consommer ce qui était interdit finalement, la bière, les trucs qui se privaient, la viande et tout ça. Et en plus, ça devenait une espèce de mascarade où on se costumait, on fabriquait des costumes avec les pièces qu’on avait, on fabriquait nos masques, puis on se promenait de maison en maison pour aller consommer ce qu’on pouvait nous offrir à manger dans les maisons qui accueillaient les Micaramis.
Et puis, c’est ça, là on giguait. Ici sur l’île, ce qu’on fait, c’est qu’on va giguer. Vous connaissez la gigue en Europe, j’imagine ?
Oui, mais pas autant que vous, je pense.
En Irlande, surtout, ils font la gigue irlandaise. Ça ressemble beaucoup à ce qu’on fait. En fait, ça vient pas mal d’eux. Puis, avec le pas de danse, le pas de gigue, les gens qui accueillent les Micaremis devaient définir c’est qui. Alors, ça implique qu’il faut connaître notre entourage pour célébrer ça.
Et il y avait le petit côté social aussi, où c’était surtout les jeunes hommes qui avaient le droit de participer à ça. Et ça servait de prétexte pour aller voir dans les cantons à côté, dans les paroisses, s’il y avait des filles peut-être à connaître, à marier éventuellement.
Donc il y avait un petit peu de ça aussi. Vous, donc, c’est logique, vous tous les deux. La gigue, c’est une tradition qui est super. J’essaie, je la danse un petit peu. Je suis encore en apprentissage à 39 ans. Je me suis mis là-dessus il y a quelques années. Mais il y a beaucoup de jeunes qui la dansent encore, beaucoup d’anciens qui la dansent aussi.
Ouais, on fait un petit pas de gigue. Puis Nicolas a repris, elle est enseignée à l’école, la danse traditionnelle, puis Nicolas a remis en place cet espace-là pour apprendre la danse, parce que c’est vraiment comme on disait tantôt, il y a une fierté aussi dans le fait de giguer et de danser à l’Isle-aux-Coudres. C’est comme en sachant que ça ne se fait pas beaucoup ailleurs, donc les gens veulent continuer à le faire. Je suis passée à l’école récemment, puis il y avait des jeunes qui pratiquaient. Je trouve ça super beau.
Émilie, il faut t’inscrire à un atelier de Nicolas.
Absolument, il faut.
En fait, quand je suis revenu sur l’île pour enseigner, il y a cinq ans de ça, je me suis rappelé que la madame qui nous donnait les cours de danse folklorique et de gigue, quand j’étais petit, est encore là, prête et disposée à le faire. Moi, je l’ai appelée. Elle a dit oui tout de suite.
Ça fait quatre, cinq ans qu’on a recommencé à donner ces cours-là aux jeunes enfants. Qui sont tellement fiers de pouvoir giguer, comme le font les plus vieux, faire la plongeuse. On a fêté la mi-Carême à l’école aussi avec une centaine d’élèves. On a accueilli des élèves des autres villages à côté, puis ils étaient fiers de montrer qu’ils pouvaient giguer habillés en mi-Carême. Donc c’est très beau à voir. On a une tradition qui renaît.
Dans la foulée de la mi-Carême, donc un peu plus tard dans le calendrier en vrai, il y a une autre tradition qui est très forte et qui me rend, moi, assez curieux. C’est ce qu’on appelle la cueillette de l’eau de Pâques.
Oui. Vous ne faites pas ça en Europe, la cueillette de l’eau de Pâques ?
Le samedi de Pâques dans la nuit, la tradition c’est qu’on se trouve une source d’eau claire, d’eau purifiée par les terres finalement. Puis on se rend là juste avant le lever du soleil pour cueillir l’eau de Pâques et cette eau-là aurait Les propriétés demeuraient bonnes pendant toute l’année et permettraient de guérir certains maux. Les jeunes vont passer la nuit debout et se rendre à l’autre part pour l’accueillir en groupe. Sinon, les personnes plus âgées vont se coucher plus tôt le samedi. On met le réveil matin très tôt, vers 4 heures, et on sera à la source, soit sur un terrain privé où il y a des des endroits publics, je dirais, puis on se rend à Groupe L’Or, on sauce notre tasse dans l’eau, puis on boit ça. C’est aussi simple que ça.
Alors, évidemment, là, on vient de parler de traditions qui vivent à des moments précis de l’année. Il y en a évidemment qui sont aussi intemporelles. On va parler notamment des traditions gourmandes. Nous, on est assez gourmand chez le Québec, donc on aime bien ça. Et on ne peut pas passer par l’Isle-aux-Coudres sans goûter le fameux pâté croche. C’est quoi le pâté croche ?
Le pâté croche, c’est une espèce de chausson avec de la viande à l’intérieur, puis c’est vraiment refermé. Nous, ici, au Québec, on a des tourtières, puis des pâtés à la viande qui sont ronds. Ici, à l’Isle-aux-Coudres, c’est le même type de recette, mais vraiment fermé. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a plusieurs recettes. Chaque famille a sa propre recette. Il y en a qui mettent des patates, plus d’oignons, moins d’oignons. Mais chaque famille a aussi leurs… Peut-être pas chaque famille, mais il y a quand même des histoires différentes d’où vient le pâtes et croches.
La principale histoire, veux-tu raconter l’histoire du canot ?
Oui, en fait c’est ça, c’est du porc haché qu’on met là-dedans, puis le pâté croche, là, si je peux essayer de te mimer ça, c’est que tu vas te faire une pâte bien ronde, là, puis tu vas mettre ta farce là-dedans, le porc, oignon, sel, poivre, puis tu vas refermer ça pour faire un chausson, comme disait Émilie. Pourquoi il a une forme de chausson ? Ce serait le côté pratique, parce qu’il y a une des explications qui dit que, étant donné que sur l’île, évidemment, on est isolé, donc nos ancêtres, avant qu’on ait un traversier, devaient traverser en canot, en canot de bois. Hiver, comme été, tu sais qu’ici à l’île, l’hiver, il y a beaucoup de glace. Alors, les messieurs devaient traverser dans le temps pour aller chercher la poste, les médicaments, les sages-femmes pour les accouchements qui allaient mal, tout ça. Et ce serait le côté pratique d’avoir un pont antique que tu peux tenir dans ta main pour traverser. Et on dit aussi que, étant donné qu’il y a une forme arrondie, on pouvait le mettre dans le devant du canot pour le transporter sans qu’il soit abîmé, qu’il devienne une bouillie finalement après avoir traverser le fleuve.
Puis c’est drôle parce que quand j’ai commencé à travailler pour Tourisme Isle-aux-Coudres, il y avait cette histoire qui était mentionnée dans notre guide, puis je me suis fait appeler par une dame qui a une boulangerie ici, puis elle m’a dit, tu viendras me voir Émilie, il faut que je te parle, l’histoire qui est racontée c’est pas la bonne, tu vas me raconter sa version. Qui est tout aussi belle, mais elle disait, nous, à l’époque, on était de grandes familles nombreuses, puis on a fait des portions individuelles pour que chaque personne de la famille ait sa portion, puis on mangeait ça en entrée ou même dans des occasions spéciales, les baptêmes, les mariages, puis elle disait, ça arrivait des fois qu’on en glissait dans les bonnets de Noëls.
Ça, c’est la version, une autre des versions, mais comme chaque version est bonne, chaque recette de chaque famille est bonne aussi.
Et où peut-on manger le meilleur pâté croche sur l’Isle-aux-Coudres ?
C’est difficile. Écoutez, on va faire nos politiciens. On va contourner la question. Dans les boulangeries de l’île et dans tous les foyers où on a affaire.
Très bien. Bon, puisqu’on parle d’histoires qui ne sont pas tout à fait élucidées, moi, j’aimerais qu’on s’attarde un peu sur les légendes de l’Isle-aux-Coudres, parce que ça fait partie intégrante de la culture de l’île aussi.
J’ai entendu parler, moi, de deux légendes. Alors, à chaque fois, on parle de roches. C’est la roche à Caya et la roche Pleureuse.
C’est vrai qu’on a peut-être un lien familier avec les roches. Si j’y vais avec la plus ancienne, la roche à Caya. Caya était un simple d’esprit au 19e siècle, dans les années 1800. Un grand gaillard, paraîtrait-il, costaud, agressif. Lui passait ses journées à s’asseoir sur la roche qui est sur le côté sud de l’île et regardait l’horizon. Il a tellement fait ça qu’on voit encore ses traces de pieds sur l’immense rocher. Alors ça, c’est un lieu en plus aujourd’hui, un lieu de rassemblement. On joue, on pratique la balle molle, un peu le baseball. Il y a des festivals qui sont là, donc c’est devenu un parc. Alors on a dans notre, dans l’imaginaire collectif, on parle souvent de Caya encore aujourd’hui. Peut-être que les gens ne savent pas c’est qui Caya, mais il est encore là dans notre vocabulaire.
Et il y a une tradition qui dit que les enfants de l’île naissent sous la roche. Pourquoi on dit ça ? Là, je nous ramène en 1720 à peu près. Les premiers colons, les premières concessions officielles, c’était en 1728. Nos colons sont arrivés quand même assez tardivement. Puis, le premier colon, c’est arrivé un peu avant lui, Joseph Savard, non officiellement. Et lorsque sa femme Marie a accouché, il y avait des complications. Et comme je disais tantôt, il a fallu qu’il traverse un canot de l’autre côté, à Petite-Rivière-Saint-François, pour aller chercher une sage-femme. Et Marie, elle, s’est approchée de la rive pour aller attendre son mari qui revenait et elle n’a pas pu attendre son mari, elle a accouché près de la roche, de la petite Brigitte. On est à peu près en 1721. Puis de là est née la légende que les enfants de l’île, donc le premier bébé serait né là et tous les suivants seraient nés sous la roche aussi.
Et pour ce qui est de l’autre roche alors, la Roche Pleureuse ?
La Roche Pleureuse, ça c’est la pauvre Louise. On est aussi dans les années 1800-1820, plus précisément. Louise vient de se marier avec Charles Dégarnier. Charles Dégarnier, comme à peu près tous les Marsoins, est un navigateur, un marin, puis il traverse pour les Vieux-Pays, il s’en va chez vous, avec son trou à romans rempli de bois, et puis ne reviendra jamais. Et Louise l’attend, l’attend, l’attend pour entrer dans son nouveau foyer. Et tellement peinée, notre pauvre Louise, elle va se transformer en roche. Son père l’a cherchée et la trouve là, en roche. Et depuis ce temps, la roche pleure encore la disparition de son mari. Parce que la roche physique, il y a quand même de l’eau qui s’écoule.
Puis maintenant. Il y a encore de l’eau qui s’écoule. On s’est arrangé qu’il y ait encore de l’eau qui s’écoule dessus. Pour le plaisir des touristes aujourd’hui.
J’ai l’impression que vous pourriez raconter encore beaucoup, beaucoup de choses sur l’Isle-aux-Coudres. On n’a pas parlé, par exemple, alors si un petit peu, on a évoqué la notion de canot à glace, mais il y a ce qu’on appelle la Grande Traversée, qui est une compétition qui a lieu chaque année, qui est unique en son genre, qui rassemble, je pense, les meilleurs canotiers à glace du Québec. C’est une course de 8 kilomètres, c’est ça?
Sur l’île, ça donne à peu près 8 km. C’est devenu un réseau. Il y a plusieurs courses dans l’hiver. Il y a 6-7 courses. On a Québec, Rimouski, il y avait dans Port-Neuf avant. Il y a plein d’endroits où on la fait. Mais oui, ici, c’est une course en sport extrême, je te dirais, parce qu’à chaque année, tu ne sais pas s’il y aura de la glace, s’il y aura de l’eau, s’il y aura, on appelle ça du froisy, je te sors un vieux terme, un mélange d’eau et de glace qu’on appelle de la slush ici aussi, en anglais. C’est ça, le départ se fait à ll’Isle-aux-Coudres au quai, puis on va rejoindre le quai de Saint-Joseph de la Rive, puis on revient avec le courant vers l’île. C’est une course d’environ une heure, une heure et quart. Très impressionnant ce sport.
On pourrait aussi parler de tous les lieux qu’il y a à visiter, des adresses gourmandes, des événements culturels, des hébergements qu’on trouve sur l’île. On pourrait vous parler des activités aussi qu’on peut y faire. On peut faire la randonnée, les fameux 23 km, on peut le faire à vélo. On peut faire du paddle aussi autour de l’île. Il y a quelques jeux de pistes aussi pour les enfants, il y a des économusées à visiter. Et puis je sais que l’île est un spot privilégié pour les amateurs de kitesurf, donc si jamais effectivement vous aimez ça, le spot est vraiment super. Emilie, on n’a pas le temps de faire le tour complet de l’île aujourd’hui, mais est-ce que tu peux quand même au moins nous donner quelques informations pratiques sur comment on y vient et puis peut-être nous parler de quelques lieux incontournables quand on vient visiter l’île, si on vient y passer une journée ou un peu plus.
Oui, bien sûr.
En fait, l’Isle-aux-Coudres est située à environ une heure et demie de Québec. On prend un traversier à Saint-Joseph-de-la-Rive, un traversier qui dure environ 20 minutes. Donc, c’est un traversier qui est là à chaque heure et à chaque demi-heure en saison estivale, qui est gratuit, tout à fait gratuit. L’Isle-aux-Coudes, c’est 23 kilomètres faire le tour. Donc, il y a une route principale qui s’appelle le chemin des Coudriers. Donc en soi, touristiquement, seulement de faire le tour. Il y en a qui le font à pied, d’ailleurs, pour se pratiquer pour la marche de Compostelle. Mais il y en a beaucoup qui le font à vélo, puis en voiture, évidemment.
Et tout simplement faire le tour, s’arrêter, visiter nos commerçants, nos boulangeries, nos restaurants, nos boutiques. En soi, c’est une super belle escapade. Mais il y a aussi, évidemment, le moulin de l’Isle-aux-Coudres qui fait partie du patrimoine, qui a vraiment des belles expositions à voir, qui raconte aussi l’histoire.
Puis, il y a le parc du Bourt-d’en-Bas, il y a des belles marches à faire à l’Isle-aux-Coudres.
Je pourrais vous en parler pendant très longtemps, mais je trouvais ça important aujourd’hui de parler de l’histoire parce que, tu sais, quand on voyage, ce qui est beau, c’est aussi d’aller à la rencontre des gens qui y vivent et de leur tradition.
Donc, merci en passant de nous laisser parler de ça aujourd’hui.
Merci à vous. Merci à tous les deux. Il y a possibilité aussi d’y voir des magnifiques levers de soleil d’un côté et couchers de soleil de l’autre, forcément, puisqu’on est sur une île.
Mais ici, c’est vraiment les plus beaux coucher de soleil !
Très bien. Alors vraiment, encore une fois, merci d’être venu nous parler de cette tradition, de cette île particulière. C’est un endroit qu’il faut absolument visiter pendant que vous voyagez, pendant que vous faites un road trip au Québec. Essayez de vous organiser un passage sur l’Isle-aux-Coudres au moins une journée. Vous pouvez y séjourner. Il y a quelques très belles adresses d’hôtels. Vous en retrouverez d’ailleurs sur le site Québec Le Mag. Il vous suffit de faire quelques recherches. Vous allez trouver ça facilement. C’est dans la région de Charlevoix.
Nous, on se retrouve très bientôt pour un autre podcast.
On se retrouve chez vous très bientôt pour aller visiter ces quelques lieux et puis pour danser la gigue ensemble et déguster un pâté croche.
Encore une fois, un grand merci.
Très bonne journée à vous.
Merci à toi aussi.
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