Observer les animaux du Québec : notre top 10

Les Essentiels de nos voyages au Québec


Il est inutile d’aller loin pour observer la faune sauvage du Québec. Vous êtes chez eux ! La rencontre avec les animaux sauvages qui peuplent les grands espaces n’est donc pas une question de chance : il suffit d’ouvrir les yeux. En revanche, c’est toujours une expérience sensationnelle.

Croiser le chemin d’un orignal, voir pour la première fois jaillir le souffle d’une baleine, découvrir l’impressionnante colonie de fous de Bassan qui niche sur l’île Bonaventure… l’observation des animaux au Québec est une expérience unique, promesse de souvenirs indélébiles

Le Québec est riche d’une faune diversifiée et abondante, facilement approchable et qui compte d’illustres ambassadeurs : orignal, baleine, ours, caribou, castor, fou de Bassan, blanchon ou encore bœuf musqué… Sur terre, en mer ou dans les airs, plus de 650 espèces animales sont répertoriées sur le territoire et s’offrent à longueur d’année au regard du visiteur, qu’il soit contemplatif, naturaliste en herbe ou aventurier. La plupart des animaux du Québec peuvent être observés dans leur milieu naturel. Les parcs nationaux, les réserves fauniques et les pourvoiries du Québec sont des destinations d’excellence pour participer à des activités d’observation ou simplement surprendre un animal au détour d’un sentier de randonnée pédestre, lors d’une sortie en kayak ou en canot. Des rencontres encore plus enrichissantes lorsqu’elles sont vécues en compagnie des guides naturalistes et qui laissent souvent un souvenir indélébile.

Vous pourrez également observer la faune sauvage du Québec dans des zoos et des refuges qui permettent de découvrir en un seul lieu toutes les espèces emblématiques ; idéal en famille et pour les plus pressés.

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Droit dans les yeux d’un harfang des neiges -Photo  Benjamin Dy

Observer les baleines 

Dans le peloton de tête des expériences les plus sensationnelles à vivre au Québec, l’observation des baleines, dont 13 espèces fréquentent les eaux du Saint-Laurent, se déroule dans le cadre d’excursions guidées en bateau ou en zodiac. L’estuaire du Saint-Laurent est mondialement connu pour être l’un des meilleurs sites d’observation des mammifères marins. Baleine bleue et baleine à bosse, petit rorqual et rorqual commun, béluga ou encore marsouin… Magiques, de telles rencontres vous attendent en Gaspésie avec Croisières Baie de Gaspé, avec Croisières AML au départ de Rivière-du-Loup ou de Tadoussac, ou encore avec l’entreprise innue Croisières Essipit. L’observation des baleines est également possible depuis la rive, comme au Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir ou au centre de découverte du milieu marin, deux sites de Parcs Canada en Côte-Nord, sans oublier le passionnant Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac.

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Croisières aux baleines avec AML – Photo Marc Loiselle / Le Québec maritime

Observer l’ours noir dans son habitat naturel

Il est l’un des animaux sauvages les plus emblématiques de la forêt québécoise. Il représente la force, l’introspection et la force de l’âme pour les peuples autochtones. L’observation de l’ours noir est donc une activité à faire au moins une fois dans sa vie.

On peut observer l’ours noir au Québec de la mi-juin à la mi-octobre et il faut prévoir une sortie de 4 heures pour profiter au maximum de l’expérience. Comme cette activité nécessite beaucoup de discrétion, les enfants de moins de 5 ans ne sont généralement pas admis.

Si on peut l’apercevoir un peu partout au Québec, les grands espaces boréaux de la Côte-Nord constituent un territoire de prédilection pour observer l’ours noir dans le cadre d’excursions encadrées et sécuritaires, le plus souvent à la tombée du soir.

L’expérience est proposée par le Domaine de l’Ours Noir à Sacré-Cœur (Côte-Nord) et par Vacances Essipit, à quelques kilomètres de Tadoussac, également en compagnie d’un guide qui vous dira certainement toute l’importance de ce fascinant mammifère dans la culture traditionnelle des Innus.

Dans Charlevoix, la Pourvoirie Domaine Le Pic-Bois et la pourvoirie du Lac Moreau seront vos références en matière d’observation de l’ours noir. Du côté de l’Outaouais, c’est chez Kenauk Nature que ça se passe. Dans les environs de Québec, l’observation de l’ours noir est offerte à la Station touristique Duschenay. En Mauricie rendez-vous à la Pourvoirie du Lac Blanc ou à l’Hôtel Sacacomie. Enfin, si vous êtes au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Aventures Lac-Saint-Jean et Okwari Le Fjord vous emmèneront aussi sur les traces de l’ours noir.

Bien entendu, la rencontre inattendue reste la plus impressionnante et mémorable. Une simple randonnée dans un parc national ou une réserve faunique du Québec peut vous conduire sur les traces de cet animal emblématique. On pense notamment au parc national Forillon, au parc national de la Gaspésie, au parc national de la Mauricie ou encore au parc national du Mont-Tremblant.

Les ours noirs © Zoo de Saint-Félicien

Les ours noirs – Photo Zoo de Saint-Félicien

Observer l’orignal 

L’orignal ou élan d’Amérique est le plus grand des cervidés. Le mâle peut atteindre plus de 600 kg à l’âge adulte et son panache, une envergure de 1,80 m !

L’automne au Québec, période du rut, est la meilleure saison pour l’observer puisque les mâles et les femelles n’hésitent pas à se montrer. Restez tout de même prudents car ces animaux peuvent être agressifs durant cette période. Pour maximiser vos chances de rencontre, gardez en tête que le roi des forêts est discret, peureux, n’aime pas la chaleur et peut passer plusieurs heures par jour dans l’eau pour se rafraichir, se nourrir de plantes aquatiques et fuir les moustiques ! Nous vous conseillons donc le lever du soleil ou la tombée de la nuit, particulièrement aux abords des étangs et des lacs.

La non-présence du loup en Gaspésie en fait la région la plus peuplée en orignaux. On en dénombre 4 à 5 aux 10 km2 dans certaines zones.

La réserve faunique de Matane où quelque 4 000 orignaux se partagent 1 275 km2 est un must pour observer le grand cervidé dans son habitat. L’observation de ce majestueux mammifère est également propice dans le parc national de la Gaspésie, en particulier sur le sentier du Mont Ernest-Laforce.

L’orignal est également maître incontesté du parc national de la Jacques-Cartier et dans la forêt Montmorency, à quelques pas de la ville de Québec, alors restez à l’affût lors de vos randonnées pédestres ou balades en canot, particulièrement à l’automne. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est dans le parc national de la Pointe-Taillon et dans le parc national des Monts-Valin que vous devrez vous rendre pour maximiser vos chances de croiser le chemin du grand cervidé. En Mauricie, direction le parc national de la Mauricie bien sûr.

Parc Oméga : observation de l'orignal en hiver

Observation de l’orignal en hiver – Photo Parc Omega

Observer le caribou 

Le caribou, appelé renne en Europe, est un animal iconique du Québec comme du Canada. Si bien qu’on le retrouve sur toutes les pièces de 25 cents canadiennes. Il se différencie des autres cervidés canadiens par le fait qu’autant les mâles que les femelles portent des bois. On trouve trois espèces de caribous au Québec : le caribou forestier, le caribou montagnard et le caribou migrateur, les deux premières étant malheureusement en voie de disparition.

Le caribou forestier, sédentaire, vit dans la forêt boréale, seules deux populations demeurent au Québec, celle de Val-d’Or et celle de Charlevoix, sur les sommets du parc national des Grands-Jardins. Le parc national de la Gaspésie est de son côté le territoire de l’unique troupeau de caribous au sud du Saint-Laurent, le caribou montagnard. Également sédentaire, celui qui peuplait jadis toute la péninsule gaspésienne, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Angleterre est aujourd’hui une population unique et isolée, menacée de disparition.

Le caribou migrateur, ou caribou de la toundra, est quant à lui le seul à être nomade. Il est au cœur de la vie des peuples du Grand Nord depuis toujours. Aujourd’hui scindés en deux grandes hardes – le troupeau de la rivière Georges et celui de la rivière aux Feuilles – ces cervidés formaient jadis un immense troupeau de près d’un million de têtes, si impressionnant que les Inuit le désignaient comme « la montagne qui marche ». Moins nombreux aujourd’hui, leur migration n’en est pas moins fascinante à observer.

Assister à la migration des caribous est une expérience sensationnelle que nous avons rarement la chance de vivre. Au Nunavik, trois compagnies proposent des forfaits d’observations des caribous, Aventures Inuit, Rapid Lake Lodge et Great Canadian Wildlife Adventures.

Observation de la faune au Québec - NUNAVIK Caribous dans la Rivière Payne ©Heiko Wittenborn

Observation de la faune au Québec – NUNAVIK Caribous dans la Rivière Payne ©Heiko Wittenborn

Observer le castor dans un parc national du Québec

Il est l’emblème du Canada, a joué un rôle important dans le développement du pays par le commerce de ses fourrures, et on le retrouve un peu partout au Canada ; y compris sur les pièces de 5 cents, les timbres, les cartes postales…. Observer le castor dans son habitat naturel est donc une activité incontournable à faire lors de votre voyage au Québec. Vous pourrez partir à sa rencontre lors d’une randonnée sur les sentiers pédestres des parcs nationaux du Québec ou à bord d’un canot sur un des nombreux lacs. Alors voici quelques recommandations pour maximiser vos chances d’observer ce rongeur aux dents longues et pointues. D’abord, on privilégie le crépuscule. Comme il déteste être dérangé, c’est à ce moment-là qu’il est le plus actif, à la recherche de petit bois. On repère sa hutte ou un barrage et on observe l’eau ou les berges. S’il vous repère, vous l’entendrez taper sur l’eau avec sa queue large et plate afin de prévenir ses congénères d’un danger. Si la chance n’est pas de votre côté, inspectez les arbres sur les berges, c’est toujours drôle d’observer les traces de son travail en cours laissées sur les troncs. Saviez-vous qu’un seul castor est capable d’abattre plus de 200 arbres par an ?

Bien que le castor n’hiberne pas, son activité ralentie en hiver. La meilleure période pour l’observer est de mai à octobre. Des sorties encadrées d’observation du castor sont proposées dans de nombreux parcs au Québec. C’est le cas notamment du parc national de la Jacques-Cartier dans la région de Québec, du parc national d’Aiguebelle en Abitibi-Témiscamingue, du parc national de la Pointe-Taillon au Saguenay-Lac-Saint-Jean, du parc national d’Oka dans les Laurentides, du parc national de Plaisance en Outaouais ou encore du parc national Forillon en Gaspésie.

Castor dans son milieu naturel - Photo Niklas Jeromin

Castor dans son milieu naturel – Photo Niklas Jeromin

Observer l’ours polaire au Nunavik

Icône du Grand Nord québécois et redoutable prédateur classé parmi les mammifères marins, y compris par les Inuit eux même, l’ours polaire ou ours blanc se nomme nanuq en inuktitut. La côte de la Baie de l’Ungava, au Nunavik, est un secteur de prédilection pour observer l’ours polaire en raison de la forte présence d’ombles chevaliers et de phoques dont il se nourrit. Comme pour le caribou migrateur, son observation est offerte par trois compagnies au Nunavik : Aventures Unuit, Rapid Lake Lodge et Great Canadian Wildlife Adventures.

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Ours polaire © Benjamin Dy

Observer le bœuf musqué dans le Grand Nord du Québec

Avec leur apparence d’animal des temps préhistoriques, les bœufs musqués furent bel et bien des contemporains des mammouths ! Originaires des steppes du nord de l’Asie qu’ils arpentaient à leur côté il y a un million d’années, les bœufs musqués gagnèrent l’Amérique du Nord via le détroit de Béring il y a plus de 90 000 ans, mais ne furent réintroduits au Nunavik que bien plus récemment, au XXe siècle. La toundra semble leur réussir puisqu’on dénombre maintenant pas moins de 2 000 bœufs musqués au Nunavik. Comme l’observation de l’ours polaire et du caribou migrateur, l’observation du bœuf musqué vous est offerte par Aventures Inuit, Rapid Lake Lodge et Great Canadian Wildlife Adventures.

Observation de la faune du Québec - NUNAVIK Boeufs musqués ©Isabelle Dubois

Observation de la faune du Québec – NUNAVIK Boeufs musqués ©Isabelle Dubois

Observer les fous de Bassan sur l’île Bonaventure

Il s’agit de la colonie de fous de Bassans la plus accessible au monde ! Elle rassemble quelque 120 000 de ces magnifiques oiseaux dont les plongeons à grande vitesse laissent toujours bouche bée ! Pour vous y rendre, rien de plus simple. Rendez-vous sur le quai de Percé pour une promenade en bateau suivie d’une randonnée sur l’île Bonaventure. Fréquenté par plus de 200 000 oiseaux nicheurs de plus de onze espèces distinctes, le parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé n’est autre que le plus important refuge d’oiseaux migrateurs en Amérique du Nord.

Fous de Bassan © Roger Saint-Laurent

Fous de Bassan © Roger Saint-Laurent

Observer les blanchons sur la banquise des Îles de la Madeleine

Au beau milieu du golfe du Saint-Laurent, la banquise des Îles de la Madeleine accueille chaque hiver des milliers de phoques du Groenland venus mettre bas. Fin février, début mars, l’hôtel Château Madelinot organise des excursions en hélicoptère pour aller observer ces mammifères marins et leurs adorables petits à la fourrure d’un blanc étincelant. Un spectacle unique au monde à vivre à même la glace dans le plus grand respect de l’animal et de l’environnement. Néanmoins, il est important de garder en tête que cette activité est dépendante des conditions météorologiques et de l’épaisseur de la banquise. Le réchauffement climatique rend l’activité de plus en plus incertaine….

Observer les blanchons aux Îles-de-la-Madeleine - Photo Rei Ohara

Observer les blanchons aux Îles-de-la-Madeleine – Photo Rei Ohara

Observer le harfang des neiges, l’emblème aviaire du Québec

Le harfang des neiges, symbole de la blancheur des hivers québécois n’est autre que l’emblème aviaire du Québec depuis 1987 ! Ce rapace blanc aux yeux jaunes d’une beauté exceptionnelle niche dans le Grand Nord en été et descend dans le sud du Québec en hiver. Vos chances de l’observer dans son habitat naturel sont donc bien réelles. Bien qu’il n’effectue pas une véritable migration, le harfang des neiges arrive dans le sud du Québec à la mi-décembre à la recherche de nourriture. Décembre à février est la meilleure période pour l’observer. L’abondance de harfangs des neiges varie d’une année à l’autre car il est dépendant de la population de lemmings, ces petits rongeurs de l’arctique dont il se nourrit durant l’été et qui constituent sa principale nourriture. Grâce à sa vue diurne perçante, le harfang des neiges est actif le jour. Vous le trouverez à même le sol s’abritant du vent derrière une congère, au milieu d’un champ agricole ou encore perché sur un poteau électrique, sur une grange ou sur un toit scrutant son territoire à la recherche de rongeurs. L’endroit le plus propice pour l’observer près de Montréal est l’aéroport de Mirabel ainsi que celui de Saint-Hubert. Stationnez et restez attentif. L’observation du harfang des neiges doit se faire dans le plus grand respect de l’animal. Il est donc vivement conseillé de demeurer à une distance raisonnable afin de ne pas l’effrayer. Dans le cas contraire, il gaspillera sa précieuse énergie pour s’envoler au lieu de l’emmagasiner pour survivre à l’hiver. Sur l’autoroute, regardez le sommet des poteaux électriques. Si vous avez la chance de le voir s’envoler en direction d’une proie, vous serez surpris par le silence de son vol qui fait de lui un très grand prédateur.

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Harfang des neiges perché © Benjamin Dy

Top 10 des sites où observer la faune sauvage du Québec

Pour s’assurer d’avoir un aperçu complet des animaux sauvages du Québec, ou pour en apprendre davantage en une seule visite, vous pourrez vous rendre dans un des nombreux zoos, parcs ou refuges que vous trouverez à travers la province dont voici la liste.

Refuge Pageau en Abitibi-Témiscamingue
Découvrez la faune sauvage du Québec dans ce célèbre refuge où chaque animal (destiné à être soigné et remis en liberté) a son histoire.

Centre d’activités nature Kanatha-Aki dans les Laurentides
Visitez la seule réserve de bisons des bois au Québec, une espèce menacée d’extinction.

Biodôme de Montréal
Partez à la découverte de 4 500 animaux et près de 200 espèces, dont le manchot, le pingouin et le macareux moine, dans ce musée vivant des plus dépaysants.

Zoo Ecomuseum
Faites escale dans le seul parc zoologique de Montréal. Plongez parmi une multitude d’espèces du Québec à seulement 20 minutes du centre-ville.

Parc Oméga en Outaouais
Découvrez des animaux du Québec en liberté à bord de votre véhicule. Promenez-vous autour d’un lac au milieu des cerfs de Virginie, des castors, des bisons, des renards, etc. Et passez une nuit tout près des loups et des ours noirs.

Aquarium de Québec
À 20 minutes du centre-ville de Québec, plongez dans ce vaste territoire peuplé de 10 000 animaux marins, des invertébrés aux mammifères, dont le phoque et l’ours polaire.

Zoo sauvage de Saint-Félicien au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Enchaînez les sensations dans ce vaste complexe abritant plus de 1 000 animaux dont 75 espèces indigènes et exotiques. Prenez place à bord du train sillonnant le parc des grands mammifères nord-américains en liberté. Découvrez le zoo sous un autre jour avec Amina Lumina, un parcours nocturne de 1,5 km avec des effets multimédias immersifs.

Aventuraid au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Enrichissez vos connaissances sur le loup dans ce centre d’interprétation reconnu qui abrite deux meutes (loups gris et arctiques). Observez également les ours et les castors.

Exploramer en Gaspésie
Découvrez un grand nombre d’aquariums présentant les poissons et organismes habitant l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Des sorties en bateau sont également proposées pour assister à la levée des casiers de homards ou de crabes.

Bioparc de la Gaspésie
Découvrez les 5 grands écosystèmes du Québec, une quarantaine de mammifères indigènes, des amphibiens et reptiles, des insectes, des poissons et des oiseaux !

Québec Le Mag'

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