Terroir & Saveurs du Québec | Jessica Grégoire – Le Huit 100 Vingt


Dans cette nouvelle série du Podcast de Québec Le Mag, nous partons à la rencontre de passionné(e)s qui aiment partager leur amour du terroir et des saveurs du Québec. Pour ce nouvel épisode, direction Lanaudière à Sainte-Marceline-de-Kildare, pour parler avec Jessica Grégoire de sa table champêtre, le Huit 100 Vingt

Pendant nos voyages au Québec, on a croisé, on a découvert, on est allé visiter pas mal d’endroits où on peut goûter des produits du terroir, des saveurs locales. Cette année, sur le podcast du Québec Le Mag, on a décidé de mettre en avant quelques-uns de ces coups de cœur. On a décidé surtout de vous présenter les personnes qui se trouvent derrière ces pépites. Ce sont des Québécois, des Québécoises, évidemment, c’est-à-dire des personnes qui ont ce sourire, cette passion, cet accent qu’on aime tant et qui nous donnent envie de retourner au Québec régulièrement.

Pour ce nouvel épisode consacré aux saveurs et aux terroirs du Québec, on part en Lanaudière à Sainte-Marceline-de-Kildare, j’espère que je l’ai bien dit, pour parler avec Jessica Grégoire de sa table champêtre, le Huit 100 Vingt.

Bonjour Jessica.

Bonjour Karim.

Merci d’être là, merci d’avoir accepté l’invitation.

A toi aussi.

Alors dis-moi, d’abord, le Huit 100 Vingt, c’est quoi, c’est où et qu’est-ce qu’on y fait ?

Oui, en fait, le Huit 100 Vingt, c’est une petite table champêtre au cœur d’un village, donc Sainte-Marceline-de-Kildare. On est à flanc de deux petits villages, donc des fois, il y en a qui disent Sainte-Ambroise, des fois, il y en a qui disent Sainte-Marceline. C’est le même endroit.

Donc, on est une belle petite table champêtre à flanc de montagne. Donc, chez nous, on a le meilleur des deux mondes. Vous avez la montagne de notre côté, La terre agricole de l’autre, c’est ce qui nous identifie en fait au sein du Huit 100 Vingt, c’est qu’on travaille autant les produits de la forêt que les produits de la terre qu’on cultive. Le principe de la table Champagne est très simple, on produit ce qu’on sert du moins le plus possible.

Donc, fièrement, on produit de la volaille, on produit nos poules pondeuses, on a le jardin, le verger. La forêt pour la sylviculture, la culture de champignons aussi, donc on s’amuse avec tout ça chez nous, au 829e rang. Tout le monde peut y venir et on peut y venir toute l’année.

Presque toute l’année. Donc, en fait, nous, on ouvre à partir du mois de mars. Donc, on vient de réouvrir pour la tablée des sucres. On poursuit jusqu’au mois de décembre. Donc, en fait, janvier, février, on est comme les ours. Nous, on hiberne et on se réveille en même temps que les érables pour repartir notre saison de plus belle avec la table des sucres.

Depuis combien de temps ça existe ? Est-ce que tu accueilles régulièrement des touristes français, par exemple, puisque nous, on s’adresse beaucoup aux touristes français ?

De plus en plus, c’est-à-dire que chez nous, ce qui est un peu plus compliqué des fois pour la clientèle touristique, c’est que c’est sur réservation seulement. On est très petit, on accueille une vingtaine de personnes par service, par soir. On est ouvert trois soirs semaine, donc on n’accueille pas une foule de personnes, donc l’horaire se comble très, très rapidement. Mais on en voit de plus en plus, justement, qui ont entendu parler de nous, qui mettent ça sur leur calendrier et qui réussissent à avoir des réservations durant leur séjour au Québec. Donc, c’est vraiment super plaisant de leur faire découvrir vraiment la pureté du terroir à nos doigts, dans les assiettes, et ça fait des beaux échanges. Donc oui, c’est possible.

Pour ceux qui seraient intéressés, juste en nous écoutant par exemple, est-ce que tu peux nous situer géographiquement où ça se trouve par rapport aux grands axes que nous, on connaît principalement, c’est-à-dire Montréal et Québec ?

On est à une heure au nord de Montréal. Donc, on est quand même tout près de la ville, si je peux dire ça comme ça. Donc, on est beaucoup plus au nord. Donc, on est le piémont, grosso modo. Quand on part de la ville, on a vraiment toutes les terres agricoles. Et plus on monte, plus on se dirige soit vers Lanaudière, soit vers les Laurentides. Donc, en fait, nous, on est vraiment à une heure bien tapant de Montréal. La plus grande ville près de nous, c’est Joliette. Ça reste un point quand même qui s’identifie un peu plus sur une carte.

On connaît bien Joliette, en effet. Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ce métier, de te lancer dans ce projet-là ?

Moi, j’ai fait l’école hôtelière. Dans mon parcours, j’ai fait le programme de gestion hôtelière internationale. Et ça m’a apporté à faire des stages un peu partout. Et j’ai rencontré mon amoureux, mon mari, donc au sein de ces stages-là, on avait tous les deux l’amour de la gastronomie.

Moi, mon mari est chef. Moi, j’étais un peu plus justement en service. On partage ce côté de servir et de faire découvrir aux gens la gastronomie québécoise. Donc, en fait, c’est quand même bien plaisant de pouvoir faire ça avec mon mari, ça part de là.

Qu’est-ce que tu aimes le plus aujourd’hui dans ton quotidien, dans ton métier ?

Justement, travailler avec mon mari, c’est la chose la plus merveilleuse. Nous, on a un parcours un peu atypique, c’est-à-dire que Loïc travaillait aux États-Unis durant… On s’est rencontrés aux États-Unis, donc forcément, moi je suis revenue au Québec, lui est resté aux États-Unis. Donc on a eu une longue relation de 13 ans d’amour à distance. Donc moi j’étais au Québec, lui était aux États-Unis. On travaillait dans les chaînes Relays Châteaux, se promenait un peu aussi, puis il a fait son parcours en fait en tant que chef exécutif dans un Relais Châteaux américain. Le point qui nous menait ensemble, c’était d’ouvrir quelque chose bien à nous. Là, c’est arrivé, on est ensemble, la famille est réunie, on a deux jeunes enfants aussi. Donc, en fait, c’est ce qui est le plus merveilleux, c’est de travailler en famille, de faire participer nos enfants dans notre projet. Bien à nous, en fait, c’est notre mode de vie. C’est pas juste un travail, c’est vraiment un mode de vie. Donc, c’est le côté de la ferme, c’est le côté 365 jours par année qu’il faut justement quand t’as des animaux, quand t’as des plantes, il faut que tu t’en occupes à l’année longue. Donc, c’est vraiment un mode de vie, mais on s’y plaît vraiment très bien, puis on est heureux d’être ensemble.

Tu as parlé de Joliette, qui se trouve juste à côté, en tout cas pas très loin. Toi, quels sont tes coups de cœur ? Qu’est-ce que tu conseilles aux touristes qui viennent chez toi de visiter autour du Huit 100 Vingt ?

C’est nos amis producteurs. Donc, en fait, nous, on produit beaucoup de choses, mais forcément, on n’est pas capable de tout produire. Puis dans un très, très petit rayon, on a des amis producteurs qui sont merveilleux. Je pense au Jardin des Noix, qui sont pratiquement nos voisins, donc producteurs de noyers noirs, de noisettes. Du terroir, ensuite on a un producteur d’agneaux qui est la Bergerie des Neiges, on a le Cochon Cent Façons qui est notre producteur de porc. Donc en fait, dans un très très petit rayon, dans 15 minutes de voiture, c’est possible de faire vraiment un parcours gourmand super intéressant, puis de vraiment découvrir nos saveurs à nous, les saveurs de Lanaudière.

Lanaudière c’est vraiment une région gourmande, plus qu’on pense. Les touristes, il faut venir découvrir la gourmandise de nos produits.

C’est bien l’idée de ce podcast ! Est-ce qu’il y a une saison que tu préfères pour accueillir les visiteurs ?

Nous, on a trois saisons bien particulières, c’est-à-dire qu’en ce moment, on a le printemps qui se réveille, donc quand le temps des sucres bat son plein, la table des sucres, nous, on bouille le sirop à même la salle à manger, donc c’est pour les amoureux de cabane à sucre, ça vaut le détour. C’est-à-dire qu’on vous fait aimer la cabane à sucre, on ramène les traditions québécoises dans les ingrédients qui sont utilisés, mais dans notre façon de vous accueillir, de prendre le temps et tout. Donc la saison des sucres est vraiment intéressante chez nous.

Mais ce n’est pas nécessairement notre préférée dans le sens où, quand on a une table champêtre, c’est l’abondance qui est vraiment riche. Donc c’est sûr que l’été, L’été, c’est très dur à battre. Donc, on a la terrasse, on a justement les jardins, on a l’espèce d’abondance d’ingrédients à mettre dans l’assiette. C’est vraiment hyper excitant pour mon mari-chef ! Donc, le garde-manger est plein, on peut dire ça comme ça.

Et puis ensuite, on a l’automne, qui nous, on est à flanc de montagne, donc on est entouré de couleurs d’automne. L’odeur, les couleurs, le temps qui ralentit. Encore là, l’abondance de légumes dans l’assiette. Entre l’été et l’automne, c’est impossible pour moi de choisir quelle saison je préfère parce que sincèrement, même le printemps, chaque saison a vraiment sa couleur bien particulière chez nous.

Ça veut dire qu’il va falloir venir plusieurs fois. Une dernière question avant de clôturer cet épisode, cette interview. Si les visiteurs ne doivent repartir qu’avec une seule chose de leur séjour au Huit 100 Vingt, ce serait quoi ?

Ça, c’est très difficile comme question.

Ils vont repartir avec le ventre plein, ça, c’est certain, parce qu’on est des gourmands.

Si c’est vraiment un objet à ramener avec eux, il faut qu’ils repartent avec un de nos produits d’érable. Nous, on fait une gamme de produits d’érable non traditionnels, donc c’est-à-dire qu’on marie les saveurs réunionnaises, parce que mon mari est réunionnais, donc on marie les saveurs réunionnaises dans l’érable. Donc, on travaille avec le café, la vanille, le rhum notamment. Donc c’est sûr que c’est intéressant de repartir avec une belle bouteille de sirop d’érable infusée à la vanille Bourbon de la Réunion ou un beurre d’érable. Ça se glisse bien dans une poche et ça fait un beau souvenir gourmand à ramener à la maison, ça c’est certain.

Oh, j’imagine très bien. Merci, Jessica, pour toutes ces informations.

Pour réserver une table au Huit 100 Vingt : https://www.huit100vingt.com/

Puisqu’on l’a dit, c’est une toute petite salle. Donc, si vous voulez y passer, il va falloir vous y prendre à l’avance. On se retrouve très bientôt pour une autre interview, une autre découverte, une autre rencontre avec une Québécoise, un Québécois qui va vous parler de terroir et de saveurs.

N’hésitez pas à vous abonner à ce podcast, là où vous écoutez vos podcasts d’habitude. Ça nous fait plaisir de nous laisser un petit avis aussi de temps en temps. Jessica, à bientôt au Huit 100 Vingt.

À bientôt certainement.

Au revoir tout le monde.

Québec Le Mag'

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