Rimouski, la belle au bois flotté

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Une grande escale s’impose à Rimouski, ville de bord de mer qui invite à savourer son environnement sous les embruns en affichant le dynamisme d’une capitale régionale.

Avec moins de 50 000 habitants mais des horizons marins et terrestres illimités, la capitale régionale du Bas-Saint-Laurent a su rester à taille humaine tout en hissant haut les voiles de l’attraction. De son environnement, entre mer et arrière-pays champêtre et forestier, elle tire un charme et une douceur de vivre lisibles sur le sourire des Rimouskois.

Il faut dire que ces derniers ont quelques rituels facilitateurs de bonheur, à l’instar de l’immanquable balade sur la Promenade de la mer. Sur plus de 4 km, piétons et cyclistes peuvent à loisir se repaître d’air pur et salin, surveiller les marées du grand fleuve qui lèchent l’île Saint-Barnabé et, bien sûr, déguster du regard des couchers de soleil mythiques, le tout sans s’éloigner d’un centre-ville bien vivant.

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Une balade estivale dans le Bas-Saint-Laurent © Ville de Rimouski

Les noces de l’urbain et du marin

Un quart d’heure de marche suffit pour aller plus loin encore dans la rencontre avec cette ville mariée à la grande nature, celle qu’on respire à pleins poumons. Les Sentiers du littoral et de la rivière Rimouski déroulent pas moins de 27 km d’immersion dans la diversité des paysages et du patrimoine rimouskois, entre front de mer, marais salé, rivière, forêt et reliefs où s’adonner à la marche, au vélo de montagne ou encore à l’observation des oiseaux. Sans oublier le ski de fond et la raquette en hiver.

À peine plus loin vers l’ouest, un territoire fascinant attend les insatiables du plein air. Ici, la mer a effectué un véritable travail de dentellière sur le littoral rocheux, dessinant des paysages de caps, de criques, d’anses et d’îlots qui font le bonheur des phoques autant que des randonneurs, des kayakistes, des campeurs et de tous les amoureux de la nature en été comme en hiver. Le tout forme l’un des plus beaux parcs nationaux québécois, celui du Bic. Légèrement en retrait dans les terres, un autre site naturel spectaculaire se prête à une multitude d’aventures douces ou plus vertigineuses, dont la traversée de la plus haute passerelle suspendue de la province, qui surplombe la rivière Rimouski de 63 mètres : bienvenue au Canyon des Portes de l’Enfer !

L’histoire au fil des flots

Si Rimouski doit au Saint-Laurent une bonne part de son charme, la ville y puise aussi son caractère et son histoire. Le Site historique maritime de la Pointe-au-Père en témoigne trois fois plutôt qu’une. D’abord, on y visite le deuxième plus haut phare du Canada ainsi que les bâtiments de sa station.

Érigé en 1909, le phare de Pointe-au-Père eut un rôle majeur dans l’histoire de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent, bien qu’il ne put empêcher, la nuit du 29 mai 1914, l’une des plus grandes tragédies maritimes au monde : le naufrage de l’Empress of Ireland. Les artefacts tirés de l’épave de ce paquebot transatlantique et les souvenirs des survivants rendent aussi émouvante que captivante la visite du musée qui lui est dédié – second grand attrait du site. Enfin vous attend à Pointe-au-Père un tube d’acier long de 90 mètres qui, pour sa part, a coulé maintes fois de 1967 à 2000, et de son plein gré ! L’Onondaga est le premier sous-marin à livrer ses secrets au grand public au Canada. Sa visite audioguidée permet de se faire une bonne idée du quotidien confiné de l’équipage et peut se prolonger par l’expérience d’une nuit à bord.

Une des surprises que vous réserve Rimouski, fille de la mer et de la terre qui sait alterner comme nulle autre contemplation et action.

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