Terroirs & Saveurs du Québec | Ep. #2 : Le Mangeoir


Dans cette nouvelle série du Podcast de Québec Le Mag, nous partons à la rencontre de passionné(e)s qui aiment partager leur amour du terroir et des saveurs du Québec. Deuxième étape : la table champêtre et gîte à la ferme Le Mangeoir à Saint-Anicet (Montérégie), avec sa propriétaire et co-fondatrice Marie Daudelin

Pendant de nombreux voyages et roadtrips au Québec, on a découvert beaucoup de petites pépites où on peut manger, où on peut goûter, où on peut boire des produits du terroir, des saveurs locales, des saveurs québécoises. On a décidé cette année, sur le podcast, de mettre en lumière quelques-uns de ces coups de cœur, quelques-unes de ces jolies adresses. Mais surtout, on a eu envie de vous parler des personnes qui se trouvent derrière ces pépites. Parce que s’il y a bien une chose que nous, on adore au Québec et qui nous donne envie d’y retourner, ce sont les Québécois. C’est leur sourire, c’est leur passion, c’est leur sens de l’accueil.

Donc, pour ce nouvel épisode qui est consacré aux saveurs et aux terroirs du Québec, j’accueille Marie Daudelin qui nous emmène à Saint-Anicet, on est en Montérégie, pour nous parler de sa table champêtre et gîte à la ferme, Le Mangeoir.

Bonjour Marie!

Bonjour!

Bienvenue sur ce podcast. On va commencer par le pitch, une présentation rapide, une présentation express. Si tu dois présenter Le Mangeoir aujourd’hui, comment tu le fais?

Alors, Le Mangeoir, c’est une ferme agrotouristique où on accueille, en fait, des gens à la ferme pour manger et pour dormir.

On a différents élevages de bœufs de porc, de canards, même du chevreau. On a un grand jardin et tout ça sert à nourrir le restaurant. Donc, ici, on a une appellation protégée qui s’appelle les tables champêtres. Au moins 51% des produits proviennent à même de la ferme. Pendant l’été, je vous dirais qu’on est à peu près 85% autosuffisants.

Donc, c’est vraiment le cœur du projet, l’autosuffisance. Avec un merveilleux gîte, comme tu as pu voir, on a quatre chambres, donc à peu près huit personnes qui peuvent venir séjourner à la ferme.

Cette autosuffisance, c’est ça qui est vraiment l’ADN, la différence du lieu ?

Oui, effectivement, l’autosuffisance et aussi, vraiment, quand on vient au Mangeoir, c’est vraiment, on est au cœur du monde agricole. On peut toucher, voir différents aspects et ici, la région, elle est super belle. On a un grand terrain vaste, donc les gens peuvent se promener sur la ferme et découvrir les petites facettes vivantes qui sont sur le terrain.

À qui s’adresse Le Mangeoir ? Est-ce que c’est principalement aux gens de la région, aux Québécois, ou est-ce que vous avez aussi une clientèle qui est très internationale?

Le Mangeoir, il faut comprendre que c’est une jeune entreprise, donc ça fait… ça va faire 5 ans qu’on est en activité. C’est sûr que principalement, notre clientèle, elle est québécoise.

Toutefois, on est fortement ouvert à accueillir du monde de l’international. On en a eu, justement, de l’Allemagne, de la France, des États-Unis aussi. Et ça s’adresse plutôt à des… je vous dirais à des adultes. C’est quand même… Ici, on offre une expérience gastronomique haut de gamme. Toutefois, les enfants adorent le lieu. Aussi, on s’adapte. Ici, on a aussi une petite fille de 4 ans, donc on s’adapte là, on connaît bien les enfants. Je dirais que même eux, ils ont de la tristesse, mais vraiment l’expérience comme culinaire, gastronomique, je vous dirais, c’est plus vers les adultes qu’on va focusser.

Qu’est-ce qui t’a donné, qu’est-ce qui vous a donné envie de lancer ce projet, de faire ce métier-là ?

En fait, mon copain avait son restaurant à Montréal qui s’appelait Les Affamés. C’est un restaurant qui était ouvert pendant huit ans, vraiment cuisine de saison. Il y avait aussi un traiteur et une cabane à sucre. Et lui, en tant que chef, il voulait vraiment repartir à la base, donc cultiver ses légumes, élever ses animaux. Donc, en 2019, il m’est arrivé avec l’idée d’avoir une ferme.

Au début, moi, je n’avais pas ça dans mes plans de vie, pas du tout, mais ensuite, je vous dirais, plus on s’informe sur d’où proviennent nos aliments, l’autosuffisance, plus on a le goût aussi de faire partie un peu de cette révolution culinaire. Donc, c’est vraiment en 2020 qu’on a déménagé de Montréal pour ouvrir Le Mangeoir.

On a compris que pour lui, c’était une évolution de ce qu’il faisait déjà. Et pour toi, est-ce que c’était une évidence ? On imagine, on a l’impression en tout cas, c’est un parcours qui est un petit peu plus sinueux pour arriver jusque là.

En fait, quand on regarde mon parcours, donc j’ai travaillé un petit peu au tout début dans les magasins quand j’étais étudiante, comme caissière, quoi que ce soit. J’ai étudié en administration. J’ai aussi fait… J’ai travaillé pendant six ans en événementiel corporatif. Donc, tout qui était service à la clientèle, c’était déjà en moi. Et mon père, il avait une ferme quand j’étais plus jeune. C’était loin d’être mon rêve d’avoir une ferme. Mais donc, finalement, toute mon expérience de vie, j’ai fait aussi ma maîtrise en gestion de projet, vu que finalement, mon projet, bien, c’était le projet de la ferme.

Donc, toute mon expérience de vie a fait en sorte que j’arrive ici puis finalement, ça se concorde vraiment bien avec nos expériences.

Qu’est-ce que tu aimes le plus aujourd’hui dans ton quotidien, dans ce que tu fais ?

Alors moi, je suis plus du côté de l’administration, du gîte, le développement de l’entreprise. Donc moi, c’est qu’en fait, ici, c’est comme un grand papier blanc, carte blanche, que c’est ok, qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer, accroître l’entreprise. Donc, même si ça peut donner des sueurs froides ou de l’anxiété, c’est quand même la partie que j’aime le plus. Donc, vraiment développer l’entreprise, réfléchir à « ok, c’est quoi les nouvelles expériences que les gens aimeraient vivre ? ».

Donc, c’est ça, c’est le futur. C’est ça qui est intéressant.

Quand les visiteurs arrivent au Mangeoir, qu’est-ce que Tu leur conseilles, qu’est-ce que vous leur conseillez d’aller voir, qu’est-ce qu’ils ont envie de découvrir en priorité autour de l’établissement ?

Alors, ici, dans la région du Haut-Saint-Laurent, on a plusieurs microbrasseries, on a aussi des vignobles, des cidreries, donc on a plusieurs places à visiter au niveau de l’alcool. Il y a un joli chemin sur Franklin avec des vergers. C’est aussi une région avec de l’auto cueillette. On a un site aussi archéologique autochtone que les gens peuvent visiter. Il n’est pas très loin, il faut juste traverser les lignes. À une demi-heure, il y a des belles randonnées à faire dans les Adirondacks. Il y a aussi de la pêche qu’on peut faire sur le lac au Québec. Ici, on est proche d’un gros lac qui s’appelle le lac Saint-François. Il y a des excursions de pêche. On peut faire aussi du kayak. Il y a une réserve faunique. Il y a des golfs. Il y a plusieurs, en fait, attraits touristiques.

C’est une région qui est intéressante, qui est peu densifiée en termes de tourisme. Donc, si on veut vraiment relaxer et déconnecter, c’est vraiment l’endroit parfait, le Haut-Saint-Laurent, parce qu’on veut pas être bondé, coincé avec plein de touristes. Vraiment, la tendance, c’est le slow tourism. Donc, c’est vraiment… On rentre dans la tendance, là, dans la région.

À quelle distance se trouve-t-on de Montréal ?

C’est à 1h15, 1h30. Mais c’est aussi à 1h30 de plusieurs points au Québec. C’est un peu drôle où on est situé. Les autoroutes, il y a plusieurs autoroutes qui mènent ici. Donc, il y a plusieurs chemins qui mènent à Rome, mais aussi à Saint-Anicet, en Montérégie.

Est-ce qu’il y a une saison que tu affectionnes particulièrement pour accueillir les visiteurs et pourquoi ?

Alors évidemment, il y a l’été, qui est la saison chouchou, mais aussi l’automne, septembre, octobre, avec les couleurs, les vergers qui sont remplis de pommes, de poires… Je vous dirais que c’est les deux saisons chouchous, là, pour venir visiter la région.

D’après toi ou d’après ce qu’ils te disent, qu’est-ce que les visiteurs retiennent le plus de leur séjour au Mangeoir ?

Je dirais c’est l’authenticité. C’est l’accueil, la manière qu’on accueille les gens. Vraiment, ici, quand les gens arrivent, c’est comme des amis qui viennent passer un séjour au chalet. Aussi, au niveau de la gastronomie, c’est des saveurs …Comment je pourrais dire ? Des saveurs qui punchent dans la bouche, aussi au niveau visuel. C’est une cuisine aussi gourmande. Donc, c’est évidemment la nourriture, donc l’aspect gastronomique et l’accueil que les gens reçoivent quand ils viennent visiter.

J’ai une dernière question que je pose à toutes les personnes que je reçois dans ces épisodes de podcast.

Si les gens ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur séjour chez vous, au Mangeoir, ce serait quoi?

Ben en fait, on vit beaucoup, les gens vivent beaucoup d’expériences, mais peu s’en souviennent. Donc moi, si on me dit « Ah oui, je me souviens, dix ans plus tard, je suis allée au Mangeoir, j’ai vécu telle expérience et que j’ai vraiment marqué »

Je pense que ce serait le plus beau souvenir que les gens peuvent apporter, c’est que ça soit ancré en eux, il y a un moment précis. Je te dirais que c’est ça, que c’est chouette que les gens apportent avec eux un beau petit trésor de souvenirs.

C’est tout ce que je te souhaite.

Merci, Marie, pour cette visite sur le podcast du Québec Le Mag, pour cette intrusion dans le Mangeoir.

À bientôt ! Merci à toi !

Plus d’infos sur le Mangeoir : https://www.quebeclemag.com/le-mangeoir/ 

Merci beaucoup pour votre écoute. N’oubliez pas de vous abonner au podcast pour ne pas manquer les prochains épisodes. Il y en aura d’autres qui vont parler aussi de terroirs et de saveurs du Québec et qui vont nous permettre de rencontrer des Québécois, des Québécoises comme Marie.

Marie, encore mille merci, à très bientôt!

Québec Le Mag'

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