Séjourner en forêt au Québec

Plein air

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Bien plus qu’un simple lieu de villégiature, la pourvoirie est à l’image de la province, son histoire, ses gens. Une immersion plein air qui est avant tout culturelle.

Au Québec, la pourvoirie est à l’art du plein air ce que le sirop d’érable est à l’art culinaire. La pourvoirie est incontournable parce qu’elle est sans doute le meilleur moyen d’expérimenter toute la richesse et la diversité de plaisirs auxquels aucune photo Instagram ne saurait rendre justice. Oubliez les images des autres. Oubliez les prouesses physiques, les belles assiettes, les truites arc-en-ciel d’1,5 kg tenues à bout de bras par un pêcheur fier de sa prise et les survols en drone de lacs infinis bordés d’arbres en feu.

AU RYTHME DE LA NATURE

Beaucoup de Québécois désignent la nature, la campagne, par le terme « chalet ». Aller au chalet, c’est s’évader de la ville et de son quotidien pour renouer avec ses racines, des traditions et des valeurs que l’on aime vivre et transmettre en famille. Pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder un cabanon solitaire en bord de lac, il y a la pourvoirie. Beaucoup ici y associent leurs premiers souvenirs de pêche en famille, conclus dans la rusticité d’un chalet de bois rond. Pour d’autres, c’est une occasion simple de se ressourcer autour d’activités à la carte et toutes saisons.

En été et à l’automne, les activités nautiques et de randonnées battent leur plein. Kayak, paddle, canots et autres chaloupes sont autant de moyens de prendre le large, voire même de s’isoler pour taquiner le poisson, comme à la pourvoirie du Lac Oscar ou Aventures Nipissis. Parmi les activités prisées au Québec, citons également les randonnées en forêt, à pied ou à quad (que l’on appelle ici VTT) et bien sûr l’observation de la faune qui fait la réputation de la pourvoirie.

En hiver, le VTT laisse la place à la motoneige, notamment praticable au Domaine Bazinet, et la pêche blanche, ou pêche sur glace, fait le bonheur de tous (même si le froid met souvent notre patience à rude épreuve). Certaines pourvoiries vous proposent aussi des expériences inattendues, à l’image de celle du Lac Berval et ses soirées de randonnée guidée en raquettes, à la lampe frontale, qui s’achèvent par un bivouac autour du feu,
nourri de contes et légendes d’antan.

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Pêche © Fédération des Pourvoiries du Québec

UNE EXPÉRIENCE SUR MESURE

Pour d’autres, pourvoirie rime avec villégiature, calme et isolement, et d’une expérience dont l’authenticité ne saurait être mise en cause par un peu de confort. Prenons par exemple
Kenauk Nature, en Outaouais, ses 16 chalets 5 étoiles, chacun muni d’un ponton privé. Ses 65 acres en font l’une des réserves naturelles privée les plus vastes d’Amérique du Nord, où il n’est pas rare de croiser le fameux ours noir. Kanamouche, en Lanaudière, joue quant à elle la carte de l’authenticité, dans un décor très années cinquante. Auberge et chalets de bois rond que l’on agrémente d’activités sur mesure comme la motoneige et le traîneau à chiens.

Autre pourvoirie, autre univers : Aventures Ungava, dans le Nord-du-Québec, vous invite à la pourvoirie Helen Falls Lodge, sur la rivière George. C’est tout simplement l’un des meilleurs spots mondiaux pour la pêche au saumon de l’Atlantique. Accessible seulement en avion, ce bijou du Grand Nord est aussi une invitation à observer une faune foisonnante : loups arctiques, caribous, bœufs musqués et ours polaires. De là, vous pourrez rayonner et partir en safari chasse ou pêche nordique.

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Saison estivale © Pourvoirie Kanamouche

UNE IMMERSION CULTURELLE

Mais la pourvoirie est aussi follement évocatrice des arts de la vie au grand air, d’arts et de traditions qui se sont enseignées et transmises. Ils nous viennent des peuples autochtones, repris à leur compte par les coureurs des bois, les Canadiens, les premiers visiteurs venus d’Europe. Certaines pourvoiries s’emploient à nous font vivre des expériences brutes et sans pareil. Le Club Lac Victor, en Côte-Nord, nous plonge justement dans les cultures autochtones, autour d’expéditions en terres sauvages en canot traditionnel et dans le respect des modes de vies d’autrefois.
C’est aussi le vent de l’authenticité que l’on vient chercher à la Baronnie de Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, elle qui ne peut accueillir que 16 clients sur les 65 km2 de forêts et lacs en droits exclusifs et qui offrent des séjours centrés sur la découverte, l’exploration, la randonnée, la cueillette et l’observation d’une faune et d’une flore exceptionnelles. À noter d’ailleurs qu’Aventures Nipissi met en valeur un site archéologique autochtone : un point de départ vers notre prochaine destination en compagnie des Premières Nations !

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Chasse en famille © Fédération des Pourvoiries du Québec

Basile Moratille

Peu importe la distance à parcourir, tant qu’à l’arrivée l’attend un bout de lac où rafraichir sa bière de micro, un fromage local et une bonne jaserie. Québécois d’adoption depuis plusieurs années, Basile s’emploie à éviter les petites cases. Ce qu’il affectionne, c’est le terrain. Une photo acquise de haute lutte et les rencontres impromptues, humaines ou animales ; une viande jetée sur le feu qui crépite et une nuit à deviner quel peut bien être l’animal qui grogne devant la tente. Le rêve d’une vie simple qu’il aime transmettre aux touristes autant qu’aux immigrants et aux nouveaux arrivants au Québec !

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