Terroir & Saveurs du Québec | Christine Rivest – Ferme Guy Rivest


Christine Rivest nous attend à Rawdon, en Lanaudière, dans la ferme qui porte le nom de son papa, la ferme Guy Rivest.

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Bienvenue sur le podcast de Québec Le Mag’. Puisque vous êtes des fidèles de cette chaîne, vous savez qu’on est dans une série qui vous fait découvrir des pépites agro-touristiques du Québec. Le genre d’endroits qui est créé, qui est géré, qui est animé par des personnes qui ont une vraie passion pour leurs terroirs et pour les saveurs de leur région. C’est évidemment le cas de notre invitée du jour, Christine. Elle nous attend à Rawdon, en Lanaudière, dans la ferme qui porte le nom de son papa, la ferme Guy Rivest.

Bonjour, Christine.

Bonjour Karim.

Bienvenue chez nous.

Oui, bien merci. Merci de l’invitation.

Et puis nous, on s’invite chez toi. Chez toi, c’est quoi ? C’est qui ? Qu’est-ce qu’on y fait ? Qu’est-ce qu’on y propose ?

Une multitude de choses. Bienvenue donc à Rawdon, dans Lanaudière. On est une ferme, je suis la quatrième génération, producteur de fraises. On fait aussi la production de camerises, mains sucrées, citrouilles, l’agrotourisme avec, par exemple, un grand labyrinthe, une activité extérieure et de la transformation. Donc, nos produits sont disponibles à l’année un peu partout au Québec.

Qu’est-ce qui fait vraiment l’ADN de la ferme Guy Rivest ?

J’aurais tendance à dire la passion. L’amour, la passion, parce que c’est une entreprise qui est familiale. Donc, je travaille avec mes parents, je travaille avec mon frère. Donc, si on le fait, c’est parce qu’on aime ce qu’on fait. Les activités qu’on n’aime pas, on les a laissées tomber au fil du temps pour se concentrer vraiment sur les activités qu’on préfère. Donc, la transformation, l’agrotourisme, le contact avec les gens, c’est ce qui nous passionne.

Parle-nous un peu de l’histoire de la ferme, comment elle est née, à quel moment ?

Dans les années 40. En 1944-45, à peu près, mon grand-père a acheté le terrain sur lequel on est présentement pour, dans le temps, avoir une ferme laitière et des fraises. C’était la dot des plantes fraises et de vaches, c’était la dot dans le temps. Donc, ils ont développé l’entreprise. Avec le temps, la portion laitière a été mise de côté dans les années 70-ish pour se concentrer exclusivement sur les fraises. Mes parents ont pris le relais au début des années 80 et mon frère et moi dans les prochains mois.

Pour toi, ça a toujours été une évidence de reprendre la ferme, de poursuivre tes tâches familiales ?

Et ma mère vous dirait que même à l’âge de 5 ans, je reprenais la ferme, mais j’y mettais une piscine. C’était mon objectif. Donc, je n’ai pas de piscine, mais je vais avoir la ferme.

Qu’est-ce que tu aimes le plus, toi, dans ton métier ?

Le contact avec le client, donc c’est d’apporter une découverte, d’apporter une expérience pour que les clients partent de chez moi heureux.

Alors qu’est-ce que les clients viennent voir, viennent faire justement ? Très concrètement, j’arrive à la ferme Guy Rivest, qu’est-ce qui m’attend ?

Dépendant de la saison, disons qu’on commence fin juin, début juillet, ça va être la cueillette de fraises, la cueillette de camerise. Profitez des champs pour aller cueillir vos propres fruits. Par la suite, à partir de la mi-juillet, c’est le grand labyrinthe qui s’ouvre. C’est une expérience qui dure à peu près deux heures, deux heures et demie. C’est un labyrinthe dans un champ de maïs, mais éducatif. Éducatif, ludique et qui est super accessible. Chaise roulante, les fauteuils roulants, les poussettes, c’est accessible aux enfants comme aux grands. Tout le monde y trouve son compte et cette activité-là va se poursuivre jusqu’au mois d’octobre, fin octobre. En octobre, justement, elle va se transformer en grande scène de crime parce qu’on y fait un meurtre et mystère à travers le labyrinthe, en plus d’offrir l’accueil à des citrouilles. Donc, on se promène à travers toute l’été.

Est-ce que, toi, il y a une saison que tu affectionnes particulièrement dans ton métier ?

J’aime autant l’été que l’automne, mais mon moment préféré, c’est quand on trouve la première fraise dans les champs. Donc, ce soir, de trouver la première fraise rouge et la manger, c’est mon moment préféré dans l’année.

Est-ce qu’il y a eu une idée reçue sur le métier que tu fais, que tu aimes bien déconstruire ou que tu voudrais déconstruire aujourd’hui ?

Il y en a beaucoup. On est, les agriculteurs en général, des grands travailleurs. Puis, pour avoir vu, lu beaucoup dernièrement dans les médias sociaux, on est riches, mais non, c’est des actifs et on a autant d’actifs que de dettes et on n’est pas riches. Mais on vit de notre passion. Ça, c’est la richesse que l’on a. D’être capable de vivre de notre passion, même si c’est un nombre incalculable d’heures, elle est là, notre richesse à nous.

En tant qu’enfant, quand tu as grandi dans la ferme aujourd’hui, quand tu y travailles, est-ce qu’il y a un souvenir vraiment marquant qui reste ?

C’est une bonne question. Est-ce qu’il y a un souvenir marquant plus qu’un autre ? On va dire oui. Quand j’ai eu mon permis de conduire, dans le temps, 16 ans et un jour, on avait notre permis de conduire. J’ai été responsable après de partir pour faire une exposition. Donc, avec les employés que j’ai engagés, j’ai géré ma propre équipe complet, les inventaires. Donc, j’ai eu à tout voir de l’entreprise de A à Z pendant deux semaines de temps. Donc, c’était une grande marque de confiance de mes parents. Puis, ça a été un moment charnière aussi dans mes décisions pour la suite de mes études.

Quand on vient chez toi, qu’est-ce qu’on devrait faire juste avant de venir ou juste après avoir visité la ferme Guy Rivest dans la région ? Qu’est-ce que tu conseilles ? Qu’est-ce que tu recommandes comme attraction, comme lieu à visiter ?

On a un très beau coin. Ça dépend après ça de ce que vous aimez.

Par exemple, si vous voulez rester dans la gourmandise, on va voir le jardin des noix qui est littéralement à 5 minutes en auto de chez moi, qui est le plus gros verger de noix je pense au Québec. Plusieurs produits. On va voir la bergerie des neiges qui est à 5 minutes aussi. À 10 minutes, je vais avoir la terre des bisons. Les quatre ensembles, vous avez votre journée pleine. J’ai la fromagerie Roy aussi. On met du fromage à travers tout ça, on va s’amuser. Au village, même chose. Si on prend les cinq ensembles, votre journée est complète pour la gourmandise.

Si vous êtes plus du genre à vouloir faire des activités physiques, de bouger, les chutes Darwin, On a énormément de chutes dans Lanaudière, les chutes à boules, les chutes Darwin. Il y a beaucoup de sentiers qui sont accessibles pour prendre des sentiers de marche, autant à Rawadon qu’à Sainte-Mélanie, que plus haut à Sainte-Émilie-de-l’Énergie. Bref, avec la carte de Goûtez Lanaudière, il y a moyen de voir énormément de choix et de choisir exactement ce que vous désirez faire dans le coin.

La dernière question que je vais te poser avant de clôturer cet épisode de podcast, je la pose à tous mes invités. Si tes visiteurs ne doivent repartir qu’avec une seule chose de leur séjour chez toi, que ce soit un sentiment, une impression, un produit, qu’est-ce que ce serait ?

D’avoir appris. C’est drôle, hein ? On travaille beaucoup, autant avec toutes les expériences agro-touristiques, la cueillette et le labyrinthe, à instruire les gens, de leur permettre d’apprendre quelque chose de plus concrètement, de le voir. On aurait l’adage de se coucher moins niaiseux, donc d’apprendre quelque chose une fois dans la journée. En faisant ça, c’est ce qu’on souhaite faire. Ce n’est pas nécessairement du matériel, ce n’est pas nécessairement des produits, mais c’est vraiment de vivre une expérience qui nous a permis de grandir.

Voilà, on vous invite donc à aller rejoindre Christine et sa famille pour apprendre, pour goûter, pour déguster, pour jouer dans le labyrinthe, pour résoudre un crime en automne. Pourquoi pas ?

Plus d’infos sur la Ferme Guy Rivest :  https://www.quebeclemag.com/ferme-guy-rivest/

Merci pour cette invitation. Merci pour cette découverte.

Merci.

Merci à vous pour votre écoute. N’hésitez pas à vous abonner, évidemment, pour ne pas manquer les prochains épisodes dans lesquels on recevra d’autres passionnés du terroir et des saveurs du Québec. À très bientôt.

Québec Le Mag'

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