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Terroir & Saveurs du Québec | Nathalie Masse – Un Goût de Miel
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Merci d’écouter ce nouvel épisode du
Depuis quelques semaines, le podcast de Québec le Mag s’intéresse aux saveurs et aux terroirs du Québec. Vous savez, ces élevages, ces fermes, ces gîtes, ces tables champêtres, ces projets agro-touristiques qui sont devenus pour nous des passages obligés de nos road trips au Québec. Mais plus que présenter ces établissements, l’idée, c’est de parler aux personnes qui se trouvent derrière ces adresses, les personnes qui les ont créées, les personnes qui les ont reprises, les personnes qui les font vivre au quotidien. Parce que ce qu’on aime le plus, nous, au Québec, ce sont les rencontres avec ces Québécoises et ces Québécois passionnés, passionnants, bienveillants et dont la chaleur de l’accueil nous fait systématiquement retomber en amour avec le Québec.
Je m’appelle Karim Binon. Je suis ravi de vous présenter ce podcast et de vous emmener dans le Bas-Saint-Laurent, à Baie-des-Sables. Nous attend notre invitée du jour, Gabrielle Trigaux, qui vient nous parler du projet La Ruche.
Bonjour, Gabrielle.
Bonjour, Karim.
Bienvenue. Merci d’être présente.
Merci pour l’invitation.
Est-ce que tu peux nous parler du Projet La Ruche, nous dire exactement où ça se trouve, comment on le rejoint, ce que tu y fais et ce qui en fait la particularité ?
Oui, bien sûr.
Donc, nous, on est situés au Bas-Saint-Laurent, mais aux portes de la Gaspésie également. Donc, on est à cheval entre le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. À la base, c’est une ferme apicole qui était opérée par mon père. Puis, quand je suis revenue sur la ferme après des études en gestion de la restauration à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie en 2018, on s’est lancé dans le projet d’accueillir des gens à la ferme et de leur faire vivre vraiment une expérience agricole. On a comme démystifié un petit peu tout ce qui était normatif étant en zone agricole, donc qu’est-ce qu’on avait l’autorisation de faire d’une part, puis ça nous a permis de façonner un petit peu le projet tel qu’il est, c’est-à-dire qu’on a une table champêtre, on a un gîte à la ferme et évidemment on a des productions très très diversifiées parce que la définition de table champêtre, qu’on produit la majorité des aliments qu’on sert ici, Évidemment, le miel n’était pas suffisant. On a diversifié beaucoup les productions, mais il faut quand même savoir qu’on avait une ferme familiale qui nous servait pour nos besoins à nous, mes parents, mon frère, ma sœur. On a un petit peu fait éclater tout ça. On a vécu une petite crise de croissance. Puis on a fini par réussir à fournir pratiquement tous les légumes, toute la viande, donc on a le porc, le bœuf et l’agneau. On a des poules pondeuses, on a toujours la production apicole, puis on a quelques arbres fruitiers, production fruitière. Puis on peut aussi mettre en valeur les produits forestiers non-ligneux, donc les têtes de violon, champignons, toutes les fleurs sauvages, les petites pousses qu’on peut retrouver dans la nature sauvage. Alors actuellement, c’est le concept qu’on a, donc table champêtre avec gîte à la ferme. Puis on a quand même quelques projets qui cogitent pour le futur aussi.
À qui t’adresse l’établissement ? Qui sont les personnes que vous recevez le plus souvent aujourd’hui ?
Le plus souvent, c’est des locaux. Donc, ce sont des gens du coin qui nous ont adoptés puis qui apprécient bien la formule. Donc, aussi des gens parfois qui arrivent de peut-être une heure, deux heures de route, puis qui viennent passer un petit week-end à l’extérieur du cadre de la maison. Donc, souper, nuiter, brunch, puis qui viennent profiter des attraits du coin. Donc, on est quand même à quelques minutes des Jardins de Métis, de l’entrée du Parc de la Gaspésie. Donc, on a quand même une clientèle assez locale. Mais évidemment, en haute saison, on a quand même aussi des touristes.
Qu’est-ce qui t’a donné à toi, personnellement, l’envie de faire ce métier, de reprendre cette ferme et puis de la faire grandir comme ça ?
Moi, quand j’étais jeune, à la question où tu te vois dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, sans avoir une très bonne notion du temps, à l’époque, je m’imaginais déjà aubergiste. Donc, ce n’est pas quelque chose qui sort de nulle part. Je ne me suis jamais vraiment imaginé faire autre chose, en fait, qu’accueillir des gens. C’est sûr qu’avec le temps, ça s’est défini parce qu’évidemment, quand on est petit, on conçoit pas toujours très bien c’est quoi nos rêves d’enfant versus la réalité, là, ce qui est possible. Mais évidemment que le caractère agricole du milieu dans lequel j’ai grandi a teinté le projet aussi. J’imaginais pas nécessairement qui aurait autant de caractéristiques agricoles au projet. Mais moi, c’était vraiment l’amour de recevoir les gens, les producteurs agricoles, de faire découvrir finalement aux gens qu’on appelle les consommateurs le milieu agricole dans lequel moi, j’ai grandi. Recréer les liens entre ces deux types de gens-là pour les faire cohabiter finalement, faire prendre conscience aux gens qu’on a vraiment beaucoup à gagner de se rapprocher du milieu agricole.
Et aujourd’hui, qu’est-ce que tu aimes le plus dans le quotidien ?
J’aime le fait de pouvoir toucher à tout, je pense, c’est vraiment ça. J’ai pas quelque chose en particulier, c’est sûr que j’aime recevoir les gens, c’est beaucoup le contact humain, c’est les employés, c’est l’équipe, c’est toute la dynamique qu’on s’est créée par ce milieu-là. Mais j’aime ça pouvoir aller dans le jardin le matin, servir des gens le soir, j’aime ça m’assurer que tout le monde est heureux, puis c’est vraiment le fait de pouvoir toucher à tout.
Aujourd’hui, combien de personnes tu peux accueillir à ta table, par exemple à ta table de champêtre ou dans ton gîte ?
Ça varie beaucoup en fonction du moment de l’année et de la formule. Par exemple, une journée où on fait le brunch, la durée de l’expérience des gens est plus courte, donc on peut acquérir jusqu’à peut-être une soixantaine de personnes. Mais en soirée, on vise plutôt entre 20 et 30 clients à la table champêtre, donc ça varie vraiment en fonction de l’expérience. Au gîte, on a trois chambres, donc c’est des chambres en occupation double, donc jusqu’à six personnes. On a un petit lit d’appoint, donc on peut aussi accommoder les petites familles.
Tu évoquais tout à l’heure quelques-uns des attraits qu’on connaît bien, qu’on aime bien, nous, à Québec-le-Mec, qui se trouvent autour de chez toi. Quels sont ceux que tu recommandes, toi, aux visiteurs qui viennent te voir et particulièrement aux touristes ?
Moi, je dis toujours qu’on est au carrefour de trois monts skiables dans la région. Donc, en basse saison, évidemment, pour les amateurs de plein air, il y a ces trois endroits-là qui se situent à moins de 45 minutes de route. Après, pour les plus aventureux, on est quand même, c’est ça, au port de la Gaspésie, donc après il y a le parc de la Gaspésie, les Chic-Chocs et tout ça, donc ça peut aussi être une belle escale pendant la route vers la Gaspésie. En haute saison, les Jardins de Métis, c’est vraiment un incontournable, c’est un attrait d’une très grande beauté, autant contemporaine qu’historique, donc c’est vraiment un lieu parfait pour à peu près tous les types de clientèle, en fait, parce que c’est en plein air. Il y a un caractère historique aussi, donc c’est très intéressant pour à peu près tout le monde de trouver son compte. Il y a aussi une très bonne table, donc la Villa Estevan. Sinon, c’est sûr qu’on est dans une région où les paysages sont très beaux, donc le tourisme de contemplation, aller visiter les villages de métis sur mer, les maisons ancestrales et tout ça.
Sinon, il y a quelques petits attraits comme la… On a quand même une destination haute mer aussi, qui fait des excursions en haute mer avec des petits groupes, donc pas besoin d’être un gros groupe, ça peut être des tout petits groupes de 6-8 personnes. Il y a vraiment plein de choses, c’est vraiment une destination de plein air et gourmande aussi, parce qu’à Rimouski, on a quand même d’excellentes tables aussi, qui ont été notées dans le dernier guide Michelin. Voilà, donc les produits de la mer, il y en a vraiment pour tous les goûts.
Il y a de quoi faire en effet. Est-ce qu’il y a une saison que toi tu affectionnes particulièrement pour accueillir les gens ?
Je pense que ce serait la saison des récoltes, l’automne, avec les beaux paysages, le fait que ça redevient un petit peu plus tranquille. Mais pour nous, c’est le moment où c’est l’abondance dans les jardins et tout ça, donc c’est vraiment une période où on a beaucoup de choses à offrir et à proposer, puis qui est peut-être un petit peu sous-estimée en termes de période touristique, parce qu’en fait, septembre, octobre, c’est vraiment encore effervescent, puis les paysages sont magnifiques.
Est-ce qu’il y a un souvenir marquant ou une surprise qui doit te marquer depuis l’ouverture?
Bien, j’en parle depuis le début, mais la réponse de la clientèle locale, honnêtement, je m’attendais à ce qu’on soit plus touristique. Puis je suis agréablement surprise de voir l’adhésion des gens de la région à notre concept. Donc pour moi, c’est un grand message de savoir que les gens sont au rendez-vous semaine après semaine. En fait, c’est encore plus important, je dirais, d’avoir avant toute chose l’adhésion des gens de la place. Ça vient confirmer le besoin dans le milieu. Puis ensuite, évidemment, en tant que touriste, moi-même, quand je vais à l’extérieur, j’apprécie de fréquenter des lieux qui sont fréquentés par les locaux. Donc pour moi, c’est aussi le signal que c’est un endroit qui va éventuellement aussi être de plus en plus touristique, mais avec son petit noyau de gens de la place.
Haute saison qu’il faut réserver, j’imagine.
C’est sûr que c’est préférable. Puis aussi, pour nous, en tant que restaurateurs, c’est plus facile de prévoir quand les gens réservent. Mais on apprécie toujours les gens qui sont plus spontanés, qui n’ont pas d’horaire. Donc, il n’y a pas de problème. Mais évidemment, peut-être lâcher un petit coup de fil avant, juste pour être sûr qu’on a de la place pour vous recevoir.
Bien sûr. Une dernière question, Gabriel, avant de te laisser retourner à ton projet. Si les visiteurs devaient repartir qu’avec une seule chose de leur séjour chez toi au Projet La Ruche, qu’est-ce que ce serait ?
Je pense que je voudrais qu’ils retiennent qu’en fait, nous, on les accueille dans notre maison, on leur fait une place dans notre quotidien. Nous, c’est la voie qu’on a choisie pour en vivre, mais en fait, on voulait surtout ouvrir nos portes à ce mode de vie-là, qui est l’agriculture de petite taille et diversifiée. Montrer aux gens que c’est possible de faire un petit coin de jardin dans leur cour, d’avoir quelques poules. De vivre plus en phase avec la saisonnalité, les aliments locaux, qu’on peut y tirer du plaisir et non le voir comme une contrainte finalement. Donc je pense que ce que je souhaiterais c’est que les gens constatent à quel point ça peut être riche une vie connectée en phase avec notre environnement local puis le terroir.
Voilà, c’est exactement cet accueil-là que je parlais dans l’introduction de cet épisode de podcast. Merci de le représenter.
Plus d’infos sur le Projet La Ruche : https://www.quebeclemag.com/projet-la-ruche/
Ne manquez pas les prochains épisodes du podcast. Il y en a d’autres à venir, toujours sur ce sujet du terroir et des saveurs du Québec. N’oubliez pas de vous abonner. N’oubliez pas de nous laisser un avis. Merci beaucoup pour votre fidélité.
Merci surtout à toi, Gabrielle, d’être venue pour parler de ton établissement.
Merci Karim.
Je te dis à très bientôt et je vous dis à très bientôt.
Merci. Au revoir.
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