4 facettes inoubliables du Québec maritime

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La découverte du Québec maritime, à travers ses parcs régionaux, ses reliefs montagneux en passant par sa faune sauvage, génère des impressions fortes qui se transforment en souvenirs durables. Tutoyant l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, chacune des quatre régions laissera ainsi sa trace dans votre mémoire de voyageur. Peut-être à l’image des quatre thématiques coups de cœur suivantes…

1 • Écotourisme : la région du Bas-Saint-Laurent promet des aventures douces

Le Bas-Saint-Laurent, c’est le commencement de la mer et l’invitation à jouer dans une nature qui impose le respect. Ses îles, son littoral et son arrière-pays réunissent des milieux naturels à la fois riches et délicats et donc très précieux. Aussi cette région bordant la rive sud du Saint-Laurent est-elle une destination d’excellence pour les aventures douces et les activités écotouristiques. Randonnée pédestre, vélo, kayak de mer, observation de la faune, excursions aux baleines, interprétation de la nature, hébergements écologiques sont entre autres au programme. En la matière, plusieurs stations et organismes écotouristiques se distinguent : la Société d’écologie de la batture du Kamouraska (SEBKA) pour aller à la rencontre de la faune ailée, marine et terrestre et de la flore des marais salés à travers diverses activités ; la Société Duvetnor pour découvrir l’île aux Lièvres et les îles du Pot à l’Eau-de-Vie, des bijoux d’environnement préservé au large de Rivière-du-Loup. Cette jolie ville côtière est d’ailleurs l’un des ports d’embarquement des Croisières AML pour aller observer les baleines dans les eaux du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Magie assurée dans plus grand respect des géants du Saint-Laurent (en ayant vérifié, bien sûr, que la situation sanitaire ait permis le retour à la normale pour les activités). Plus loin sur la route 132, le parc national du Bic est un écrin phénoménal pour s’immerger dans la grande nature, la vivre en toute saison et y dormir grâce à l’expertise de la Sépaq (camping, prêt-à-camper et yourtes par exemple). À l’intérieur des terres, des expériences similaires sont au menu du parc national du Lac-Témiscouata, cette fois au cœur d’un riche milieu forestier et lacustre, avec mention spéciale pour les sorties en canot. L’amour de la nature sous toutes ses coutures !

Parc national du Lac-Témiscouata, Bas-Saint-Laurent

Parc national du Lac-Témiscouata ©Marc Loiselle/Le Québec maritime

 

2 • Émotions panoramiques en Gaspésie : de la mer aux sommets

Si le Québec maritime célèbre le mariage du fleuve avec la mer, il est aussi le témoin de la rencontre entre les reliefs continentaux de l’Amérique du Nord et l’horizon atlantique. La Gaspésie en est tout un symbole, puisqu’elle marque l’aboutissement oriental de la chaîne des Appalaches et de celle des monts Notre-Dame. Bienvenue dans les Chic-Chocs et les monts McGerrigle, une véritable montagne dans la mer ! Et une mer de montagnes (plus de 25 sommets de plus de 1 000 mètres dont la plus haute montagne du sud du Québec, le mont Jacques-Cartier) où collecter des panoramas et des émotions à couper le souffle été comme hiver, l’enneigement y étant exceptionnel pour la pratique de la raquette ou du ski nordique par exemple. Saviez-vous que la toundra alpine qui recouvre les plus hauts sommets était l’habitat de prédilection des derniers caribous des bois, les cousins des caribous migrateurs du Grand Nord ? Les rencontres avec la faune, en particulier les cervidés, sont d’ailleurs indissociables des randonnées courtes ou longues à vivre sur ce territoire traversé par le Sentier international des Appalaches. Cette activité de plein air parmi tant d’autres est à programmer au parc national de la Gaspésie, qui protège et valorise ces superbes massifs montagneux, de même que dans la réserve faunique des Chic-Chocs, dont le couvert forestier est spécialement au goût des orignaux, ours noirs, lièvres d’Amérique et autres porc-épic, sans oublier le peuple des lacs et des rivières. Notre coup de cœur pour vivre cette splendeur aux premières loges est l’Auberge de montagne des Chic-Chocs : le chic d’un hébergement montagnard grand confort (spa et cuisine gastronomique compris) et le choc du panorama et des 60 km2 de nature sauvage où jouer dehors comme jamais, le tout en toute intimité puisque cette auberge située au cœur de la réserve faunique de Matane compte seulement dix-huit chambres. On y va quand ?

➡️  A lire aussi: « Itinéraire : 7 jours de road-trip en Gaspésie »

Parc national de la Gaspésie ©Mathieu Dupuis/Le Québec maritime

Parc national de la Gaspésie ©Mathieu Dupuis/Le Québec maritime

 

3 • A la découverte de la faune sauvage en Côte-Nord

Sur la mer, en forêt ou dans les airs, les premiers habitants des grands espaces du Québec maritime sont des animaux sauvages aussi impressionnants que fascinants. Hôte de la route des Baleines, la Côte-Nord propose un menu particulièrement fastueux en matière de rencontres avec la faune. On pense bien sûr aux mammifères marins qui fréquentent en nombre les eaux du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et donnent lieu à des excursions inoubliables, notamment au départ de Tadoussac ou encore de la communauté innue d’Essipit. Mais vous retrouverez les phoques et les baleines tout au long de l’estuaire, parfois même sans quitter la rive. L’archipel des Sept Îles et la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan sont deux autres destinations d’excellence pour explorer le monde des géants de l’estuaire, de même que de nombreux oiseaux marins dont le petit pingouin et l’étonnant macareux moine, alias le perroquet de mer. À propos d’ornithologie, la Côte-Nord a vraiment de quoi enflammer les passionnés. Du côté de Baie-Comeau, un site comme le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes est fréquenté par plus de 250 espèces ailées en période de migration. Le merle bleu, le balbuzard pêcheur, le grand pic et la chouette laponne sont là : ouvrez l’œil ! De son côté, la forêt boréale a aussi ses vedettes : le majestueux orignal que l’on peut croiser un peu partout ; le cerf de Virginie, comme chez lui au parc national d’Anticosti ; et même, tout à fait au nord de la région, où la taïga prend ses droits, le caribou migrateur. Pour rencontrer les loups (au plus près dans un enclos) ou partir observer l’ours noir dans son milieu naturel en toute sécurité, notre bon plan ultime se trouve à Sacré-Cœur, près de Tadoussac et du fjord du Saguenay. Centre de vacances à la ferme et d’activités, La Ferme 5 Étoiles est également un refuge pour de nombreux animaux sauvages trouvés blessés ou orphelins dans la nature. Vous y verrez entre autres lynx, raton-laveur, orignal, renard argenté, porc-épic, marmotte et petite mouffette (saluez Peter de notre part !). Chaque matin, on peut participer aux soins des animaux en compagnie d’un guide de cette entreprise familiale.

➡️  A lire aussi: « Itinéraire : en Côte-Nord, sur la route des Baleines ! »

Macareux moines

Macareux moines ©Éric Deschamps/Le Québec maritime

 

4 • Culture et art de vivre : les Îles comme nulle part ailleurs

Comme il est dur de se prémunir du coup de foudre avec les Îles de la Madeleine… Si ce ne sont pas leurs paysages singuliers qui vous font craquer – immenses plages, falaises rouges, collines verdoyantes, maisons colorées, phares et petits ports de pêche –, ce sera l’accueil des Madelinots et l’atmosphère incomparable qui règne sur l’archipel. Tout ici invite au partage et à la poésie, à l’image du Concours de châteaux de sable qui se tient à Havre-Aubert chaque été. C’est comme si l’isolement de ces descendants d’Acadiens au cœur du golfe du Saint-Laurent leur avait donné des ailes pour créer et des papilles pour cuisiner, en plus de l’oreille musicale et du sens de la fête. Une multitude de boutiques de souvenirs, d’ateliers d’artistes et d’artisans vous attendent, comme l’Atelier Côtier – ou comment faire des œuvres et des objets déco avec le sable des Îles comme matière première ! – ou La Méduse, où voir de talentueux souffleurs de verre à l’œuvre. Côté saveurs, préparez-vous au grand jeu ! Les Madelinots sont aussi doués pour faire du fromage – ne pas manquer la Fromagerie du Pied-De-Vent et son mythique fromage à croûte mixte – que pour tirer le meilleur de la mer, du poisson au homard d’une fraîcheur incomparable en passant par les coquillages et l’art des boucaniers (la fumaison), à découvrir au Fumoir d’Antan, une entreprise familiale historique également Économusée. Fruits et légumes, viandes, mariculture, produits de la ruche, herboristeries, vignoble, cidrerie, pâtisseries… la place manque pour détailler l’offre du terroir insulaire, sans parler des tables où déguster les spécialités d’ici comme le pot-en-pot. Dans notre top : Le Domaine du Vieux Couvent et La Table des Roy pour leur gastronomie de haut vol ; l’auberge Chez Denis à François pour son authenticité familiale ; et Gourmande de Nature, une boutique à croquer où la cheffe Johanne Vigneau transmet son savoir-faire lors d’ateliers. Partout sur l’archipel, vous pouvez vous fier au logo Le Bon goût frais des Îles pour faire votre marché et vos pauses gourmandes. Enfin, on ne peut décemment passer sous silence deux adresses pour profiter à la fois du talent des Madelinots et de l’ambiance festive et musicale des îles, le tout dans des cadres à tomber : le Café de la Grave, un bistrot-restaurant haut en couleurs sur le site patrimonial du même nom qui conserve un cachet traditionnel au charme fou ; et la microbrasserie À l’abri de la Tempête qui, en bordure de mer avec vue sur la dune de l’Ouest, concocte des bières uniques mettant en scène les ressources naturelles des Îles de la Madeleine (fleurs, herbes, algues…). Vous nous donnerez des nouvelles de la Corne de brume, l’un des grands crus brassicoles de la maison. Santé !

Îles de la Madeleine

Îles de la Madeleine ©Mathieu Dupuis/Le Québec maritime

➡️  A lire aussi: « Québec maritime : et si on prenait vraiment le large? »

 

David Lang

Journaliste spécialisé voyage et art de vivre, David se régale avec le Québec depuis près de 15 ans. Après plus de 40 voyages à travers les régions et les saisons de la Belle Province, il devance largement Jacques Cartier et s’avoue toujours aussi bluffé par les expérience et les rencontres à vivre sur ce territoire hors nome. David le rédac’ chef anime une équipe de rédacteurs et de photographes avec qui il partage sa soif de découvertes chez les cousins.

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