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Terroir & Saveurs du Québec | Sophie Roy – La Miellerie de Sophie
Dans un pays où, quand on parle de sucre, on pense d’abord au sacro-saint
C’est à Pointe-Fortune, en Montérégie, que se trouve notre invité du jour. On est à à peine une heure de Montréal, donc autant dire qu’il n’y a pas beaucoup d’excuses valables pour ne pas aller lui rendre visite lors de votre prochain voyage au Québec. Il y en aura encore moins quand vous aurez entendu notre invité. Cet invité, c’est un amoureux de son terroir. C’est un grand partageur des saveurs québécoises. Il s’appelle Éric Bélanger. Il vient nous parler de son entreprise familiale, la Ferme Les Petites Écores.
Bonjour Éric et bienvenue sur le podcast de Québec Le Mag.
Bonjour, merci beaucoup.
Dites-moi, d’abord, c’est quoi la ferme Les Petites Écores ? Qu’est-ce que vous y proposez ? Qu’est-ce que vous y faites ? Et puis, qui êtes-vous ?
Donc, la ferme Les Petites Écores, c’est une entreprise familiale. On est quatre propriétaires. Il y a ma mère, mon père, moi et mon épouse qui en sont propriétaires. On est producteurs maraîchers biologiques, producteurs d’argousiers, qui est le petit fruit que vous voyez ici, ainsi que producteurs d’apiculteurs. On est producteurs de miel également. C’est les trois productions principales de la ferme, en plus de l’agro-tourisme.
Qu’est-ce qui fait l’ADN, qu’est-ce qui fait la spécificité de la ferme Les Petites Écores ?
Donc, nous, on s’est donné comme slogan, comme mission, en fait, d’éduquer le monde par rapport à l’agriculture, mais aussi de leur faire vivre différentes émotions à travers ce qu’ils vont manger. Donc, on a comme slogan d’éveiller vos sens au vrai goût. Donc, à chaque fois que vous venez à la ferme, le but est vraiment d’essayer de nouvelles choses pour étudier vos sens.
Qu’est-ce qui t’a donné, toi, l’envie de faire ce métier-là, de créer cette ferme ?
C’est une belle aventure. À l’origine, mon père a acheté la terre en 2007 dans le but de cultiver de l’argousier. Puis moi, en parallèle, j’étais au CEGEP, je n’étais pas trop certain dans quoi je voulais m’enligner. J’ai fait un peu de recherche, j’étais là pour aller faire un peu d’apiculture pendant que je termine mes études. Donc, finalement, je me suis lancé là-dedans complètement. J’étais allé pendant un an étudier au CEGEP d’Alma en gestion d’entreprise apicole. Puis, il est parti dans l’argousier de son côté, je suis parti les ruches du mien. Et ensemble, on a tout mis ça ensemble par la suite jusqu’à ce que mon épouse se joigne à nous en 2016.
Donc c’est quelque chose qui s’est fait progressivement, ce n’était pas une évidence, ni pour lui, ni pour toi.
Exactement. Lui, c’était vraiment un projet de retraite. C’était un peu pour s’amuser qu’il faisait ça, tandis que de mon bord, c’est devenu quelque chose de vraiment sérieux et ça a vraiment pris tout son sens quand on a tous fusionné ensemble.
Et vos épouses, elles, elles ont embarqué comme ça de manière plutôt enthousiaste ou il a fallu les convaincre ?
Pas du tout. De mon bord, mon épouse Hélène, elle avait toujours comme objectif de faire de la culture maraîchère un jour. On a eu la chance de se rencontrer exactement au bon moment pour que son rêve puisse devenir réalité. Et du bord de ma mère, elle m’aidait déjà beaucoup pour la mise en marché, le développement de produits. Donc, c’est juste venu naturellement que tout le monde se joigne à l’aventure.
Qu’est-ce que tu aimes le plus, toi, aujourd’hui, dans ton quotidien ?
C’est à la fois de rencontrer du nouveau monde, sensibiliser le monde par rapport à la réalité agricole, mais aussi de leur faire goûter des nouvelles choses, de leur faire découvrir des saveurs, et à chaque fois, ils font « Waouh ! C’est donc bien génial, ça ! » Ben oui, c’est vraiment toutes ces petites choses-là. Travailler avec le vivant également, c’est tout ça qui nous amène à vraiment apprécier notre travail au quotidien.
Est-ce que tu peux nous expliquer un peu comment se déroule une visite type de la ferme Les Petites Écores quand on arrive chez toi ?
On commence par entrer dans la boutique qui est également l’accueil, puis après ça on va se diriger, dépendamment des activités, soit directement pour visiter la ferme. Ça, c’est nos visites régulières. On a aussi les tables champêtres. Donc, le monde peut venir souper à la ferme en été. Donc, on va commencer par… Dépendamment des tables champêtres, on a certaines où on commence par une visite de la ferme. Après ça, on prend place sous un chapiteau dans nos jardins pour souper à cet endroit-là.
On a deux types de tables champêtres. On a les cabanes à miel et on a les soirées gastronomiques. Les cabanes à miel, c’est des soirées avec des ingrédients de la ferme qu’on fait ici à l’interne. Et les tables champêtres Gastronomique, c’est des soirées avec des chefs invités qui vont venir vous faire présenter les produits de la ferme à leur façon.
Sur le site internet de la ferme, il est indiqué que vous avez envie aussi de faire découvrir, de faire mieux connaître l’argousier parce qu’il a un goût un peu particulier. Qu’est-ce que tu peux nous en dire ?
L’argousier c’est un fruit qui est très intéressant. C’est un fruit qui va goûter l’abricot, la mangue, les fruits de la passion et certaines variétés qui vont aller chercher un peu même le pamplemousse. Il y a beaucoup de variétés d’argousiers. Donc nous ce qu’on essaie de faire c’est d’utiliser les bonnes variétés aux bons endroits pour aller chercher vraiment le goût unique pour nos produits. L’importance pour arriver à bien découvrir l’argousier c’est de goûter les bonnes variétés aux bons endroits.
Depuis que la ferme a été créée, j’imagine vous avez milliers d’anecdotes à raconter. Est-ce qu’il y en a une qui t’a vraiment frappé, que ce soit dans la mise en place ou avec un client peut-être ?
Et là là, j’ai le goût de vous amener complètement ailleurs. Donc on est producteur aussi, on a deux petites productions de poulet au pâturage et de porc au pâturage. C’est vraiment ailleurs que je vous amène… La première année, on avait des porcs qu’on a décidé de mettre dans une petite cabane. C’est la première fois qu’on les avait. On a laissé la porte ouverte et quand les autres se sont réveillés, ils ont dit « mais qu’est-ce qu’on fait ici ? » Ils sont juste partis à courir. Ça, c’est l’aventure d’agriculteur. Ça nous a pris environ 45 minutes, presque une heure à rattraper deux cochons. Puis c’était des petits porcelets encore. Oui, ça a été tout qu’une expérience. Maintenant, on travaille bien différemment et ce genre de choses-là arrivent plus. Ils peuvent vivre leur belle vie au pâturage.
À quel moment tu t’es dit « oui, j’ai vraiment fait le bon choix avec ce projet-là » ?
C’est une bonne question. C’est certain que tout au long du travail avec les abeilles, c’est quelque chose que j’adore. C’est quelque chose qu’on fait quotidiennement également. Mais je pense que c’est vraiment venu prendre tout son sens quand on a commencé les tables sans tête, parce que ça permet de faire vivre des expériences uniques aux citoyens ou aux personnes qui viennent nous visiter en tête. Et c’est là vraiment qu’on a réalisé qu’on tenait quelque chose de vraiment solide à la ferme et que le monde vivait une expérience. C’est ça qui est important pour nous, faire vivre une expérience et montrer le côté agricole à ceux qui viennent visiter.
Tu as dit tout à l’heure qu’il faut compter à peu près une demi-journée pour faire une vraie visite chez toi. Qu’est-ce que tu nous conseilles de faire juste avant ou juste après dans la région ?
Donc dans la région, il y a plusieurs activités qui peuvent être faites. Si vous aimez faire du vélo, il y a le canal, le canal de Soulanges, que c’est possible d’aller faire du vélo là avant de venir ici. Si on se rapproche, il y a à Rigaud, il y a Arbresca, qui est des belles activités. Le Mont Rigaud également, si vous êtes fan de vélo de montagne. Si vous voulez faire de l’histoire, il y a le musée régional de Vaudreuil-sur-Lange. Ou juste à côté, à point de fortune un peu Ontario, il y a la maison McDonald Williamson qui est une maison historique de traite de fourrure que c’est possible d’aller visiter également. Bon voilà, plein de choses à faire.
Avant de terminer cet épisode, j’ai une question que je pose à tous mes invités dans cette série Terroir et Saveurs. Si tes visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur séjour à la Ferme des Petites Écores, qu’est-ce que ce serait?
Un produit que j’aime vraiment beaucoup, c’est le miel au chocolat. Donc, c’est un de nos premiers produits qu’on a développé. Il est fait directement à partir du cacao. Ça va aller donner un succulent goût de chocolat-miel mélangé ensemble. C’est une bonne petite tartinade, autant pour déjeuner que les fondues au chocolat, ou bien tout simplement manger à la cuillère, ça aussi c’est permis. Si jamais vous voulez en apporter un deuxième avec vous, le miel épicé, excusez-moi, le sel d’argousier épicé, c’est un délice.
Garde-m’en un de chaque en réserve pour la prochaine fois ! Merci beaucoup. Merci pour cette découverte. Merci pour ce partage. J’espère que je pourrai passer très bientôt à la ferme Les Petites Écores.
Pour en savoir plus : https://www.quebeclemag.com/ferme-les-petites-ecores/
Merci encore pour ce partage.
Merci à vous.
Merci pour votre écoute. Merci pour votre fidélité. Rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode consacré au terroir et aux saveurs du Québec. À très bientôt.
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