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Terroir & Saveurs du Québec | Damien Girard – Les Viandes Bio de Charlevoix
Sur le roadtrip gourmand qu’on partage avec vous depuis quelques semaines sur
Bienvenue sur le podcast de Québec le Mag. On poursuit aujourd’hui notre découverte de ces petites adresses gourmandes qui parsèment le Québec et qu’on a eu le plaisir de découvrir et d’apprécier pendant nos nombreux voyages et roadtrips dans la belle province. Pour l’épisode du jour, on s’en va à Saint-Valérien-de-Milton, à la limite de la Montérégie et des Cantons de l’Est. C’est Jérémy Pilon qui nous attend là-bas pour nous parler de ce qui se présente comme une ferme différente, La Rabouillère.
Bonjour Jérémy.
Bonjour Karim, ça va bien ?
Ça va très bien, merci et toi ?
Oui, merci.
Tu es sur le territoire de cette ferme. Je voudrais que tu nous en parles, que tu nous expliques ce que c’est, qu’est-ce que vous proposez et pourquoi c’est une ferme différente.
Oui, La Rabouillère, c’est une ferme différente du fait qu’on est tout sauf une ferme conventionnelle. On a plusieurs volets à notre entreprise, mais si on parle surtout de la ferme, il y a premièrement deux grandes catégories d’élevage, si je peux dire. On élève vraiment pour la viande un petit élevage de moutons, donc une cinquantaine de brebis. On élève des porcs en pâturage de race rustique, le Berkshire. On élève aussi du lapin et de la pintade. Et toutes les petites productions qui sont toutes transformées.
La mise en marché est toute faite à la ferme. Donc, on vend ça à la boutique. Donc, kiosque à la ferme, on vend nos viandes congelées et plein de produits transformés. Et on la vend en repas à la ferme, en formule table champêtre, donc en salle à manger avec des repas plus ou moins élaborés et en repas pique-nique. Donc, la mise en marché est toute faite comme ça. On complète avec quelques restaurateurs aussi qui apprécient nos productions.
Ensuite, on a l’autre grande catégorie d’élevage, je peux dire, c’est les animaux qu’on appelle de la fantaisie, qui sont là seulement pour agrémenter la ferme et démontrer la diversité animale, si je peux dire. Donc, on a la chèvre miniature, on a des lamas, des alpagas, on a des andes, des chevaux, des chevaux miniatures, une multitude de volailles aussi, plusieurs espèces de faisans, de poules de toutes les couleurs, des cailles, etc.
Ayant cette diversité animale, on a décidé de faire de pouvoir faire visiter la ferme. Donc, les gens peuvent passer la journée ici sans être dans un événement. Donc, c’est la visite à la ferme qu’on appelle. Donc, il y a un frais d’accès au site. Les gens viennent en famille, on leur remet une petite carte du site qui explique qu’est-ce qu’ils peuvent voir. On leur permet de toucher les lapins, nourrir les chèvres. Ils peuvent emmener leur pique-nique ou profiter de notre service de pique-nique sans tracas.
À part toi, qui se trouve derrière cette ferme ? Qui sont les personnes qui permettent justement de créer ce lieu et de permettre aux gens de le visiter ?
Oui, je ne peux pas passer sous silence mon père Pierre Pilon qui a été le fondateur. Il y avait une vision qu’il nous a transmise. Donc, il a fondé ça en 92, il était vétérinaire de métier, puis il a toujours tripé sur la diversité animale, puis il m’a transmis un peu sa passion. Mais maintenant, il est retraité, il ne vit plus sur la ferme. Maintenant, c’est ma conjointe épouse Marie-Claude Bouchard qui est associée avec moi. Donc, on est les deux propriétaires qui vous accueillent chez nous, qui vous partagent ce lieu.
Comment s’organise une visite standard de la ferme ? Tu as dit qu’on pouvait y passer la journée. Qu’est-ce qu’il y a à faire ? Qu’est-ce qu’il y a à y voir ? Qu’est-ce qu’on peut faire au-delà d’y manger au final et de rencontrer les animaux ?
Oui. Grosso modo, la ferme, en arrivant, on se présente à l’accueil boutique. On reçoit notre plan de site. On commence par visiter toutes les volières, les faisans, les oiseaux, les pins aussi, que je n’ai pas nommés, etc. Ensuite, on se dirige vers les pâturages. Donc, il y a une belle marche qui se fait jusqu’aux boisées. Et là, c’est tous les grands animaux, petits ruminants, donc les chevaux, les ânes, les lamas, les chèvres et tout ça, ils viennent vous voir. Certains, on peut les nourrir, d’autres, on demande de ne pas les nourrir, question de régime particulier. Mais on peut nourrir donc les lamas, les alpagas, les chèvres, les moutons. Ça, ça nous amène un petit boisé qui est très agréable aussi, très relaxant, si je peux dire. Il y a un étable, il y a un petit sentier qui fait le tour. Donc, c’est court, mais c’est très bucolique, si je peux dire.
Ensuite, sur place, on a aussi un jeu de pétanque, jeu de fer, des modules de jeux pour les enfants et un air de pique-nique aussi avec plusieurs tables. Donc, voilà, c’est possible de se passer la journée. Certaines familles viennent seulement pour un… Le tour peut se faire en deux heures à peu près.
J’ai sauté les lapins, mais les lapins, c’est le hit pour les enfants. Là, ils ont accès à toucher directement les lapins, même enfants. Donc, c’est vraiment populaire.
Qu’est-ce qui, toi, t’a donné envie de faire ce métier, de te lancer dans cet entrepreneuriat ?
Bon, à l’époque, moi, j’ai étudié en technique de gestion de services alimentaires, donc gestion de restaurants à l’ITHQ. J’ai diplômé en 2001. À l’époque, j’avais une grande envie de voyage, donc c’était beaucoup pour le voyage que je me disais, ah, c’est un métier que je pourrais travailler à l’étranger. Mon père avait déjà l’entreprise depuis 8-9 ans. En faisant des stages et des petits emplois ici et là, je me suis rendu compte de la perle que j’avais à proximité. On dirait que je ne la voyais pas vraiment avant d’avoir travaillé un peu dans le domaine. Rapidement, je me suis associé avec mon père et on a développé ça ensemble. On a ajouté des salles à manger, on a ajouté l’hébergement, la boutique aussi depuis 2016. Aujourd’hui, d’être son propre patron, de vivre à la campagne, c’est génial.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton quotidien ?
Moi, c’est la diversité de mon travail. Donc, dans la même journée, je peux faire un peu de jardinage, je peux prendre soin des animaux, cuisiner. Je suis formé comme cuisinier, mais je fais un peu de tout, d’accueillir la clientèle. Donc, c’est vraiment la diversité de mon travail que j’apprécie. Au-delà de la visite, tu as parlé d’une table champêtre et de l’hébergement.
Est-ce que tu peux nous donner plus de détails sur ces sujets-là ?
Oui, en fait, il y a plusieurs volets à l’entreprise. Il y a la boutique à la ferme aussi, donc on vend nos viandes, plein de produits transformés et plein de produits locaux aussi de producteurs de la région qu’on apprécie beaucoup. Donc il y a ce volet-là.
Il y a le volet hébergement, donc on a deux unités de style chalets, si je peux dire, donc tout autonome. On a la grande maison qui peut loger une grande famille. C’est souvent des vacances à la ferme, donc les gens viennent, les grands-parents, les enfants, les petits-enfants. La grande maison peut loger jusqu’à 12 personnes avec quatre chambres fermées. Et on a le petit loft qui est plus petit pour une simple famille, deux adultes, deux enfants, qui peut loger jusqu’à 6 personnes. Eux ont accès VIP à la ferme, entre autres ramasser des oeufs dans le poulailler. C’est les seuls qui ont accès à la piscine. C’est les seuls qui ont accès aussi à la visite VIP. Donc ça, c’est soit avec nous les propriétaires ou l’employé de ferme. Et là, on fait des visites qui ne sont pas ouvertes au public. Donc, on va visiter la maternité des lapins. On peut entrer dans l’enclos des chèvres.
Sinon, le volet Table Champêtre, qui est notre volet principal, on a quatre salles à manger pour des groupes de 10 à 90 personnes. Il y a des menus 4, 5 services, des repas style buffet méchoui, des brunchs.
Et c’est toi qui fais la cuisine ?
En partie, mais j’ai de l’aide. Je ne peux pas tout faire, mais c’est un beau travail d’équipe. On a une cuisinière en plein. On a moi et Marie-Claude qui met la main à la pâte et aussi la maman de Marie-Claude qui nous fait tous les desserts, qui est une pâtissière de métier de carrière.
La table Champêtre, elle est ouverte toute l’année ?
Toute l’année, toujours sur réservation.
Et l’hébergement ?
Toute l’année, toujours sur réservation, mais pour les vacances à la ferme, c’est surtout l’été, avec la piscine, avec les animaux qui sont tous à l’extérieur. C’est très populaire, donc si vous n’avez pas réservé aujourd’hui, fin mai, il ne reste pas grand-chose.
Est-ce que pendant toutes ces années, depuis depuis que tu t’occupes de de La Rabouillère, il y a un souvenir marquant, quelque chose qui t’a vraiment frappé avec un client pendant une activité, pendant une mise en place ou une belle surprise ?
Il y a une parole d’un client qui me revient en tête. Il était venu nous voir en cuisine après son événement. Il avait dit la phrase à peu près comme telle. « Quand vous faites le bien comme vous le faites, vous servez à quelque chose. » Ça m’avait touché.
On a beaucoup de commentaires sur la quiétude des lieux et c’est ce qu’on essaye justement de faire. Je ne sais pas si vous entendez les oiseaux autour de moi.
On les entend, oui. Je me faisais la réflexion tout à l’heure pendant que tu parlais qu’il y avait juste un bruit de fond, le gazouillis des oiseaux, c’est très agréable.
Ce n’est pas un montage.
Ce n’est pas des effets spéciaux, on vous promet.
Si les visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur passage chez toi, que ce soit un souvenir, un produit, une expérience, qu’est-ce que ce serait ?
Un produit chouchou de la boutique, il y a les raviolis de lapin avec une sauce au foie gras, qui sont fameux, qui sont très populaires. C’est un plat qu’on a développé ensemble, Marc-Claude et moi. Marc-Claude a toujours aimé travailler les pâtes fraîches, donc elle fait vraiment sa pâte maison, sa farce maison. Puis elle m’a demandé de trouver quelle sauce serait bonne avec ça. C’est un jus de lapin monté au foie gras qui accompagne bien ça. Ici, on le sert avec croquettes, fromage râpé et sauté de pleurote. Un plat signature très, très bon.
Ça a l’air très, très bien, en effet, comme tout ce qui est fait à La Rabouillère. Vous l’avez compris, Jérémy fait partie de ces passionnés, de ces amoureux du terroir, des saveurs du Québec, comme nous, d’ailleurs. On retrouvera Jérémy sur le site Internet à travers la transcription de ce podcast.
En savoir plus sur la Rabouillère : https://www.quebeclemag.com/la-rabouillere/
Merci beaucoup, Jérémy.
Ça fait plaisir, merci à toi Karim.
Et puis rendez-vous à vous pour un prochain épisode très bientôt sur la chaîne du podcast de Québec Le Mag. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire, à vous abonner surtout pour ne rien louper de nos prochains épisodes.
À très très bientôt.
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