Lanaudière, Le Québec authentique, Mauricie
Que faire entre Montréal et Québec ? 8 escales coups de cœur dans Lanaudière-Mauricie
La meilleure façon de voyager entre la métropole du Québec et sa capitale est… d
Parmi les atouts charme des régions de Lanaudière et de la Mauricie, il en est un, sans doute le plus sous-estimé par les voyageurs, et pourtant le plus facilement accessible de tous : l’urbanité douce de ces villes à taille humaine qui, entre Québec et Montréal, méritent tellement plus qu’un simple arrêt. Terrebonne, Joliette, Shawinigan et Trois-Rivières ont chacune des histoires singulières à raconter, un patrimoine et des attraits bien à elles à partager… et beaucoup de bons souvenirs à laisser.
Facile, l’escapade à la découverte des villes de Lanaudière-Mauricie l’est en toute saison, que l’on parte de Montréal ou de Québec. Voisine de la métropole québécoise, la région de Lanaudière déploie, du fleuve Saint-Laurent jusqu’aux grands espaces de son arrière-pays, une constellation de petites villes et de villages de charme. À seulement quelques dizaines de kilomètres du centre-ville de Montréal, Terrebonne est une première escale gorgée de richesses historiques. Seulement 40 km plus loin, Joliette tisse son propre récit de part et d’autre de la rivière L’Assomption, entre patrimoine, arts et plaisirs. Et que dire de Trois-Rivières ? À mi-parcours sur le Chemin du Roy qui relie Québec à Montréal, la capitale de la Mauricie s’offre comme un véritable musée à ciel ouvert, en plus d’être une ville vibrante à vivre au présent. On prend le temps de la découvrir avant de remonter le fil de la rivière Saint-Maurice pour atteindre, en une demi-heure de route, Shawinigan, sa fameuse Cité de l’Énergie, son centre-ville et ses cœurs villageois, le tout à deux pas du parc national de la Mauricie. Pour une escapade d’un week-end ou à insérer au road book des vacances, ces villes de Lanaudière-Mauricie sont autant de pépites pour s’évader, se régaler, apprendre, comprendre et ralentir le tempo !
Centre ville de Trois-Rivières
Baignée par les rivières Mascouche, Saint-Pierre et des Mille Îles, Terrebonne évoque dans son nom-même la générosité de ses terres. Mais c’est d’abord par son patrimoine historique que cette ville, la plus peuplée de Lanaudière, nous captive. On met le cap sur le Vieux-Terrebonne, qui longe la rivière des Mille Îles en racontant au fil de ses rues plus de 360 ans d’histoire. Parmi les plus riches et les mieux préservés de la province, ce quartier patrimonial nous plonge directement au temps des seigneuries des XVIII e et XIX e siècles. Le clou de la visite est sans conteste le site de l’Île-des-Moulins : un précieux ensemble d’édifices préindustriels, dont de remarquables bâtisses restaurées comme le bureau seigneurial, l’ancienne boulangerie et les moulins à farine, à scie et à carder, mais aussi des expositions retraçant cette prestigieuse histoire. En autonomie, à l’aide de l’appli Balado Découverte (cherchez « Le Vieux-Terrebonne se raconte ») ou en compagnie d’une guide, la visite est particulièrement agréable, que ce soit sur l’île ou le long de la rivière bordant le Vieux-Terrebonne. Les animations se succèdent en été (apéros musicaux, concerts, événements et festivals) et pendant le temps des fêtes, avec le marché de Noël, sans oublier le très joli éventail d’adresses gourmandes que recèle les rues pleines de cachet du Vieux-Terrebonne.
À ne pas manquer pour aller plus loin, la nouvelle exposition permanente « L’histoire avec un grand… T! » à la Maison Bélisle – le plus ancien bâtiment de Terrebonne, érigé en 1759 – revient sur l’histoire des bâtisseurs de la cité et le quotidien de ses premiers habitants. Pour prendre l’air et se dégourdir les jambes ou les bras, Terrebonne regorge de bonnes pistes, tel le Parc écologique de la Coulée, le Corridor de biodiversité et, surtout, le Parc de la Rivière, qui invite à louer des embarcations pour batifoler sur la rivière des Mille Îles (parcours en boucle de 4 km), à jouer au disc-golf, à faire du tir à l’arc et même à grimper sur une tour d’observation. Enfin, tant qu’à jeter l’ancre à Terrebonne, prenez aussi le temps de découvrir l’autre petit joyau de la MRC Les Moulins : le Vieux-Mascouche, dont la paroisse fondée en 1750 est la plus ancienne de cette municipalité régionale de comté au patrimoine décidément bavard.
À Joliette aussi, c’est la force de l’eau qui a contribué au développement d’une communauté. L’actuelle capitale régionale de Lanaudière doit son nom à Barthélemy Joliette (1789-1850). Cet homme d’affaires inaugura, en 1823, un complexe de moulins au bord de la rivière L’Assomption, propulsant l’essor de la foresterie dans la région et faisant naître le village d’Industrie, qui deviendra officiellement Joliette en 1864. Le circuit patrimonial de la ville permet de se connecter à cette histoire en 39 temps, au fil des bâtisses historiques, maisons bourgeoises, anciennes résidences des communautés religieuses, parcs, édifices municipaux… Les panneaux d’interprétation sont riches de personnages et d’anecdotes, de la fondation du village d’Industrie jusqu’à l’époque moderne. On apprend par exemple que Joliette a accueilli, lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976, les épreuves de tir à l’arc, ou que plusieurs artistes québécois tels Ozias Leduc, Georges Delfosse et Toussaint-Xénophon Renaud ont œuvré à la décoration intérieure de sa cathédrale. Joliette vous inspirera aussi par les nombreuses œuvres d’art public, installations, sculptures et murales, qui marque son paysage urbain.
Festival de Lanaudière – Photo Pure Perception
Elle s’est hissée au rang de destination culturelle de premier plan grâce à deux grands attraits à ne pas manquer : le Festival de Lanaudière, l’un des plus prestigieux événement de musique classique au Canada (en juillet) ; et le musée d’art de Joliette. Ce dernier est riche de près de 9 000 œuvres abreuvant quatre grandes thématiques : l’art canadien, l’art européen, l’art contemporain et l’archéologie. Une collection qui en a fait le plus important musée d’art en région au Québec, hors grands centres urbains. Vous serez aussi conquis par la douce effervescence du centre-ville de Joliette, ses terrasses accueillantes, ses boutiques, son marché public animé, ses bonnes tables et ses parcs. Un point de chute testé et validé ? Campé au bord de la rivière, l’Hôtel-Château Joliette vous place à 15 minutes de marche du musée d’art. Pour ne rien gâcher, son restaurant, la TABLE G, compte parmi les meilleurs repaires gourmands de la région.
Hotel Château Joliette
D’une capitale régionale à l’autre, il n’y a qu’un pas à faire dans Lanaudière-Mauricie. Bienvenue à Trois-Rivières ! Deuxième ville fondée en Nouvelle-France après Québec, Trois-Rivières est un joyau historique posé au confluent du Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, dont les bras ont inspiré à la cité son nom, et façonné son destin. Près d’un siècle après sa fondation en 1634 par le mystérieux sieur Laviolette, la belle vit naître le chemin du Roy (l’actuelle route 138) qui la relia à Québec et plus tard à Montréal : la toute première route carrossable du Canada. Elle devint aussi, au XX e siècle, la capitale mondiale des pâtes et papiers, ce dont témoigne avec brio et humanité le captivant musée Boréalis, sur le site même où la CIP produisait jadis près de 1 000 tonnes de papier journal chaque jour.
Boréalis – Photo Etienne Boisvert
Aujourd’hui, cette ville dynamique de près de 140 000 habitants est véritable carrefour économique, universitaire et culturel, une destination à la fois effervescente, tranquille et inspirante, hôte du Festival international de la poésie depuis plus de 40 ans. Au voyageur, elle a beaucoup à offrir, à commencer par son patrimoine. Concentré sur un petit périmètre, le Vieux-Trois-Rivières regorge de trésors architecturaux et muséaux. Parmi les immanquables : le Manoir Boucher de Niverville, le Musée des Ursulines, l’étonnant musée POP dédié à la culture populaire québécoise et la Vieille-Prison de Trois-Rivières , dont la visite est toujours poignante. À Trois-Rivières, on prend aussi le temps de la liberté. On flâne les yeux dans le Saint-Laurent au parc portuaire ; on magasine sur l’avenue des Forges ; on se met au vert au parc de l’Île-Saint-Quentin ; on remonte le temps au lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice ou au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac ; on pélerine jusqu’au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap ; on se sucre le bec (toute l’année !) à la Cabane à sucre Chez Dany ; on boit une bière à la microbrasserie Le Temps d’une Pinte ; on va au spectacle à l’Amphithéâtre Cogeco, où le Cirque du Soleil propose chaque été une série Hommage ; on pose ses valises à l’Hôtel Oui Go! pour se lover dans la douce énergie du centre-ville et fondre sur ses très bonnes tables… Bref, on vibre au rythme d’une des villes les plus étonnantes et attachantes du Québec !
Amphithéâtre Cogeco – Photo Damien Lair
La dernière pépite urbaine de Lanaudière-Mauricie à rejoindre notre battée est une véritable boule d’énergie ! Embrassant les sinuosités de la rivière Saint-Maurice, entourée de forêts et de lacs à perte de vue, Shawinigan tire sa force de la grande nature elle-même. Elle en est aussi une porte d’entrée de choix, avec le fabuleux parc national de la Mauricie situé littéralement à son seuil, mais aussi avec le Parc de l’île-Melville, dont les 160 ha invitent à se mettre au vert en plein centre-ville. Ici, comme dans le cœur villageois de Saint-Jean-des-Piles, c’est la rivière qui donne le la. C’est également au cours fougueux du Saint-Maurice que la ville, fondée il y a à peine plus d’un siècle, doit son développement et sa prospérité. Car pour beaucoup, Shawinigan, c’est tout d’abord la Cité de l’énergie . Incontournable et unique au Canada, le complexe muséal éponyme mérite en effet le détour pour sa façon de nous raconter grandeur nature l’épopée hydroélectrique qui a façonné la région, et plus généralement de nous sensibiliser au thème de l’énergie.
Cité de l’Énergie – Photo Damien Lair
Exposition, spectacle multimédia, visite de la centrale de Shawinigan-2 et de la Centrale N.A.C., musée du Premier ministre Jean-Chrétien, spectacles nocturnes immersifs en été dans l’Amphithéâtre Québécor… aucune chance de s’ennuyer ! Du haut de la tour d’observation de 155 mètres, vous vous rendrez compte de l’immensité du territoire de Shawinigan – près de 1 000 km 2 ! – et de son lien étroit avec la nature. Côté ville, Shawinigan regorge de tentations et de petits trésors parfois cachés. Pour les dénicher, baguenaudez sur la Promenade du Saint-Maurice , explorez le centre-ville dont le plan d’urbanisme est inspiré de New York, ne passez surtout pas à côté du Broue Pub du Trou du Diable, la mythique microbrasserie locale, et perdez-vous dans le charme bucolique du cœur villageois de Sainte-Flore : ses belles maisons, son église patrimoniale, ses galeries d’art et ses irrésistibles adresses gourmandes vous plongerons dans une ambiance paisible et souriante. Vous serez définitivement sous le charme de Shawinigan et, à votre tour, comme ses habitants, vous l’appellerez « Shawi » !
Lanaudière, Le Québec authentique, Mauricie
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