Terroir & Saveurs du Québec | Mélanie Marcoux – Verger Gros Pierre


Direction Compton, près de Sherbrooke, pour rencontrer Mélanie Marcoux, la co-propriétaire de la très gourmande adresse Terroir & Saveurs du jour : le Verger Gros Pierre

Bonjour tout le monde, bienvenue sur le podcast du Québec Le Mag. On prend aujourd’hui la direction de l’Estrie, plus précisément à Compton. On est près de Sherbrooke. Et là-bas, les saisons rythment la vie d’un lieu qui est devenu, au fil des années, une vraie destination gourmande, comme on les aime chez Québec Le Mag, le Verger Gros Pierre. Alors, entre les pommiers, les cidres, les produits du terroir et les visiteurs qui viennent profiter du paysage et des saveurs locales, on a beaucoup de choses à raconter aujourd’hui. Et celle qui nous emmène à la cueillette des pommes du Verger Gros Pierre, c’est Mélanie Marcoux.

Bonjour Mélanie.

Bonjour.

Bienvenue.

Merci beaucoup.

Dis-moi, le Verger Gros Pierre, comment tu le présentes à quelqu’un qui n’y a jamais mis les pieds ?

Alors, Verger Gros Pierre, c’est une entreprise qui date depuis plus de 40 ans maintenant. Je suis la copropriétaire avec mon conjoint. Alors, on est partenaire en affaires et dans la vie de tous les jours également. C’est une entreprise où on aime recevoir les gens, partager nos connaissances, partager des saveurs. Les gens viennent prendre un moment en nature justement pour relaxer et savourer les paysages aussi.

Qu’est-ce qui fait l’ADN, qu’est-ce qui fait la différence chez Verger Gros Pierre ?

Alors le Gros-Pierre, on cultive environ 10 000 pommiers, avec environ 25 variétés de pommes. Alors nous, on développe avec la pomme de demain, des nouvelles variétés. Alors on fait connaître aux gens des nouvelles saveurs de pommes qu’ils n’ont jamais goûtées. On est quelques producteurs au Québec à posséder ces variétés-là, telles que la variété Passionata, la Belle d’Août.

Et chacune des pommes a une histoire, une saveur, et on aime partager le toit avec nos clients. Au Gros-Pierre aussi, on cultive bien sûr les pommes, on les transforme, on a des cuisines qu’on transforme bien sûr en tartes, en pâtisseries, tartinades, on presse le jus toutes les semaines et puis on met en marché aussi les pommes.

On a une boutique et bien sûr avec plein de produits aussi de nos collègues de la région.

Qu’est-ce qui vous a donné, à ton mari et toi, l’envie de vous lancer dans ce métier-là, dans la culture des pommes ?

Je pense que c’est littéralement, je suis vraiment littéralement tombée dans les pommes avec mon conjoint. Moi, je n’étais pas du milieu agricole du tout, du tout. Mon conjoint, par contre, oui, lui avait une ferme laitière, mais moi, j’étais dans un milieu juridique. Et quand je l’ai rencontré, j’ai découvert que j’avais quand même une fibre entrepreneuriale et de fil en aiguille, on a racheté l’entreprise graduellement. Dans le fond, le Gros-Pierre existe, comme je le disais plus tôt, depuis plus de 40 ans. On a acheté de Mme Goyette et M. Poulin, les fondateurs du Gros-Pierre. C’est un transfert non apparenté. Et on a acheté petit à petit l’entreprise.

Est-ce que ce parcours a été un long fleuve tranquille ?

Il est rempli de défis, de défis d’apprentissage, mais on est tout aussi passionné que le premier jour.  Non, moi, j’ai dû me former. Les défis que j’ai rencontrés dans ce long fleuve, c’est les horaires atypiques. Alors, c’est pas un horaire de 8 à 4. Moi, je n’étais pas vraiment habituée à ces horaires-là. Mais maintenant, c’est un mode de vie, dans le fond, parce qu’on est au rythme des saisons. Nous, on fait la blague toujours que le mois de janvier, on n’existe pas, on est vraiment au repos. Parce qu’un verger, contrairement aux gens, ce qu’ils peuvent penser, c’est pratiquement 12 mois par année, les soins des pommiers et tout. Donc, c’est pas juste l’automne.

Aujourd’hui, qu’est-ce que tu aimes le plus, toi, dans ton quotidien ?

Moi, j’aime encore rencontrer les gens. J’aime rencontrer les gens, partager notre milieu, partager nos connaissances. J’aime aussi, on aime beaucoup transmettre aux étudiants qui aimeraient donner la petite fibre de l’agriculture et aussi de l’entreprenariat. Fait qu’on partage beaucoup nos connaissances. J’adore ça de mon métier. Je pense, oui, c’est vraiment un très beau métier, puis je l’adore encore dans son ensemble, oui.

Quand les visiteurs viennent chez toi, qu’est-ce que tu leur conseilles d’aller voir à proximité ?

À proximité, bien, on est un territoire très, très riche, ici, à Compton. Alors, on a la fromagerie, la station, il y a la cidrerie Compton, il y a deux autres vergers qui sont près de nous, il y a le domaine Ives Hill, qui produisent du cassis, et bien sûr, il y a les parcs de la Gorge. Alors, on en a pour quelques jours, quand on vient dans la région de Compton.

Est-ce qu’il y a une saison que tu préfères ? Alors évidemment l’automne, puisque c’est la saison des cueillettes, mais… Qu’est-ce que les visiteurs peuvent venir vivre et voir chez toi aux autres saisons, justement ?

Le verger l’été, dans le fond, c’est la nature à son calme. Moi, j’appelle ça la période tranquille. Donc, c’est à ce moment-là que les gens peuvent venir relaxer, prendre un pique-nique sur la terrasse, peuvent déguster nos produits. On a la crème glacée, les barbottines. C’est un bel endroit aussi pour les gens qui aiment la photo, qui aiment prendre des photos. Et se relaxer aussi avec les enfants. On a une superbe aire de jeu pour les accueillir. Donc le verger, l’été, ça existe, mais on va avoir des pommes, là, d’ici trois semaines, on aura nos pommes blanches, les premières pommes de la saison.

Ah oui, déjà. Est-ce que, pendant toutes ces années au verger, il y a un souvenir qui t’a marqué ou un moment où tu t’es dit « Ça, c’est vraiment le signe que j’ai fait le bon choix de m’engager dans ce métier-là, dans cette entreprise-là ».

Moi, c’est les gens qui repartent et qui reviennent avec les enfants. Puis maintenant, on a la troisième génération, alors les grands-parents viennent. C’est une destination famille. Notre équipe, c’est une équipe familiale. On a bien sûr de la famille de sang, mais les employés, ils restent avec nous longtemps, que ce soit les étudiants ou les autres. Donc, c’est vraiment la famille pour moi qui est très importante. Donc, on aime ça que les gens viennent ici. Puis, les belles histoires aussi, des mariages, des demandes en mariage. Moi, quand les gens viennent célébrer quelque chose, Un événement particulier, ça, ça me fascine tout le temps. Des fois, c’est des événements un petit peu moins heureux, mais il y a des événements très, très heureux aussi.

Alors le verger, la pomme, est associé souvent à des souvenirs, oui gustatifs, mais des souvenirs de cœur aussi.

Donc, toutes les variétés de pommes que vous produisez, c’est laquelle ta préférée ?

Moi, je vous dirais, c’est la Summer End. Pourquoi ? Parce que quand j’ai rencontré mon conjoint, j’étais venue cueillir cette pomme-là. Et c’est cette pomme-là que j’ai découverte, qu’il n’y a pas beaucoup en épicerie. Alors j’ai appris… C’est ma variété préférée.

Par contre, dans les nouvelles variétés, j’aime beaucoup la Belle d’Août, parce que moi, j’ai une dent sucrée. Et la Belle d’Août, c’est une pomme qui est sucrée parmi les pommes acidulées, parce qu’elle est prête tôt en saison.

Super. Dernière question, Mélanie. Si tes visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur séjour au Verger Gros Pierre, ce serait quoi ?

Qui aient découvert des nouvelles saveurs, puis qui reviennent, puis que je veux retrouver cette saveur-là de pomme. Souvent, les gens, ils reviennent. « Oui, la pomme, elle est… Je suis venue à telle époque, elle était jaune, elle était…»

Bien, de retrouver des saveurs et de retourner chez eux avec le souvenir et un… Avec un souvenir des gens avec qui ont vécu l’activité, mais un souvenir aussi pour eux, oui.

Merci Mélanie pour cette visite du Verger, visite virtuelle évidemment. On vous invite à aller la visiter pour de vrai.

Plus d’infos sur le Verger Gros Pierre : https://www.quebeclemag.com/verger-le-gros-pierre/

On se voit très bientôt.

Merci. Bonne fin de journée.

Et puis tout le monde, on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode, évidemment, du podcast de Québec Le Mag, de nouveau dans cette série Terroir & Saveurs, avec d’autres passionnés par tout ce que le Québec peut nous offrir.

À bientôt.

Québec Le Mag'

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