Lanaudière, Le Québec authentique
Les Fous-Braques
Les Fous-Braques sont une escale tout indiquée pour savourer de bons plats dans
Beaucoup de restaurateurs vous diront qu’il faut être un peu fou, voire un peu braque pour se lancer dans ce métier et décider de défendre jour après jour une cuisine profondément attachée à son terroir. Mais pour notre invitée du jour, la folie a du bon, puisque ça fait maintenant dix ans que sa brasserie, la bien nommée Les Fous-Braques, fait partie du paysage gourmand de Mascouche.
Bienvenue sur le podcast de Québec le Mag, dans notre série Terroir et Saveurs du Québec. Aujourd’hui, on pose nos valises dans Lanaudière, dans un resto où la carte suit les saisons, où les producteurs et artisans locaux occupent une place de choix. On va parler donc cuisine, produit du Québec bien sûr, mais aussi de l’aventure d’un restaurant, de rencontres, de convivialité, de tout ce qui fait qu’une adresse finit par devenir un lieu auquel on s’attache et dans lequel on a envie de revenir.
Celle qui va nous raconter cette histoire, celle des Fous-Braques, c’est sa propriétaire, Mélissa Corbeil.
Bonjour, Mélissa.
Bonjour.
Bienvenue sur le podcast de Québec le Mag.
Merci de m’avoir reçue.
Alors dis-moi, présente-nous d’abord cet établissement, ton établissement, les Fous-Braques. Comment tu es arrivée là et pourquoi il s’appelle comme ça ?
Oui, alors les Fous-Braques, c’est né en 2016, dans une époque où dans notre région, à nous, à Mascouche, il y avait beaucoup de gandes chaînes de restauration, très peu de petits commerces indépendants. J’avais une associée à l’époque et on s’est dit, deux femmes qui se lancent en affaire dans un genre de resto, si on veut, qu’il n’y avait pas dans notre région, il faut quand même être fou pour ça. Donc de là est venu, on va nommer ça, les Fous-Braques.
Et puis ça fait dix ans maintenant, dix ans d’un petit resto dans un petit quartier où surtout une clientèle très locale. Et puis voilà, d’où l’aventure est partie.
Mais qu’est-ce qui fait aujourd’hui la spécificité ? Qu’est-ce qui vous rend différents des autres restaurants ?
Je pense que c’est notre approche, on est très près de nos artisans, de même qu’on est très près de notre clientèle aussi, donc on essaie d’aller chercher des petites pépites un petit peu partout où on peut et puis de le faire découvrir à notre clientèle à tous les jours.
Qu’est-ce qui toi t’a donné l’envie de te lancer dans la restauration ?
Moi, j’ai baigné dans ça depuis mon très jeune âge. Ça va presque faire 20 ans que je suis en restauration maintenant. Ma mère était en restauration quand j’étais plus jeune, donc j’ai commencé vraiment très, très tôt. Elle a eu aussi un restaurant. Donc, j’ai navigué un petit peu là-dedans. Je suis sortie un petit peu pour aller en gestion hôtelière, voir si ça m’intéressait. Et puis, je suis revenue à mes anciennes amours avec la restauration parce que finalement, c’est ça qui me passionnait.
On peut dire aujourd’hui que tu es installée, que le restaurant est installé, mais est-ce que tout a été tranquille pendant ces dix ans ?
Non. La restauration, ça n’est jamais tranquille. C’est tous les jours des défis. Les premières années, c’est difficile. C’est difficile de se faire connaître. C’est difficile de s’implanter dans une région. Ensuite, bon, il y a eu la COVID. Ça a été une autre étape difficile. Et c’est de chaque jour, pas renaître, mais de faire quelque chose qui fait en sorte qu’on se souvienne de nous, pas juste d’être là et de prendre ça comme une vague tranquille.
Tous les jours, c’est des nouveaux défis.
Donne-nous envie. Qu’est-ce qu’on mange aux Fous-Braques ?
On mange plein de bonnes choses. On mange des tartares. On n’a pas d’assiette de spécialité. On aime dire que tout est une spécialité à la maison. Comme on va chercher des aliments qui changent au gré des saisons, mais aussi au gré des semaines, on a toujours une entrée et un plat du chef. Donc, on aime aller piger un petit peu partout.
Donc, si on est un habitué du resto, on suggère toujours aux gens d’y aller avec les suggestions du chef, comme ce sont des choses qui changent. Donc, on va chercher, on va piger un petit peu partout.
Qu’est-ce que, toi, tu préfères dans ton quotidien aujourd’hui?
Tout. Le fait que ce ne soit jamais la même journée, le fait que je peux arriver le matin, faire un petit peu de cuisine, retourner dans le bureau, faire de la gestion. En soirée, je suis sur le plancher, je peux être auprès des clients, je peux être derrière le bar. Vraiment que ce soit un amalgame de plusieurs choses dans une journée qui feront que ce ne sera jamais routinier.
À quel moment tu t’es dit que tu avais fait le bon choix, que tu avais pris la bonne décision ?
Je dirais peut-être à la quatrième année d’ouverture du restaurant. Les trois premières années, c’était difficile, donc c’est sans cesse du questionnement, mais à partir de la quatrième année où les choses se sont déposées un petit peu, où là, on a eu beaucoup de plaisir, tous les matins où on peut créer, où on peut amener quelque chose de différent, c’est ces journées-là que je me dis «Ah, mon Dieu, je suis à la bonne place où je suis, moi».
Quand on vient manger chez toi, on est forcément dans Lanaudière. Qu’est-ce que tu recommandes aux clients qui te demandent ce qu’ils devraient aller voir, ce qu’ils devraient faire dans la région autour de chez toi ?
Ça dépend des saisons. Je dirais qu’il y a beaucoup de choses à voir autour de nous. À l’Annaudière, on a un guide de Lanaudière, donc on peut facilement se tracer un petit chemin pour aller voir plusieurs producteurs. Mascouche, dans la région où on est spécifiquement, est très bonne pour avoir beaucoup de festivals. On a un grand parc derrière le restaurant où on peut facilement aller faire un pique-nique, aller faire de la randonnée. Il y a un parc pour les enfants, il y a des pistes. Il y a vraiment beaucoup de choses.
Puis c’est facile de prendre la voiture, de dire on va arrêter dans une fromagerie, on va aller au verger, on va aller cueillir une citrouille, on va ramasser des fraises, des bleuets. Il y a vraiment beaucoup de choses à voir, beaucoup de fermes à visiter.
Est-ce que tu as en tête un souvenir, une anecdote, quelque chose de marquant que tu racontes peut-être un peu souvent de ces dix années ?
Pas spécifiquement, mais je dirais que chaque année, il y a quelque chose qu’on a instauré à l’ouverture que je continue depuis 10 ans. À chaque année, en début de saison, que ce soit au début de l’été ou à la fin du printemps, on part en voiture et on fait, nous aussi, la route de l’anodière pour voir s’il n’y a pas des nouveaux commerçants avec qui on peut faire affaire. On va rencontrer nos partenaires qui sont déjà collaborateurs avec nous, mais aussi pour en découvrir de nouveaux. Donc de prendre la route, sur un deux jours, on va naviguer pour voir les nouveautés, puis ce qui se passe avec nos partenaires.
Québec Le Mag est visible au Québec, au Canada évidemment, mais il s’adresse principalement à la clientèle francophone, aux Français et aux Européens francophones qui veulent visiter le Canada, qui veulent voyager au Québec. Donc ce sont plutôt des touristes de passage. Est-ce qu’il vaut mieux qu’ils réservent pour venir manger chez toi ?
C’est toujours préférable de réserver, c’est certain, mais on a quand même toujours des places à la dernière minute pour les gens qui veulent s’ajouter à table sans problème.
Bon, je vais te poser une dernière question. Je la pose à tout le monde avant de clôturer ce podcast. Si tes visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur passage aux Fous-Braques, qu’est-ce que ce serait idéalement pour toi ?
Idéalement, ce ne serait pas un objet, mais ce serait un souvenir d’un moment qu’ils ont passé, un agréable moment. Que ce soit un bel accueil rendu au restaurant, que ce soit un bon service des serveurs sur place, une nourriture qu’ils ont aimé manger, des discussions qu’ils ont appréciées à table. Donc ce serait vraiment un global de «ils ont aimé l’expérience plus que quelque chose».
Voilà, donc si vous êtes de passage dans le coin, arrêtez-vous chez Mélissa aux Fous-Braques pour manger de la cuisine locale, du terroir, faite avec cette passion qui caractérise tous ceux qu’on rencontre dans cette série Terroirs et Saveurs du Québec.
Merci, Mélissa, d’être passée.
Merci à vous.
On te dit à bientôt. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode de notre podcast Québec, le Mac. Merci pour votre écoute. Merci pour votre fidélité.
À très bientôt.
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