Casse-Croûte du Roy
Entreprise familiale enracinée dans la région de Portneuf, le Casse-Croûte du
Une belle variété de poutine, des frites maison, des burgers et des hot dogs généreux. Voilà tous les ingrédients du casse-croûte québécois comme on l’aime. Au Casse-Croûte du Roy, derrière ces grands classiques, il y a un petit quelque chose de différent. Une passion familiale d’abord, et puis surtout une région qu’on cherche à faire découvrir dans l’assiette.
Bonjour, bienvenue sur le podcast du Québec, le mag, dans notre série Terroir et saveurs du Québec. Aujourd’hui, on fait une halte à Deschambault dans Portneuf, le long du fameux Chemin du Roy. C’est ici qu’en 2023, Johanne, son fils et son gendre ont repris un casque-route pour le transformer à leur image. On va donc parler de cette tradition très québécoise qui consiste à bien manger en bord de route en mettant l’accent sur les recettes familiales, sur les produits régionaux et sur les classiques revisités par ce trio qui est représenté aujourd’hui par Jérôme Voyer.
Bonjour Jérôme.
Bonjour Karim, ça va bien?
Très bien, merci.
Je te remercie surtout d’être présent sur le podcast de Québec le Mag.
Ça me fait plaisir. Merci pour l’invitation.
Et puis, je voudrais que tu nous parles un petit peu plus du Casse-Croûte du Roy, de son histoire, notamment, de comment vous en êtes arrivé là, de comment toi, tu en es arrivé là et de pourquoi vous avez décidé de reprendre cet établissement.
Oui, en fait, la reprise de l’établissement est venue un peu sur un coup de tête. On a travaillé longtemps dans la restauration rapide, ma mère et moi, et on avait un petit désir caché d’un jour pouvoir avoir notre propre casse-croûte, mais ça avait toujours resté dans les idées fabulées comme ça. Puis un jour, on a vu ce restaurant à vendre à Deschambault. Je l’ai envoyé vraiment par hasard, ben pas par hasard, mais à la blague à mon conjoint et à ma mère. Et puis, ils ont dit «go, on y va». Puis là, moi, au début, j’étais réticent. J’étais comme «non, non, non, on a quand même une autre entreprise et tout ça». Puis finalement, ça a mûri. Puis un mois après, on s’est dit «ok, go, on se lance à l’aventure». Puis ça a été un peu irréfléchi comme démarche, mais au final, on s’est lancé là-dedans puis on ne l’a jamais regretté.
Tu parles d’une envie qui était là depuis un moment. Qu’est-ce qui nourrissait cette envie ? Qu’est ce qui faisait que vous vous en parliez régulièrement ?
Notre amour pour la restauration, notre amour pour le service à la clientèle. Pour nous, le casse-croûte, c’est un peu comme recevoir les gens à la maison. On aime ça les recevoir, c’est comme dans notre arrière-cour. On leur sert de l’amour, c’est ce qu’on aime. Ça nous permet de voir plein de gens qu’on a pris ici, qui viennent manger chez nous, et puis des clients réguliers.
Du trio original, il reste toi et Maxime aujourd’hui. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ce qui s’est passé ces derniers temps ?
Oui, bien en fait, il y a deux ans environ, bientôt, ma mère est malheureusement décédée subitement. Donc oui, on a commencé le projet avec elle. Par contre, elle nous a quittés plus rapidement que prévu. Ça en est suivi quand même une grosse phase de réflexion à savoir si on continuait ce projet-là ou si on le laissait tomber. Puis finalement, on s’est décidé d’y aller à pieds joints. Mon conjoint qui avait un autre emploi totalement dans un un domaine différent, a complètement mis sa carrière de côté, maintenant il l’a lâché, il est à 100% dans le casse-croûte avec nous, ben avec moi, et puis dans le fond je dis nous parce que ma sœur s’est également joint à notre équipe, donc elle a remplacé ma mère, a repris les rênes de tout ça, et puis cette année dans le fond on a un nouveau bâtiment complètement, donc l’année dernière on a vraiment tout, ben cette année en fait, au début de la saison, on a complètement rasé le bâtiment, et puis là on a nouveau bâtiment, ma tante s’est joint à l’équipe, donc ça reste quand même une entreprise très familiale.
J’ai parlé tout à l’heure de votre particularité, de cette envie dès le départ de mettre en valeur les produits régionaux. Qu’est-ce qui a poussé cette philosophie-là ?
Nous, ma mère et moi, ma soeur, notre famille, on a grandi dans Portneuf. Portneuf, c’est le grenier de la capitale nationale. Il y a tellement de belles entreprises agroalimentaires, des beaux produits. Donc, on a toujours été attirés puis on voulait les mettre vraiment en valeur. C’est ça qu’on a fait dès la première année. Puis, sincèrement, tout le monde… La réponse des clients était super bonne. On s’est permis de diminuer nos marges un peu, mais d’aller chercher des produits qui sont vraiment locaux. On a des belles viandes. Toute notre viande vient d’une ferme locale. C’est du bœuf Angus, la ferme Syldia. On a fait affaire avec une boulangerie locale depuis nos débuts également. Chaque année, on intègre de plus en plus de produits locaux. Et puis là, avec le nouveau bâtiment, cette année, on a fait même un espace complètement terroir. Donc, on a une boutique qui est intégrée à notre casse-croûte avec les produits de Portneuf, puis des environs également, parce qu’on a mis tous les produits de Portneuf. On avait encore de l’espace, donc on s’est dit, on rouvre les horizons.
On est situé sur le Chemin du Roy. Pour nous, l’esprit du Chemin du Roy, c’est aussi l’esprit de partir un dimanche, d’aller chercher ses légumes à une place, sa viande à l’autre, puis de revenir le soir faire son souper. Donc, c’est pour ça qu’on voulait intégrer le Portneuf et les produits du terroir autant à notre menu que les faire découvrir à toute notre clientèle.
Qu’est-ce qui te plaît le plus aujourd’hui ?
Ce qui me plaît le plus, c’est justement de faire découvrir, de mettre en lumière nos partenaires régionaux, les fournisseurs régionaux. Souvent les fermiers travaillent très fort, je trouve ça vraiment ingrat comme travail, parce qu’ils sont vraiment à la merci de la météo. Ils travaillent vraiment fort, des fois ça paye, puis des fois ils perdent absolument tout. Ils concentrent leur énergie sur leurs fermes. Nous, on veut les mettre en lumière et c’est ça qui nous motive à chaque jour, c’est de faire découvrir. Quand les gens viennent et disent «Mon Dieu, je n’avais jamais buté à ça de la haie noire ou je ne savais même pas qu’on avait une ferme de Wapiti dans Portneuf », c’est ce qu’on aime faire découvrir et c’est notre pays au final.
Est-ce qu’il y a un moment où tu t’es dit «J’ai vraiment fait le bon choix, j’ai bien fait de me lancer dans cette aventure-là» ?
Oui, à chaque fois qu’on est au casse-croûte, sincèrement, on est dans les cuisines, on est dans les opérations, puis on aime ça comme ça. Sincèrement, on n’est pas des gens pour rester nécessairement derrière les ordinateurs et tout ça. Moi, j’aime ça faire des produits de qualité, j’aime ça servir les clients. C’est vraiment notre passion, puis ça nous permet de… On s’entend qu’en tant qu’entrepreneur, on a beaucoup de casse-tête, mais quand on est sur place, sur le plancher, qu’on fait nos burgers, qu’on fait les frites, qu’on sert les clients, on dirait que toute cette casse-tête-là, on l’oublie, puis on focus sur le moment présent, puis c’est là qu’on se rend compte qu’on a fait le bon choix.
Toi qui as grandi à Portneuf et qui es amoureux de cette région-là, qu’est-ce que tu conseilles aux gens qui sont de passage chez toi d’aller voir, d’aller faire, de surtout pas manquer ?
Premièrement, de ne pas être que de passage dans Portneuf, donc de rester quelques jours, d’apprendre à découvrir. On a vraiment une belle région autant pour la nature que les amoureux de la nourriture, les amoureux de la culture. C’est sûr qu’on a la chance d’avoir le fleuve Saint-Laurent qui est une beauté naturelle également. Donc autant à l’ouest qu’à l’est, c’est vraiment des environnements qui sont différents. On a beaucoup de choses très différentes à faire, profiter du plein air, profiter de la culture, juste venir s’asseoir, relaxer. C’est vraiment une belle région.
Est-ce qu’il y a une recette, un plat dont tu es particulièrement fier?
Oui, je dirais le burger automne. Le burger automne, c’est un burger qu’on a fait, je pense que c’est la première ou la deuxième année. Puis c’est parti vraiment d’un petit désir de faire quelque chose de nouveau. Et puis le burger a été créé en une semaine. Je suis allé voir le boulanger. J’ai dit je voudrais avoir un pain qui est noir, donc un pain à l’encre de sèche. Puis il a embarqué dans ça. Il a fait toutes ses recherches. Puis une semaine ou deux après, il m’est arrivé avec un pain. Après ça, on a fait une mayonnaise à la citrouille. On a fait un fromage grillé. Qu’on met dedans.
C’est vraiment un burger qui goûte l’automne, sincèrement, et puis à chaque année, on se le fait demander. On le garde simplement pour la saison automnale. Par contre, en plein mois de juillet, les gens arrivent avec la photo qu’ils ont vue sur nos réseaux sociaux, peu importe, puis ils veulent ce burger-là, puis ils sont vraiment déçus qu’on ne l’ait pas à l’année, mais on veut quand même garder, t’sais, si ça reste un burger automnal, puis on est vraiment fiers. À chaque fois qu’on le remange, on se dit, mon Dieu, il nous a manqué, il est vraiment bon.
Si tes clients, tes visiteurs, ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur passage au Casse-croûte du Roi, qu’est-ce que ce serait ?
Difficile comme question, mais je dirais juste le sentiment de bien-être. On veut vraiment les accueillir comme si on était à la maison. Je veux juste qu’ils passent un bon moment, qu’ils profitent du moment. Donc oui, le casse-croûte, c’est très traditionnel au niveau du Québec, c’est typique. Puis c’est ça, tu sais, nous, ce qui nous plaît, c’est quand les gens passent une heure, une heure et demie assis à juste parler avec… Tu sais, souvent, on est à un point de rassemblement, les gens vont cueillir des pommes, tu sais, il y a deux, trois familles qui se regroupent, puis après, tu sais, ils viennent partager une bonne nourriture, une bonne bouffe dans un ambiance qui est, tu sais, très convivial. Mais c’est ce qu’on aime, on veut que les gens profitent du moment présent, puis c’est ça qu’on veut qu’ils retirent de leur expérience.
Au jour où on se parle Jérôme, on est le 29 septembre, est-ce que le burger automnal était déjà là ?
Le Burger automnal est déjà là, oui ! En fait, notre saison, elle se termine bientôt. Nous, on est saisonnier, comme la plupart des casse-croûtes au Québec. Donc, on termine notre saison à l’Action de Grâce. Donc, il reste deux fins de semaine. Le Burger automnal, il arrive au début septembre. Puis, il va quitter à l’Action de Grâce. Par contre, avec le nouveau bâtiment, on a quand même un bâtiment quatre saisons. Donc, cet hiver, on risque de faire des apparitions. Donc, les gens peuvent nous suivre sur les réseaux sociaux (facebook.com/CasseCrouteDuRoy ; instagram.com/cassecrouteduroy/)
On va probablement faire des petites apparitions surprises là pour des événements dans le temps des fêtes par exemple ou au printemps et tout ça. Donc on veut pas trop en dévoiler mais allez suivre nos réseaux sociaux puis on va revenir cette semaine.
Voilà, on mettra tout ça sur le site internet de Québec Le Mag, la retranscription de ce podcast, histoire que vous ne manquiez rien des événements à venir. Et puis, si vous ne l’avez jamais goûté, c’est le moment d’aller manger le burger automnal du Casse-Croûte du Roy.
Merci Jérôme d’être passé chez nous.
Merci Karim, ça fait plaisir et merci de l’invitation.
Et puis merci à toutes, merci à tous pour votre écoute, pour votre fidélité. A bientôt pour un nouvel épisode de cette série Terroir et saveurs du Québec. On se retrouve au prochain numéro.
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