Le Ricaneux
L’ambiance et la tradition sont des vertus cardinales au Ricaneux, une entreprise
4 Ans d’essais, de recettes, de digustations, d’inspirations, 4 ans riches à ce qu’on raconte de pas mal de rigolades entre amis. 4 Ans, c’est le temps qu’il a fallu pour connaître un apéritif à base de fraises et de framboises, inspiré d’un héritage familial et qui fut baptisé du nom évocateur de « Le Ricaneux ».
Bonjour tout le monde, bienvenue sur le podcast de Québec le Mag’, dans notre série Terroir et saveurs du Québec.
Aujourd’hui, nous sommes à Saint-Charles-de-Bellechasse, dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches, pour découvrir une maison créée dans les années 80 par Jacques McIsaac et Madeleine Roy.
Une maison qui a pris le nom de ce fameux apéritif – Le Ricaneux – et où on continue de transformer les petits fruits cultivés ou cueillis dans belles chasses pour en faire des vins, des liqueurs et puis toutes sortes de créations gourmandes.
Quand je dis on, je parle surtout de notre invitée du jour, la fille de Madeleine et Jacques, Nathalie McIsaac.
Bonjour, Nathalie.
Bonjour, Karim.
Bienvenue sur le podcast de Québec le Mag’. Merci de venir présenter ton établissement.
Merci de l’invitation. Ça fait plaisir.
Dis-moi justement, si tu dois le présenter à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, de quelle manière tu procèdes ?
Pour présenter l’entreprise, comme tu l’as dit, c’est une entreprise familiale qui est vraiment, tout tourne autour du plaisir, du plaisir, de la bonne humeur, de la convivialité, de l’authenticité, autant pour les produits que pour l’accueil, ce que les activités, les activités que les gens peuvent vivre quand ils viennent nous voir chez nous.
Alors justement, qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce qu’on peut vivre ? À part effectivement goûter tous les produits que tu transformes.
C’est sûr que la dégustation, c’est la base. C’est la base parce qu’étant donné qu’on travaille avec des vins, avec des petits fruits, la fraise, la framboise qui sont assez connues, mais on a du sureau, de l’aronia et du pimbina qui sont des fruits indigènes, c’est moins connu.
Donc, il faut commencer par goûter pour passer par-dessus les a priori qu’on peut avoir sur ce type de produit, se laisser séduire par nos alcools. Mais c’est aussi tout un domaine, domaine des vins, mais domaine physique aussi. On a une grande propriété de 43 hectares qui présente le domaine agricole, vraiment le paysage agricole québécois typique, avec des belles plaines, avec des grandes cultures qui sont en partenariat avec nos voisins. Il y a évidemment nos cultures de petits fruits et on a une magnifique érablière parce qu’on a un passé de producteurs acéricoles On ne fait plus de sirop d’érable, mais les érables sont toujours là.
Donc, cette richesse-là de pouvoir profiter du lieu, profiter de l’érablière, d’aller se balader dans le bois. Et ça, c’est à l’année longue. Donc, on découvre la région, le Québec à travers les différentes saisons aussi. Il y aura des expériences spécifiques par saison.
Est-ce que pour toi, ça a toujours été une évidence de reprendre la maison, de poursuivre l’héritage finalement de tes parents ?
Quand j’étais adolescente, non, ce n’était pas une évidence de reprendre l’entreprise familiale. Par contre, jeune adulte, c’est ça, j’ai étudié entourisme. C’était dans l’objectif de venir travailler au Ricaneux. J’ai d’ailleurs fait mon travail de fin d’études sur le Ricaneux. Mais la vie m’a amenée ailleurs, j’ai rencontré un français qui m’a ramenée dans ses valises en France. Donc j’ai passé une douzaine d’années à l’étranger et à un moment donné pour les voeux de fin d’année, pour faire une histoire courte, Il y avait besoin d’une relève. Ma sœur ne voulait pas être cette relève-là. Donc, je suis revenue au Québec avec conjoint et enfant pour prendre la suite.
Donc, ça, c’était en 2007. Depuis ce temps-là, beaucoup d’eau ont coulé sous les ponts. Et maintenant, j’ai des partenaires avec moi. Donc, j’ai Rebecca et Mario qui vont être ma relève, en fait, pour pouvoir continuer l’aventure du Ricaneux pour les années à venir.
Qu’est-ce que tu as amené à cet héritage, qu’est-ce que tu as créé de différent par rapport à ce qu’était Les Ricaneux au moment où tu l’as repris ?
Mon père et ma soeur étaient peut-être plus sur les produits, sur les vins. C’est vraiment eux qui ont créé les produits. Là-dessus, moi j’ai tout simplement perpétué ce qui avait été fait par mes prédécesseurs. Je dirais que mon bagage de formation touristique et de gestion d’événementiel, parce que c’est dans ça que j’ai travaillé quand j’étais à l’étranger, ça, ça a permis justement de développer toute l’expérience client, toutes les activités, tout ce que le visiteur peut vivre en venant au Ricaneux et de, à partir des produits qui avaient été créés, des vins, des alcools, d’avoir une offre de dégustation. C’est ça, c’est vraiment de bonifier ce que les gens pouvaient venir faire directement chez nous.
Pour les Français, pour les Européens francophones qui sont le public principal de Québec Le Mag’ et qui passent au Ricaneux, qu’est-ce que tu leur conseilles de visiter, de faire autour de chez toi ?
C’est sûr qu’en venant chez nous, là j’espère que je ne m’attirerai pas de foudre, c’est d’ouvrir les oeillères. C’est vraiment d’être en mode découverte. Parce qu’on peut faire du vin avec autre chose que du raisin. Et il s’en fait dans certaines régions de France aussi. J’étais en Haute-Loire et il y avait des alcools de fruits. Vraiment, de venir à la découverte d’un terroir différent et dans les activités complémentaires, c’est découvrir un autre monde agricole. Oui, on a des origines communes parce que beaucoup, en fait, l’essentiel des Québécois viennent beaucoup d’Europe. Donc, il y a des racines, on peut retrouver des racines communes, mais c’est découvrir, c’est un patrimoine qui est évolué différemment et la nature, le lien avec la nature, puis le terroir, le lien avec le terroir ici, qui est peut-être moins fort que ce qu’il y a en Europe. Mais que moi, je travaille fort l’identité régionale, c’est ça, de découvrir ce qui se fait dans le secteur.
Ici, on est à proximité de Québec, on est à proximité de la ville, mais c’est vraiment la campagne, la belle campagne qui est là.
C’est quoi la plus belle surprise pour toi depuis que tu as repris cet établissement?
L’évolution des mentalités auprès de la clientèle. C’est sûr que notre clientèle est quand même plus québécoise, donc c’est celle que je connais le plus. Mais il y a une ouverture aux produits locaux, parce que contrairement à l’Europe où les régions, l’identité est très forte et c’est très important de consommer local, au Québec, il n’y a pas cette fierté-là.
Mais ça s’en vient tranquillement. Je veux dire, il y a du travail qui se fait, puis tout le développement des produits locaux. Moi, quand je suis partie du Québec en 95, le fromage, c’est le fromage en crotte et du fromage à tartiner qu’on appelle du «cheese whiz». Et les fromages européens qui coûtaient une fortune. La charcuterie, c’était uniquement de l’importation. Je suis revenue au Québec en 2007. Je ne m’ennuie pas des produits européens. Parce qu’il y a une offre de produits…. Autant charcuterie, pâté, fromage, les pains, les pâtisseries. Ça s’est tellement développé qu’on n’a pas à rougir de ce qu’on a ici. Certes, c’est différent de ce qu’il y en a en Europe. De toute façon, c’est normal. On n’a pas les mêmes produits, on n’a pas le même terroir, les mêmes façons de faire, mais il y a une qualité qui est là. C’est dans toutes les régions. Il va y avoir justement ces particularités régionales-là. Si on est dans Charlevoix, si on est au Lac-Saint-Jean, si on est en Chaudière-Appalaches, c’est différent d’une région à l’autre.
Et avec Terroirs et saveurs et avec les économusées, on va à la rencontre des artisans à l’œuvre. Puis c’est ça, on découvre… C’est tellement une belle façon de découvrir l’arrière-pays. Moi, ce que j’aurais envie de dire aux Français, aux Européens qui vont venir ici, Sortez des sentiers battus. Oui, visiter Montréal et Québec, oui, c’est intéressant. Montréal, c’est une grande ville nord-américaine. Oui, c’est quelque chose que vous n’avez pas. Visiter Québec, bien, il y a un charme européen, mais c’est vraiment sortez des sentiers battus, sortez, prenez Google Maps ou n’importe quel outil de navigation et laissez-vous porter parce que vous pouvez sur le territoire, puis il y a vraiment de magnifiques découvertes à faire.
J’ai bien envie de rester sur cette leçon-là, sur ce conseil-là, parce que ça va très bien avec notre série Terroir et saveurs du Québec. Vous avez entendu le mot terroir souvent dans la bouche de Nathalie. C’est dire à quel point elle est passionnée, à quel point elle a envie de partager ça. Merci pour ce partage.
Ça fait plaisir.
Merci à vous pour votre écoute, pour votre fidélité. À bientôt pour un nouvel épisode de notre série Terroir et saveurs sur le podcast de Québec le Mag.
À très bientôt.
L’ambiance et la tradition sont des vertus cardinales au Ricaneux, une entreprise
Lanaudière, Le Québec authentique
Podcast
Podcast
Lanaudière, Le Québec authentique
Podcast
Podcast
Magazine Hors-Série : 10 road-trips pour explorer le Québec. À travers ces dix boucles à entreprendre depuis Montréal et Québec, nous vous convions à un grand festin de découvertes : toutes les régions touristiques sont sur la route, et toutes les saisons au programme.
Copyright 2018-2026 Québec le Mag – Mentions légales – CGU – Crédits – Politique de Cookies