Ferme L’Arc-en-ciel du Paradis
La terre et la famille donnent toute sa saveur à la Ferme L’Arc-en-Ciel du Paradis.
Bonjour tout le monde, bienvenue sur le podcast de Québec Le Mag. On est dans notre série Terroir et saveurs du Québec. Et l’épisode de jour nous amène à la rencontre de Sandra Paradis, de l’Arc-en-Ciel Paradis, avec elle, on va parler de terroir, évidemment, de savoir-faire, mais aussi et surtout de passion et de tout ce qui fait le charme des produits qu’elle développe avec son équipe là-bas.
Bonjour Sandra, merci de me recevoir.
Bonjour, ça fait plaisir.
Dis-moi, si tu dois présenter l’arc-en-ciel-paradis à quelqu’un qui ne le connaît pas du tout, comment tu fais ?
En fait, l’Arc-en-ciel du Paradis, c’est une entreprise agricole, production de petits fruits et légumes. Ici, on accueille les gens. On veut vraiment que le monde vienne passer une journée à la ferme, une expérience. C’est cueillir fruits et légumes, fraises, framboises, bleuets et une belle grande variété de légumes. En kiosque aussi, pour ceux qui n’aiment pas cueillir, tout est déjà prêt. Ça fait que c’est directement contact client et propriétaire.
Qu’est-ce qui fait la spécificité, l’ADN, je dirais, de ton établissement ?
C’est un peu ça. C’est une entreprise vraiment familiale. Il n’y a pas beaucoup de monde ici qui travaille. Vous allez tous les connaître, les propriétaires, moi, ma mère qui aide, les enfants. C’est beaucoup de toquettes, donc vraiment de tout. C’est vraiment une vente directe et un contact avec les clients.
Qu’est-ce qui, toi, t’a donné l’envie de te lancer dans ce projet, dans cette aventure ?
En fait, moi je viens de l’île d’Orléans. Ça a pris du temps au secondaire. Tout le monde se cherche un peu. Et puis j’ai fait un voyage communautaire. Puis à mon retour, je me disais… J’avais dit à mes parents parce que chez nous, dans la famille, je pense que tous ceux qui restent à l’île ont un peu une ferme là quelque part. Mais mes parents n’en possédaient pas. Puis j’avais lancé ça à mes parents. J’ai dit c’est dommage que nous on n’ait pas d’entreprise de récolte. Moi j’aurais aimé ça. Fait que mon père tout simplement a répondu « ben, y’a pas de soucis, tu peux en avoir une pareil ». Fait que ça a commencé tout simplement comme ça, l’idée. J’ai visité l’école d’agriculture, puis j’ai commencé mes études et nous en sommes là.
Je ne t’ai pas demandé dans la présentation, mais où se trouve exactement l’Arc-en-ciel du Paradis ?
L’arc-en-ciel du paradis, c’est à Cap-Santé dans le Port-Neuf.
Comment on s’y rend ? De quelle manière on trouve ? Quels sont les chemins d’accès ? Pour nous Français, qui connaissons un peu moins le Québec que toi.
C’est vraiment pas très compliqué. On est à peu près à 25 minutes de Québec. On prend l’autoroute, la sortie 269. Nous autres, on va être plus, tu sais, Cap-Santé, je dirais côté de la 138, côté du fleuve. Nous autres, on va être plus côté nord. Fait qu’on reste du côté de l’indication vers Saint-Basile. On est dans un rang. C’est sûr que c’est un petit détour, mais vraiment pas loin de l’autoroute de 5 minutes en auto. C’est le 25 Saint-François-Ouest, plus précisément.
On note ça très précisément. De quelle manière s’est passée la création, la mise en œuvre ? Est-ce que tout s’est produit comme un long fleuve tranquille ou est-ce qu’il y a eu des soubresauts en cours de route ?
Ah non, en agriculture, c’est pas un fleuve tranquille. Chaque journée, c’est des nouveaux défis, des surprises, puis on s’ajuste. C’est pas toujours facile, mais tranquillement. C’est sûr que moi, dans mes études, puis le projet qu’on voulait faire, c’était vraiment une ferme familiale, ouverte à l’auto-cueillette. Fait que t’sais, on reste centré sur notre vision des choses, qu’on veut vraiment que les gens viennent ici, qu’on veut que ça reste petit et convivial. Enfin, nos décisions sont toujours passées à ça, mais non, c’est… On… Je me suis dit, oui, je viens de l’Ile-d’Orléans, mais on n’avait pas d’entreprise fait qu’on a appris ici sur le terrain. On a fait plusieurs erreurs, on en fait un peu moins, mais ça fait partie intégrante, je pense. De l’aventure.
Aujourd’hui, qu’est-ce qui t’aime le plus dans ton quotidien ?
Je dirais que justement, le quotidien, on ne le connaît pas. Je veux dire, il faut avoir un plan A, B, C et encore. Ça change à tous les jours. Je peux commencer dans une production, je m’en vais dans une autre. C’est tellement variable. On commence le printemps, c’est oui, c’est semi-plantation. Après ça, quand un client vient, c’est le contact avec les gens de recevoir directement les commentaires des gens. Mais t’sais, c’est vraiment tellement diversifier notre emploi, là. Faut de tout, t’sais. Je veux passer du temps dans un bureau, après ça sur un tracteur. Fait que c’est assez variable. Je dirais que c’est ça, le plaisir, là, d’avoir à tout faire. On n’a pas le temps de le faire cette année. Puis de voir, t’sais, qu’on s’aime, puis ça pousse. C’est un peu comme des enfants, là. T’sais, quand ils voient grandir, là, tu peux pas être juste émerveillé, mais c’est la même chose, mais à chaque année, chaque saison.
Comment ça se passe pour un visiteur d’une visite à l’Arc-en-Ciel?
C’est très simple. On reste dans la simplicité, que ça soit plaisant. Des gens arrivent, se présentent à notre kiosque, on leur parle, qu’est-ce qu’il est possible de faire dans la journée. Ils peuvent prendre juste ici au kiosque directement. On a un terrain de jeu pour les enfants, on a des tables de pique-nique, bien sûr. Des gens peuvent juste venir passer un moment, se promener. Les champs, c’est possible d’accès. Clairement, de respecter et de faire attention aux cultures, mais sinon, on peut simplement faire une promenade, passer du temps ici. C’est possible.
Une fois qu’ils sortent de chez toi, qu’est-ce que tu leur conseilles d’aller voir autour ?
Oh, Port-Neuf, il y a tellement de choses ici dans Port-Neuf. On dit souvent que c’est un trésor caché, puis sincèrement, ce serait le temps qu’il ne soit plus caché. Au niveau agroalimentaire, il y a tellement d’entreprises de tous les genres, pour tous les goûts. Sur la 138 vers Deschambault, il y a tellement de belles entreprises, une boulangerie, un petit café, une chocolaterie. On a de tout niveau, plein air, c’est la même chose. On part de la vallée du Bras-du-Nord ou sinon le parc naturel de Port-Neuf. Il y a de toutes sortes, sincèrement, je pense qu’on a… C’est impossible de ne pas trouver quelque chose qu’on n’aime pas dans le Port-Neuf.
À quel moment tu t’es dit, toi, tout le long de ce parcours, depuis le début de la création, que tu as fait le bon choix ?
C’est une bonne question parce qu’on se remet toujours en question. Il y a beaucoup de journées qu’on se dit, c’était quoi l’idée ? Mais depuis le début, malgré tous les défis, puis oui, tous les questionnements, parce qu’il y en a des journées qui ne sont pas faciles, on est bien. On est bien, c’est beau. Puis le retour des clients qui sont contents qu’ils viennent ici, qui sont heureux, la fraîcheur, la qualité du produit. C’est plus beau que les pays qu’on peut recevoir. Fait que je pense depuis le début, malgré tout, quand les saisons finissent, on est heureux. On est heureux de ce qu’on a pu faire, puis on essaie de s’améliorer.
Et parmi toutes ces expériences, toutes ces rencontres, tous ces soubresauts, tous ces obstacles qui se sont présentés à toi, est-ce qu’il y a un souvenir qui ressort particulièrement et que tu aimes bien raconter ?
Je me souviendrai toujours aussi des premières années avec mes parents. Tu sais, comme on dit, c’était pas facile. On commençait, il y avait beaucoup de choses à apprendre. Puis on essayait de semer, on essayait de leur prendre le retard parce qu’on venait juste d’acheter. Puis mon père, c’est quelqu’un de très positif. « On va y arriver. On va trouver une solution, ça va y aller. »
Puis quand on est venu pour semer notre maïs, nos petits semis, ça ne marchait pas. La terre n’avait pas été assez travaillée avant. Il s’est mis à semer les maïs un grain par grain. C’est énorme. C’est long. C’est long. Je pense qu’il avait compris son affaire de 24 000 grains que semer à la main. À la fin de la journée, il marchait penché parce que de l’âge, il avait mal le dos. Je me disais que ça n’avait aucun sens, mais lui était heureux. On avait réussi. C’était important. On a bien des petites anecdotes comme ça. Sur le coup, c’est moins drôle, mais après ça, on l’arrive.
Celle-là est plutôt jolie. Dernière question, je vais te laisser profiter de ce joli soleil que je vois derrière toi, au-dessus de toi. Si tes visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose, que ce soit un produit ou un sentiment de leur séjour chez toi, qu’est-ce que ce serait ?
Oh mon Dieu, on a tellement de belles diversités. Mais je dois avouer que moi, l’automne, c’est ma saison préférée. C’est la saison des récoltes. Il y a de tout, les couleurs, c’est magnifique. Et puis depuis plusieurs années, je m’efforce et je veux, j’aime trop produire les melons. Les melons d’eau, les cantaloupes, les melons miel. C’est vraiment une fierté. J’adore ça. C’est quand même pas facile juste de savoir quand il est prêt. On essaie de les cueillir vraiment mûr au champ. Souvent, le monde ne revient pas entre le goût ici directement et la chaise à épicerie parce que je ne veux pas qu’il ait été cueilli, mûri vraiment près dans le champ. Oui, c’est un des produits chouchous que j’adore.
Je dirais que quelqu’un peut repartir heureux de leur activité de famille, d’avoir pris un moment de respire, du plein air tout simplement. C’est merveilleux.
Merci beaucoup, Sandra, pour ce partage, pour cette présentation, pour le temps que tu nous as accordé pour venir parler de ta passion, de ton terroir, de ses saveurs québécoises. On te retrouve très bientôt chez toi.
Eh oui, certainement. Au plaisir.
Et nous nous retrouvons très bientôt sur cette chaîne de podcast. N’hésitez pas, n’oubliez pas de vous abonner et de nous laisser un petit avis. À très bientôt pour une nouvelle rencontre avec quelqu’un tout aussi passionné que Sandra par le terroir et par les saveurs du Québec.
Plus d’infos sur l’Arc-en-ciel du Paradis : https://www.quebeclemag.com/ferme-larc-en-ciel-du-paradis/
La terre et la famille donnent toute sa saveur à la Ferme L’Arc-en-Ciel du Paradis.
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