Terroir & Saveurs du Québec | Catherine Frenette – Bon Vivant


Rien que par son nom, la Table Bon Vivant donne déjà faim ! On y retrouve Catherine Frenette, la cheffe et co-créatrice des lieux.

Bonjour tout le monde, bienvenue sur le podcast du Québec Le Mag où on poursuit notre série Terroir et Saveurs du Québec. Notre étape du jour se trouve en Montérégie, dans la vallée du Haut-Saint-Laurent. On est plus précisément à Saint-Chrysostome. On va s’asseoir à la table champêtre Bon Vivant. C’est un nom qui donne déjà faim. Et derrière ce nom, on trouve encore une belle histoire de passion, de produits locaux, de respect des saisons, mais aussi de partage et de convivialité. Bref, tout ce qu’on aime dans ces adresses que Terroir et Saveur nous fait découvrir. On y trouve surtout la co-créatrice des lieux, la cheffe Catherine Frenette, qui nous accueille chez elle à Bon Vivant.

Bonjour Catherine.

Bonjour Karim.

Merci beaucoup de me recevoir aujourd’hui.

Écoute, merci à toi d’être là, de venir nous parler de Bon Vivant. J’ai levé un petit coin du voile. Est-ce que tu peux, toi, nous en dire beaucoup plus sur ce qu’est Bon Vivant ?

Bien sûr !

Bon Vivant est une table champêtre qui est relativement nouvelle dans l’univers des plaisirs gourmands à la ferme. On est établi sur la ferme bovine de boutique Bon Boeuf, qui fait du boeuf au pâturage sans hormones, sans antibiotiques, sans OGM. On fait aussi un peu d’élevage de porc et des oeufs de la ferme. De façon super logique, à l’automne passé, en ayant accès à une belle maison et à des lieux enchanteurs, on s’est dit pourquoi pas ajouter à l’offre de la ferme d’avoir une offre gastronomique qui travaille les produits d’ici.

Donc on est ouvert depuis le mois de novembre.

Et cette offre gastronomique, elle ne ressemble pas à un restaurant traditionnel, mais on est vraiment dans cette notion de partage.

Oui, exactement. On a un peu deux volets dans notre offre gastronomique. À l’hiver, on fait des grandes tables. C’est des tablées avec des plats à partager. C’est vraiment un peu comme à la maison, décomplexé, où est-ce que tout le monde peut découvrir puis s’amuser à aller explorer des goûts, des saveurs, des nouveautés peut-être qu’ils n’ont jamais vues avant.

Puis pendant l’été, on est en formule un peu plus bistro, donc petit arrêt vélo, petit arrêt tourisme, tartare, verre de vin à l’extérieur sur la terrasse, puis encore là, à la bombe vivante.

Ces grandes tablées, on ne réserve pas chez vous une table pour deux personnes ou juste pour une personne. On vient vraiment partager un moment de convivialité, de gourmandise ensemble avec des personnes probablement qu’on ne connaît pas d’ailleurs.

Oui, exactement. Donc, réservation fortement recommandée. Par contre, vous n’allez pas vous retrouver assis à une table de deux personnes tout seul.

C’est vraiment…

Quand on fait les grandes tablées, c’est tout le monde ensemble, c’est tout le monde déguste, tout le monde partage. À chaque soir où on a fait ces tablées-là, on a eu des gens qui se trouvaient des points en commun, qui partageaient des choses ensemble qu’ils n’auraient jamais cru partager. Ça rend l’expérience beaucoup plus vivante aussi.

Toi, tu es cheffe, tu es la cheffe exécutive de Bon Vivant. Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours, aussi de ta co-créatrice et puis de comment vous avez décidé ensemble de créer cet endroit ?

Moi, j’ai commencé en cuisine quand j’avais 16 ans. Je n’ai plus 16 ans, malheureusement. Et mon premier emploi, temps plein, en cuisine, était sur une ferme apicole. Donc, travailler les produits du miel, les transformer, les vendre, les valoriser, puis on faisait beaucoup de marchés locaux où ça m’a appris à comprendre et connaître tout ce qui se passe dans le terroir autour de nous, puis la valeur, puis l’importance de continuer à mettre ça de l’avant. Donc en continuant mon parcours en cuisine, j’ai fait quelques tables à Montréal, j’ai été cheffe dans quelques établissements. Quand l’opportunité de venir à la ferme ici s’est présentée avec Chantal, qui est la propriétaire de Boutique Bon Boeuf, qu’on s’est mises à discuter de façon très réaliste sur à quoi ressemblerait ce projet, bien, ça donnait un espace où est-ce que je pouvais faire rayonner justement cette culture culinaire-là, puis ce terroir-là, puis créer ces partenariats-là avec les autres personnes autour de nous, tout en mettant de l’avant les produits de la ferme.

Donc, c’est juste la suite logique de mon parcours en cuisine.

Tu as parlé des grandes tablées d’hiver, tu as parlé du format bistro plutôt l’été. Est-ce qu’il y a une des deux saisons que tu préfères ?

Les deux ont leur beauté et leur différence. J’adore les grandes tablées à l’hiver parce que j’adore voir les gens connectés ensemble, puis se parler, puis échanger. Mais j’ai un petit faible pour l’été. Parce qu’il fait tellement beau à l’extérieur, puis les maraîchers autour de nous ont tellement une belle offre de légumes. On ne fait pas notre maraîchage, mais en tant que cheffe, de pouvoir aller jouer dans les plates-bandes de nos amis autour, pour mettre en valeur nos produits à nous, c’est tellement une joie, puis une richesse à exploiter que j’ai un petit penchant pour l’été.

Qu’est-ce que toi, tu aimes le plus aujourd’hui dans ton métier, dans ton quotidien ?

Je crois que ce que je préfère, c’est de voir les gens découvrir des choses, d’avoir cette proximité-là avec eux. La restauration, en général, il y a toutes sortes de places pour qu’un chef s’installe. Il y a des grandes cuisines fermées, ou est-ce qu’il y a des grandes brigades. Ici, on est une petite équipe, on est connecté. Souvent, c’est moi qui vais faire le service aux tables, puis d’avoir la chance de connecter avec les gens qui passe du temps avec nous. Pour leur montrer ce qu’on a à offrir, puis parler d’un producteur, ou parler d’une coupe de bœuf, ou tous ces petits détails-là, mais la connexion avec les humains à travers cet emploi-là, c’est fantastique.

Justement, tu viens de parler de tes producteurs, de tes voisins. Toi, tu es une amoureuse de ton terroir, on le sent, de tes produits, de tout ça. De ta région aussi, évidemment. Le Québec au sens large, mais le lieu où tu vis aussi. Les gens qui passent chez toi, est-ce que tu leur conseilles après d’aller visiter un autre lieu, d’aller faire une promenade en particulier ? Qu’est-ce que tu leur donnes comme conseil ? 

Absolument ! Quand on arrive chez Bon Vivant, à l’intérieur, il y a une table avec des cartes, des post-its, des papiers, de la publicité de toutes sortes de gens autour. On est sur une super belle route des Vins. Notre carte d’alcool est 100% québécoise, nos vins, nos cidres, tout vient du terroir.On envoie de façon ultra régulière les gens chez la capsule temporelle pour boire un petit cidre ou chez le Chat Botté pour découvrir des vins. Il y a tellement de beauté.  Ça ne vaudrait pas la peine de manquer ça quand on fait le tour.

Et quelle est la plus belle surprise pour toi depuis l’ouverture de Bon Vivant ?

La plus belle surprise ? Je pense que c’est mes réguliers ! J’avais l’impression que le fait d’être installée, tu sais, un peu une heure à l’extérieur de Montréal, ce qui est pas très loin parce que les gens qui visitent Montréal peuvent venir voir. C’est pas comme si on avait besoin de faire des heures et des heures de voiture. Mais je me disais, d’où va venir ma clientèle ? Puis de voir que j’ai de la clientèle de touristes, mais j’ai aussi des gens du coin qui cherchaient une offre gastronomique comme différente. On est un peu seul de notre style dans le coin. C’est beaucoup de petites casse-croûtes et des choses comme ça. De voir ces gens-là venir apprécier leur terroir à ma façon, c’est une super belle surprise.

Une dernière question avant de nous quitter aujourd’hui, Catherine. Si tes visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur visite chez toi, chez vous, qu’est-ce que ce serait ?

J’aimerais qu’ils repartent inspirés. Inspirés de pouvoir travailler des produits locaux qui font moins peur, qui sont pas complexes. Pis inspirés d’aller voir les gens autour d’eux pour dire « Hey, j’ai mangé ça, est-ce qu’on encourage local aujourd’hui ? » C’est ce que je voudrais.

Je te le souhaite beaucoup. Et puis, on va venir, évidemment, te rendre visite chez Bon Vivant. On vous invite à passer chez Bon Vivant.

Plus d’infos : https://www.jesuisbonvivant.com/

À très bientôt, Catherine.

À très bientôt.

À très bientôt, vous toutes et vous tous pour un nouvel épisode de cette série Terroir et Saveurs du Québec ou pour une découverte d’un autre lieu à visiter dans cette belle province.

Québec Le Mag'

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