Les plus belles couleurs de l’été indien au Québec

Nature

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L'automne en douze tentations

1. MONTRÉAL ET MONTÉRÉGIE

Point de départ : Montréal.
À quelques minutes du centre-ville, on se rend au Parc national des Îles-de-Boucherville. Au beau milieu du Saint-Laurent, cinq îles s’offrent aux amateurs de kayak (8 km de sentier nautique balisé à travers les chenaux), de vélo ou d’ornithologie. Un système de bac et de passerelles relie les îles les unes aux autres. Les plus observateurs pourraient bien y croiser un cerf de Virginie ou deux, au détour d’une belle promenade.

Où dormir ? A la Sucrerie de la Montagne, au beau milieu d’une érablière, dans de sobres mais charmants chalets centenaires.

2. CANTONS-DE-L’EST

La route des vins de l’Estrie est reconnue pour ses panoramas bucoliques. À Frelighsburg, on s’arrête au Domaine Pinnacle (verger et cidrerie) pour déguster son cidre de glace. À Glen Sutton, dans un pré alpin à 325m d’altitude, Le Diable Vert propose 14 km de sentiers. Une rando de 3 heures mène au Round Top, le sommet du mont Sutton, avec vues imprenables sur le mont Jay Peak (Vermont). Jusqu’en novembre, on essaie le vélo-volant sur les cimes d’érables centenaires (unique au Canada !) à 30 mètres au-dessus des ravins, petites chutes et falaises escarpées.

Où dormir ? Dans une yourte au contact de la nature, avec Hébergement au Cinq Sens.

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Parc Environnement Naturel Sutton © Tourisme Cantons-de-l’Est



3. CENTRE-DU-QUÉBEC

Le long de la rivière Bécancour, les champs de culture de canneberges foisonnent. On s’y arrête le temps d’une dégustation de ce goûteux petit fruit rouge aussi appelé atoka. Sortez vos appareils photo car l’effet est saisissant. À Saint-Louis de Blandford, on ne rate pas le festival Canneberge en fête, du 20 septembre au 20 octobre. À voir, à faire. Le Centre-du-Québec, c’est aussi la Route des antiquaires.
 Un arrêt chez Antiquité Michel Prince (Sainte-Eulalie) est incontournable.

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© Stéphane Daoust / Tourisme Centre du Québec

4. CHAUDIÈRE-APPALACHES

Le Parc régional du Massif du Sud (du Mont Chocolat aux Portes de l’Enfer), c’est 119 km carrés de montagnes et de vallées hautes en couleur. De nombreuses tours d’observation offrent des vues à des dizaines de kilomètres à la ronde sur une végétation des plus diversifiées : luxuriante à la base, feuillue en bordure des cours d’eau et couverte de sapinage sur les sommets. L’endroit propose 93 km de sentiers pédestres (circuits de 3,5 à 24 km) dont le Circuit des Passerelles longeant la rivière du Milieu, un must si l’on dispose de peu de temps. Il y a aussi la fameuse randonnée aux abris sous roche que l’on fait guidée, en compagnie d’un naturaliste. On peut aussi choisir de monter en selle au Ranch Massif du Sud ou sur 30 km de sentiers de vélo dont 13 grimpent vers les sommets.

Où dormir ? En refuge rustique, dans le parc régional du Massif du Sud.



5. BAS-SAINT-LAURENT

En Amérindien, Kamouraska signifie « Là où il y a jonc au bord de l’eau ». Ce joli village est un bijou du patrimoine architectural et historique du Québec. On quitte un instant la route 132 vers l’avenue LeBlanc, au cœur du village. En plus de ses jolies boutiques, boulangeries et chocolaterie (La Fée Gourmande), le sympathique village offre des vues imprenables sur les montagnes colorées de Charlevoix, sur la rive opposée. On s’arrête au Jardin du Bedeau pour faire provisions de produits du terroir. Direction Est, le Parc national du Bic vaut le détour. On y loue un kayak au coucher du soleil pour profiter des couleurs jusqu’à la fin du jour.

Où dormir ? À l’Auberge des Îles, pour les couchers de soleil, droit devant.

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Parc national du Bic, Sentier les Murailles © Michel Laverdiere / Le Québec Maritime

6. SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN

À partir de Tadoussac – paradis des baleines – on s’offre le Fjord du Saguenay, l’un des plus longs du monde, navigable de surcroît. Envie de suivre le courant ? On monte à bord de la navette maritime – à pied ou avec son vélo – et on descend, entre autres, dans deux des villages « cartes postales » du Québec (Sainte-Rose du Nord et L’Anse-Saint-Jean).
On s’arrête au Parc aventures Cap Jaseux, le temps de se prendre pour Tarzan, entre deux lianes sur fond de feuillage coloré. 
Les Monts-Valin offrent eux aussi un véritable festival de couleurs du haut de leurs 980 mètres (Pic Dubuc). 
Direction lac Saint-Jean, on enfourche son vélo pour pédaler sur la Véloroute des Bleuets. 
Arrêts obligés au Zoo sauvage de Saint-Félicien et au Village historique de Val-Jalbert.

Où dormir ? Dans un gîte avec une vue imprenable sur le fjord, dans l’un des plus beaux villages du Québec, l’Anse-Saint-Jean: le Gîte Le Cœur du Fjord, ou dans la Baie de la Rivière Saguenay, à l’Auberge des 21.

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Randonnée Monts-Valin © Jean Tanguay / Tourisme Saguenay Lac-Saint-Jean




7. CHARLEVOIX

À Baie-Saint-Paul, même les peintres sortent leurs belles palettes de couleurs. Le festival de peinture Rêves d’automne bat son plein (du 27 septembre au 6 octobre) tandis qu’un peu plus loin, la montagne s’éclate lors du Massif en couleurs. La station de ski Le Massif de Charlevoix ouvre ses remontées pour une virée festive entre mer et montagne. Les randonneurs aimeront profiter du Sentier des Caps entre Petite-Rivière-Saint-François et Saint-Tite-des-Caps, longeant les corniches bordant le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Cap Tourmente, une réserve faunique où des centaines de milliers d’oies (en octobre) composent un ballet automnal en compagnie de milliers de canards et plus de 300 espèces d’oiseaux dont la chouette lapone et le faucon pèlerin.

Où dormir ? Au gîte de la Maison du Bootlegger, ou comment vivre comme à l’époque de la prohibition, ou encore en chalets luxueux avec Chalets Spa Canada.

8. RÉGION DE QUÉBEC

À trente minutes de Québec, le Parc national de la Jacques-Cartier – l’une des plus belles vallées glaciaires au Québec – est entourée de feuillus (érables à sucre et bouleau jaune) et de conifères (épinette noire) dans un heureux mélange de couleurs dont on profite en parcourant les 26 km de rivière en canot ou en rabaska, entre des parois culminant à 550 mètres. Tenté par un safari à l’orignal ? Sachez que l’automne est la saison des amours. Une randonnée pédestre d’une durée de 4 h 30 en compagnie d’un garde naturaliste permet d’observer la bête et d’entendre l’appel langoureux des femelles. Les randonneurs profitent quant à eux de plus de 100 km de sentiers dont plusieurs dans les secteurs les plus sauvages du parc.

Où dormir ? En yourte, en bordure de la rivière Jacques-Cartier (accessible toute l’année).

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Parc National de la Jacques Cartier © Milène Aubert

9. MAURICIE ET LANAUDIÈRE

Sortez vos jumelles et appareils photo, direction les îles de Berthier (Mauricie). Partie prenante de l’archipel du Lac Saint-Pierre, réserve mondiale de l’Unesco, ce secteur est un paradis pour ornithologues avertis avec 228 espèces d’oiseaux. On y trouve plus de 900 nids de hérons en saison. On peut parcourir plus de 90 km à vélo sur des pistes cyclables fort bien entretenues traversant îles, villages et jolies campagnes.

Dans Lanaudière, la Forêt Ouareau demeure un incontournable (entrée du pont suspendu, à Notre-Dame-de-la-Merci). Avec ses 114 km de sentiers de randonnée et ses pistes de vélo de montagne pour cyclistes avertis (intermédiaires et avancés), on est au cœur d’une forêt enchantée ultra sauvage où se multiplient les lacs et rivières.

Où dormir ?

En Lanaudière : Dans une cabanita perchée à 5 mètres chez Kabania (Notre-Dame- de-la-Merci). Dans une pourvoirie, avec l’Association des Pourvoiries du Lanaudière, ou dans une Auberge de renom, au Lac-à-l’Eau-Claire, ou encore chez les Atikamekw, l’une des 11 nations du Québec, à Manawan, ou enfin dans l’un des chalets privé avec Chalets Lanaudière.

En Mauricie : en famille, au Parc de l’Île Melville après avoir visité la Cité de l’Energie, en Pourvoiries avec l’Association des Pourvoiries de la Mauricie, ou encore à la luxueuse Auberge Sacacomie.

10. LAURENTIDES

En remontant vers le nord, on se rend au parc national du Mont-Tremblant et on fait son choix parmi 80 km de sentiers de courtes randonnées. Le Sentier du Centenaire, tracé sur les crêtes du massif de la Vache noire, propose – à partir du poste d’accueil de la Diable – une randonnée de 9,2 km sur un dénivelé de 400 mètres. Tout au long du parcours, une suite de neufs points de vues spectaculaires dévoilent les courbes de la rivière du Diable et les couleurs des forêts de la Boulé. L’endroit offre aussi 62 km de pistes de vélo de montagne. À la base de la station Mont-Tremblant, une piste multifonction pour randonneurs et cyclistes (la Villageoise) s’étire sur 11,4 km le long de la rivière du Diable. Elle relie le Petit train du Nord (ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable), un parc linéaire de 200 km traversant de jolis villages et longeant lacs et rivières de Saint-Jérôme à Mont-Laurier.

Où dormir ? Dans l’un des chalets du Village Windigo ou de RCNT Chalets, en bord de lac, ou encore au Fiddler Lake Resort.

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Montagne du diable dans les Laurentides

11. ABITIBI

Les plus téméraires pousseront l’aventure plus au nord, direction le Parc national d’Aiguebelle. On y observe des phénomènes géologiques saisissants, comme les marmites de géants et les coussins volcaniques. Une passerelle de 22 m de hauteur permet de traverser une faille gigantesque. Vertiges assurés !

Où dormir ? Dans un chalet typique en bordure de la rivière kinojévis, dans le Parc national d’Aiguebelle (à partir du 16 décembre).

12. OUTAOUAIS

On monte à bord d’un des derniers trains d’époque encore en opération au Canada. Le train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield relie Gatineau à Wakefield jusqu’en octobre. Le trajet de 64 km offre de beaux panoramas sur les collines du parc de la Gatineau à l’Ouest, tandis que coulent les eaux de la rivière Gatineau à l’Est. On descend à Wakefield le temps d’un tour dans les boutiques, de visiter le moulin patrimonial et d’aller saluer le pont couvert. Le parcours en train étant circulaire, le retour offre des points de vue différents sur le paysage.

Où dormir ? Dans la très belle auberge de bois rond tout confort à l’Auberge Couleurs de France, ou au Parc Oméga, dans l’une des Wi-tente ou dans l’un des chalets, à côté des loups.


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