Les 13 plus belles randonnées pédestres à faire dans la région des Laurentides

Les Essentiels de nos voyages au Québec


Treize sentiers, treize façons de tomber sous le charme des Laurentides

Entre l’été qui invite à la baignade et l’automne qui embrase chaque belvédère de rouge et d’or, la région des Laurentides offre un terrain de jeu sans égal pour les amateurs de randonnée pédestre. Des collines historiques d’Oka aux passerelles suspendues des Hautes-Laurentides en passant par les crêtes vertigineuses de Mont-Tremblant, voici notre sélection des plus beaux sentiers à parcourir quel que soit son niveau, le tout à seulement quelques encablures de Montréal.

Un terrain de jeu en or pour tous les randonneurs

Il suffit de quitter Montréal en direction du nord pour sentir le relief se redessiner sous nos pieds. Les Laurentides ne forment pas une seule montagne, mais une succession de massifs façonnés par le Bouclier canadien, où les sommets arrondis par des millions d’années d’érosion laissent place à des vallées encaissées, des lacs innombrables et des rivières vives. Cette diversité géologique se traduit en une diversité de sentiers. Ici, on grimpe sur des affleurements rocheux à mains nues, on longe des rives bordées de cèdres centenaires, on traverse des tourbières sur des passerelles de bois, on marche à la cime des arbres sur des structures suspendues… Peu de régions au Québec offrent une telle variété d’expériences de randonnée sur un territoire aussi accessible. Car c’est bien là l’autre grande force des Laurentides : l’accessibilité. La plupart des sentiers présentés dans cet article se trouvent à moins de 2 heures de Montréal, certains à moins d’une heure, ce qui permet des escapades d’une journée aussi bien que des séjours de plusieurs jours. Les parcs nationaux et régionaux qui protègent ces territoires garantissent un encadrement professionnel, un entretien rigoureux des sentiers et une nature préservée, tout en proposant des niveaux de difficulté pour chaque type de randonneur, du « family friendly » à l’expert chevronné.

Parc régional Montagne du Diable - Chute Windigo - Photo Tourisme Laurentides

Parc régional Montagne du Diable – Chute Windigo – Photo Tourisme Laurentides

L’été et l’automne demeurent les saisons de prédilection pour explorer ces sentiers. La période estivale laisse place aux longues journées de lumière, aux baignades en fin de parcours, aux pique-niques sur les sommets et à une nature généreuse en couleurs et en parfums. L’automne transforme de son côté chaque randonnée en pur spectacle : les forêts de feuillus qui tapissent les Laurentides s’embrasent alors de rouge, d’orangé et de doré, offrant aux marcheurs des panoramas qui comptent parmi les plus spectaculaires du Québec. Comme dans ces 13 randonnées à programmer absolument, la beauté sauvage de la région, sa flore, sa faune, ses lacs et ses rivières ne manquent jamais de surgir au détour des sentiers…

Le Sentier du Calvaire d’Oka au parc national d’Oka (Oka)
8,4 km aller-retour (via le chemin des Récoltes) • 203 m de dénivelé • environ 2 h 30

À peine plus d’une heure sépare Montréal de cette montée qui a autant à raconter qu’à montrer. Le sentier grimpe la colline sacrée du parc national d’Oka en épousant le tracé du chemin des Récoltes. Ce qui en fait un parcours à part, ce sont les petites chapelles de pierre plantées le long du chemin : des stations du chemin de croix érigées par les Sulpiciens au XIXe siècle, toujours debout aujourd’hui, qui donnent à cette randonnée un souffle patrimonial rarement associé à une sortie en forêt. En haut, le lac des Deux Montagnes se déploie tout entier sous le regard, d’autant plus beau lorsque l’automne y allume ses couleurs. Redescendus, les marcheurs trouveront sans peine une table de pique-nique dans les nombreuses aires aménagées du parc pour clore la sortie en douceur.

Parc national d'Oka - Sentier du Calvaire - Photo Tourisme Laurentides

Parc national d’Oka – Sentier du Calvaire – Photo Tourisme Laurentides

La Place du Sommet au Sommet Saint-Sauveur (Saint-Sauveur)
Ouverture prévue fin septembre 2026 • 22 m de passerelles suspendues • Belvédère principal à 11 m de hauteur

C’est l’un des projets touristiques les plus attendus de l’année dans la région des Laurentides. Dès la fin septembre 2026, le Sommet Saint-Sauveur dévoilera La Place du Sommet, une attraction pensée pour se vivre en toutes saisons. Son cœur : un secteur de canopée où 220 mètres de passerelles courent à hauteur des cimes, entrecoupées de ponts suspendus, d’aires de jeu et de coins pour souffler. Depuis le belvédère principal, perché à 11 mètres de hauteur, la vallée de Saint-Sauveur se dévoile dans toute son ampleur. L’expérience se veut accessible à tous, familles comme grands marcheurs, et sera complétée dans les mois suivants par un magasin général façon village alpin ainsi qu’une agora dédiée aux événements. Un site tout neuf à noter à l’agenda pour découvrir la montagne sous un jour différent, et ce en journée comme en soirée.

Sommet Saint-Sauveur - Photo Tourisme Laurentides

Sommet Saint-Sauveur – Photo Tourisme Laurentides

Les boucles du mont Condor et du mont King au parc régional Val-David–Val-Morin (Val-David)
6,9 km • Sept points de vue • Niveau intermédiaire

Difficile de trouver, dans les Laurentides, un sentier qui multiplie autant les panoramas au kilomètre que celui-ci. En un peu moins de 7 km, la boucle qui relie le mont Condor et le mont King déroule pas moins de sept points de vue distincts, chacun révélant un angle différent sur les montagnes et les vallées du parc régional Val-David–Val-Morin. Ce qu’on aime dans avec ce tracé, c’est qu’il ne s’installe jamais dans la routine : forêt dense, puis roche à nu, puis belvédère dégagé, dans un enchaînement qui entretient la curiosité à chaque tournant. C’est un parcours fait pour flâner, s’arrêter à chaque point de vue, sortir le lunch, repartir quand l’envie s’en fait sentir plutôt que par obligation d’horaire.

Parc régional Val David Val Morin - Photo Tourisme Laurentides

Parc régional Val-David Val-Morin – Photo Tourisme Laurentides

La boucle du Centenaire au parc national du Mont-Tremblant (Mont-Tremblant)
9,6 km • Niveau difficile • Stationnement de la Sablonnière, à 7 km du Centre de découverte

Tracée sur les crêtes du mont de la Vache Noire pour souligner les cent ans du parc national du Mont-Tremblant – l’illustre doyen des parcs nationaux québécois –, cette boucle s’est taillé une réputation méritée parmi les randonnées les plus impressionnantes du secteur. Le fil conducteur du parcours : une série de vues plongeantes sur la rivière du Diable et sur les sommets qui l’encadrent, entrecoupées de tronçons boisés et de sections rocheuses bien typiques du relief laurentien. Il faut être suffisamment en forme pour s’y attaquer – le niveau difficile n’est pas usurpé – mais les haltes aménagées aux meilleurs points de vue offrent de quoi reprendre son souffle et se redonner du courage, pourquoi pas en sortant le lunch avant de repartir vers le sommet suivant…

Parc du Mont Tremblant - Boucle du Centenaire - Photo Tourisme Laurentides

Parc du Mont Tremblant – Boucle du Centenaire – Photo Tourisme Laurentides

La Corniche et les belvédères des chutes au parc national du Mont-Tremblant (Mont-Tremblant)
Chute du Diable : 1,6 km AR (30 minutes) • Chutes Croches : 720 m AR (20 minutes) • La Corniche : 3,4 km AR, niveau modéré (1 h 30)

L’eau est omniprésente dans le secteur de La Diable, et pas moins de trois chutes rythment cette portion du parc national du Mont-Tremblant. La chute du Diable et les chutes Croches se rejoignent en une trentaine de minutes de marche à peine, sur des sentiers courts et sans difficulté qui conviennent parfaitement aux familles. Chacune est dotée d’un belvédère où l’on s’arrête, immanquablement, pour admirer la puissance de l’eau qui dévale. Pour un panorama plus vaste encore, direction le belvédère de La Corniche. Ce grand classique du parc se mérite en 1 h 30 de marche modérée, mais il récompense généreusement l’effort avec une vue panoramique sur la vallée de la Diable, le lac Monroe et le massif du mont Tremblant. En automne, la palette de couleurs qui se déploie sous nos yeux vaut à elle seule le détour.

Parc national Mont-Tremblant - La Corniche - Photo Tourisme Laurentides

Parc national du Mont-Tremblant – La Corniche – Photo Tourisme Laurentides

Le sommet du mont Tremblant au Centre de villégiature Tremblant
Sentier Le Grand Brûlé : 5,6 km, difficile • Sentier Le Vertigo : 56 km, modéré • Accès aux sentiers gratuit l’été, chiens en laisse acceptés

Qu’on choisisse de gravir le sommet à pied ou de s’y laisser porter en gondole, la vue depuis le mont Tremblant, un des points culminants de la région des Laurentides, reste l’une des plus belles occasions d’admirer la flore régionale dans toute sa diversité. Deux sentiers permettent d’y grimper depuis le village piétonnier du Centre de villégiature Tremblant : Le Grand Brûlé, une ascension franchement sportive sur 5,6 km, ou Le Vertigo, tout aussi long mais de niveau plus modéré et abordable pour une sortie en famille active. Arrivés en haut, la montagne tient ses promesses : reliefs, forêts et lacs s’étendent à perte de vue. Les tables de pique-nique aménagées invitent à s’attarder et, bonne nouvelle pour les visiteurs d’un jour, l’accès aux sentiers reste gratuit tout l’été.

Centre de villégiature Tremblant - Photo Tourisme Laurentides

Centre de villégiature Tremblant – Photo Tourisme Laurentides

Le mont Kaaïkop avec L’Interval Coopérative de solidarité de plein air (Sainte-Lucie-des-Laurentides)
Montée classique (sentier 7) : 6 km AR, 2 h 30 à 3 heures • Le Grand Tour (boucle) : 12 km, 4 h 30 à 5 heures

Avec ses quelque 840 mètres d’altitude, le mont Kaaïkop se hisse au deuxième rang des sommets laurentiens. Son ascension, gérée par L’Interval Coopérative de solidarité de plein air à Sainte-Lucie-des-Laurentides, ne déçoit jamais les amateurs d’échappées sauvages. Deux options s’offrent aux randonneurs. La montée classique, sur le sentier n° 7, est un aller-retour de 6 km au terrain plutôt corsé (racines, roches, et quelques cordes installées pour aider dans les passages les plus raides) qui se boucle en 2 h 30 à 3 heures. Les plus endurants opteront pour Le Grand Tour, une boucle de 12 km qui prolonge l’ascension par un retour le long de la crête et des chemins forestiers, pour une demi-journée complète de 4 h 30 à 5 heures. Dans un cas comme dans l’autre, la traversée d’une forêt mature avant l’ouverture soudaine sur d’immenses caps rocheux reste le moment fort de la sortie.

Mont Kaaikop - Photo Tourisme Laurentides

Mont Kaaikop – Photo Tourisme Laurentides

La montagne d’Argent au Parc d’escalade de la montagne d’Argent (La Conception)
Boucle de 7 km • 3 à 4 heures • Niveau technique • Environ 15 km de sentiers au total sur le site

À La Conception, le Parc d’escalade de la montagne d’Argent partage son territoire entre grimpeurs et randonneurs sans que les deux mondes se marchent dessus. La randonnée phare du site, une boucle technique de 7 km, met les mains à contribution : cordes, échelles et caps rocheux font partie du jeu, pour un parcours qui demande de l’engagement, mais qui le rend bien au centuple : la vue porte jusqu’à la vallée de la Rouge, aux montagnes voisines et même au secteur de Mont-Tremblant, sans oublier l’accès direct au lac d’Argent. Le sentier traverse une forêt hérissée de parois rocheuses spectaculaires – la marque de fabrique du lieu – et multiplie les caps propices à une pause pique-nique bien méritée. Au total, le site déploie une quinzaine de kilomètres de sentiers ouverts été comme hiver, pour tous les appétits d’aventure.

Montagne d'argent - Photo Tourisme Laurentides

Montagne d’argent – Photo Tourisme Laurentides

Les sentiers du parc régional Montagne du Diable (Ferme-Neuve)
80 km de sentiers pédestres • Sentier de la Paroi de l’Aube : 10,5 km, 4 heures AR • Boucle Sentiers des Sommets et Paroi de l’Aube : 16,6 km, 5 h 30 AR

Plus de 100 km2 de nature protégée : voilà l’échelle à laquelle se joue le parc régional Montagne du Diable, à Ferme-Neuve, l’un des plus beaux écrins de plein air des Hautes-Laurentides. Le sommet, le mont Sir-Wilfrid, est sur le podium des plus hautes montagnes au palmarès régional, et il domine un décor constellé de lacs. Le réseau compte 80 km de sentiers pédestres pour tous les calibres, du débutant à l’expert. Les randonneurs en quête de défi viseront le sentier de la Paroi de l’Aube, un aller-retour de 10,5 km, ou la boucle plus longue qui combine les Sentiers des Sommets et la Paroi de l’Aube, soit 16,6 km au total. Au sommet, la Tour du Garde-Feu ouvre sur un panorama vertigineux des Hautes-Laurentides, et le Relais de la Montagne du Diable attend les marcheurs pour une pause gourmande bienvenue. À ne surtout pas manquer : la fameuse chute Windigo, qui impose ses 55 mètres de hauteur et 18 mètres de largeur, accessible par un court sentier, ainsi que le lac du même nom qui se prête à d’agréables promenades au bord de l’eau.

Parc régional Montagne du Diable - Photo Tourisme Laurentides

Parc régional Montagne du Diable – Photo Tourisme Laurentides

Le Sentier des cimes Laurentides (Mont-Blanc)
1,35 km de parcours surélevé • Tour panoramique de 40 m • Accessible aux familles, poussettes et personnes à mobilité réduite

Ici, pas besoin de gravir une montagne pour toucher la cime des arbres. À Mont-Blanc, le Sentier des cimes Laurentides fait grimper le paysage jusqu’au randonneur plutôt que l’inverse. Sur une passerelle de bois surélevée longue de 1,35 km, entièrement pensée pour être accessible à tous, le parcours serpente en forêt avant d’aboutir à une tour panoramique de 40 mètres offrant un tour d’horizon complet sur montagnes, vallées et forêts environnantes. Deux ajouts à l’intention des amateurs de sensations : un filet suspendu au-dessus du vide, et une glissade de 53 mètres pour redescendre autrement. Le site, aménagé sur les terrains historiques de l’Ancienne pisciculture de Mont-Blanc, comprend aussi une terrasse animée et un espace de restauration. À noter pour cet été : jusqu’au 23 août, le billet d’entrée inclut le spectacle de cirque aérien « Là-Haut », signé Vague de Cirque. Une bonne raison de ne pas attendre la fin des vacances pour y aller.

Sentier des Cimes Laurentides - Photo Tourisme Laurentides

Sentier des Cimes Laurentides – Photo Tourisme Laurentides

Les sentiers du Parc Éco-Laurentides (Mont-Blanc)
10 parcours aménagés • Plus de 35 km de sentiers • Sentier Tour-du-Lac : 4,7 km, 1 h 40, difficulté intermédiaire

Toujours à Mont-Blanc, mais dans un registre bien différent, le Parc Éco-Laurentides mise sur la découverte naturaliste avec dix parcours aménagés totalisant plus de 35 km de sentiers. Le réseau traverse une mosaïque d’habitats – forêts, milieux humides, plans d’eau – qui en dit long sur la richesse écologique du territoire. Parmi les tracés, le Sentier du Tour-du-Lac se distingue par sa boucle de 4,7 km autour du lac du Cordon : une alternance de portions boisées, de passerelles de bois et de vues dégagées sur l’eau, à parcourir en environ 1 h 40 pour un niveau intermédiaire. Le calme qui enveloppe le lac invite à ralentir le pas pour observer la faune – ne pas manquer le barrage de castor bien visible depuis le sentier – et à profiter pleinement de ce coin de nature préservée.

Parc Eco-Laurentides - Photo Tourisme Laurentides

Parc Eco-Laurentides – Photo Tourisme Laurentides

Randonner au parc régional Kiamika (Rivière-Rouge)
6 sentiers de distances et difficultés variées • Sentier de l’Île-de-la-Perdrix-Blanche : 8,2 km AR, dénivelé de 127 m, accessible en canot • Sentier des Géants : 2,1 km, boucle 

À Rivière-Rouge, le parc régional Kiamika propose une immersion en pleine nature qui sort résolument des sentiers battus. Six parcours de distances et de niveaux variés sillonnent le territoire, offrant l’occasion d’observer une faune aussi bien terrestre qu’aquatique. Le plus singulier reste le Sentier de l’Île-de-la-Perdrix-Blanche, accessible uniquement en canot. Cet aller-retour de 8,2 km, au dénivelé de 127 mètres, traverse une forêt de cèdres et de feuillus vieille de plus de 150 ans. Plus court, le Sentier des Géants boucle 2,1 km à travers une forêt de pruches jusqu’à un belvédère récemment aménagé, avec vue sur l’imposant réservoir Kiamika. Un territoire qui mérite le détour, autant pour ses paysages que pour le sentiment de quiétude qu’il procure.

Parc régional Kiamika - Photo Tourisme Laurentides

Parc régional Kiamika – Photo Tourisme Laurentides

Les circuits du parc régional du Poisson Blanc (Notre-Dame-du-Laus)
Secteur montagne du Fort : 5 sentiers d’1 à plus de 5 km • Secteur réservoir : 4 sentiers accessibles en canot

Au parc régional du Poisson Blanc, à Notre-Dame-du-Laus, la randonnée ne se limite pas à la terre ferme. Plages de sable, eau limpide et vues plongeantes sur un archipel d’une centaine d’îles composent un décor qui n’a pas vraiment d’équivalent ailleurs dans les Laurentides, voire au Québec. Le secteur de la montagne du Fort et du lac Cuillérier, accessible à l’année, culmine à 500 mètres au-dessus de la vallée et propose cinq sentiers de 1 à plus de 5 km. Chacun mène à un point de vue exceptionnel, avec en prime deux sites de camping accessibles directement en voiture au pied de la montagne. L’été venu, une autre facette du parc se révèle le long du réservoir et de ses îles : quatre sentiers, accessibles uniquement en canot, courts mais au dénivelé exigeant, débouchent sur des panoramas à couper le souffle sur la centaine d’îles et les collines du Bouclier canadien qui encerclent le plan d’eau. Un autre monde !

Parc du Poisson Blanc - Photo Tourisme Laurentides

Parc régional du Poisson Blanc – Photo Tourisme Laurentides

Treize sentiers, une seule invitation

De la colline historique d’Oka aux passerelles suspendues du réservoir Baskatong, ces treize randonnées racontent, chacune à leur manière, la richesse des paysages laurentiens. Certaines se parcourent en famille en moins d’une heure, comme le Sentier des cimes ou les boucles autour du lac du Cordon ; d’autres demandent un engagement sportif réel, telle l’ascension du mont Kaaïkop ou la traversée technique de la montagne d’Argent. Cette diversité est précisément ce qui distingue les Laurentides des autres régions de randonnée au Québec : peu importe son niveau, son rythme ou ses envies du jour, il existe ici un sentier taillé sur mesure. L’été venu, les longues soirées de lumière permettent de combiner plusieurs de ces expériences sur une même fin de semaine – une randonnée matinale suivie d’une baignade dans un des nombreux lacs de la région, par exemple, ou une sortie en canot pour rejoindre les sentiers les plus isolés du parc Kiamika ou du Poisson Blanc. L’automne, quant à lui, transforme radicalement l’expérience : les mêmes sentiers, parcourus sous une canopée embrasée de rouge et d’orangé, offrent des points de vue qui figurent parmi les plus photographiés du Québec. Les belvédères de La Corniche, du mont Condor ou de la Tour du Garde-Feu prennent alors une dimension presque irréelle, où chaque virage du sentier dévoile un nouveau tableau.

Au-delà du seul plaisir de la marche, ces treize randonnées sont aussi une porte d’entrée vers l’ensemble de l’offre plein air de la région des Laurentides : plusieurs parcs combinent sentiers pédestres, réseaux de vélo de montagne, parcours de canot-camping et hébergements en nature, permettant de construire un séjour complet autour d’un seul territoire. Que l’on cherche l’adrénaline d’un sommet technique, la contemplation d’un belvédère silencieux ou la découverte en famille d’un sentier accessible à tous, la région des Laurentides confirme, sentier après sentier, son statut de destination de randonnée pédestre par excellence à quelques encablures de Montréal.

En pratique

Pour planifier votre séjour de randonnée dans les Laurentides (cartes des sentiers, niveaux de difficulté, hébergements sur place ou à proximité), consultez le site de Tourisme Laurentides. La majorité des parcs mentionnés dans cet article proposent également la location d’équipement sur place et des services de camping ou de prêt-à-camper pour prolonger l’aventure sur plusieurs jours.

David Lang

Journaliste spécialisé voyage et art de vivre, David se régale avec le Québec depuis plus de 15 ans. Après plus de 40 voyages à travers les régions et les saisons de la Belle Province, il devance largement Jacques Cartier et s’avoue toujours aussi bluffé par les expériences et les rencontres à vivre sur ce territoire hors nome. David le rédac’ chef anime une équipe de rédacteurs et de photographes avec qui il partage sa soif de découvertes chez les cousins.


A lire aussi