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Bienvenue dans les Laurentides | Ep. #1 : Destination Famille & Villégiature
>> Cliquez ici pour lire la transcription du podcastBonjour, Bienvenue pour
À moins d’une heure de Montréal, s’étend un territoire immense que les Québécois appellent simplement « Le Nord ». En fait, il s’agit des Laurentides. On vous en parle souvent de cette région. On parle de ses montagnes, de ses lacs, de ses parcs, de toutes les expériences de pleine nature que la région nous invite à découvrir. On vous parle de son offre gastronomique aussi. On vous a parlé de ses villages animés, de sa culture et puis évidemment de ses hébergements qui sont nombreux, qui sont variés, qui sont diversifiés.
Mais les Laurentides, c’est aussi une région qui invite à ralentir, qui invite à prendre le temps de découvrir, de savourer, de se reconnecter à soi, aux autres, et puis à la nature, évidemment. De faire ce qu’on appelle aujourd’hui du slow travel. C’est cette philosophie de voyage lent et durable que je vous invite à explorer aujourd’hui dans les Laurentides. Je m’appelle Karim Binon, je suis ravi de vous accueillir pour cet épisode de Québec le Mag et de vous présenter mon invitée du jour, qui est la plus française de Laurentienne, ou l’inverse, Fabienne Hervé.
Bonjour Fabienne.
Bonjour Karim.
Bienvenue sur le podcast de Québec le Mag que tu connais bien. Alors Fabienne, pour commencer, si tu devais présenter les Laurentides à quelqu’un qui n’y est jamais allé, comment tu décrirais cette région en quelques mots ?
Écoute, en quelques mots, c’est toujours difficile, mais je te dirais que c’est vraiment un luxe de la vraie déconnexion, la région des Laurentides. Moi, je vois ça, tu vois, un peu comme un voyage vertical, promesse de déconnexion immédiate. On est à peine à une heure de route de Montréal, puis déjà, le paysage change. Donc, dès qu’on quitte la vallée du Saint-Laurent, on emprunte le chemin du terroir dans nos basses Laurentides, puis on va grimper dans les contreforts du bouclier canadien. On va monter un petit peu plus au nord, vers la forêt boréale. Où s’installent les Hautes Laurentides, avec ces grands espaces sauvages.
C’est cet immense diversité de paysages, de climats, d’ambiances, sur un court morceau de pays, de territoires. C’est ce qui fait la richesse unique des Laurentides. Il y a une forme à toutes sortes de ressourcements dans cet immense terrain de jeu naturel qui devient, quand on y habite comme moi aujourd’hui, un véritable mode de vie.
On l’a dit, comme l’autre, les Laurentides, c’est très accessible. On a parfois l’impression d’être très loin alors qu’on est à moins d’une heure de Montréal. Est-ce que ça en fait un des grands atouts de la région d’un point de vue touristique ?
Absolument, absolument. En fait, c’est une force incroyable parce que, comme je le disais, dès qu’on quitte Montréal, en tout juste 30 minutes, on atteint la rivière des Prairies. Et là, l’horizon se déroule, le relief s’installe. Et pour les voyageurs internationaux, en fait, ça va être un outil majeur pour vivre la grande nature canadienne à proximité quand même d’une zone urbaine comme Montréal. Et l’aventure commence donc tout de suite en moins d’une heure. Donc, on va passer de la métropole culturelle qui est super vibrante et tout à une déconnexion totale au milieu des arbres, des lacs, et on n’est pas isolé du monde, on est juste, on va dire, quand même enveloppé de la grande nature et c’est l’accessibilité d’un côté et puis le dépaysement immédiat de l’autre.
Tu parles de dépaysement, est-ce que toi il y a un endroit dans les Laurentides où tu te sens tout de suite dépaysée ?
Je te dis, j’adore prendre la route qui va vers le parc national du Mont-Tremblant dans le secteur de la Diable. Donc on est en fait à Lac Supérieur qui, à chaque fois que j’emprunte cette route pour aller vers l’entrée du parc, je trouve que le contraste est vraiment saisissant. Le paysage change, on a des grandes parois rocheuses ailleurs, on fait des grandes via ferrata là, et on plonge complètement dans la forêt boréale. Donc on a quitté la forêt mixte, Il y a beaucoup de belles odeurs, tu sais, ça sent le pin, c’est sauvage. On longe la magnifique rivière de la Diable et tranquillement, tu sais, on rentre dans ce territoire immense, qui est le plus grand parc national au Québec, de la SEPAQ. Et en même temps, quand on se rend là, un petit peu avant d’entrer dans le parc, il y a un endroit qui est un immense coup de cœur pour moi, qui est Farouche Tremblant, avec leurs petits refuges, leurs petits cafés-buvettes.
Photo Farouche Tremblant
Puis c’est ça. Pour moi, là, c’est la porte d’entrée parfaite du grand terrain de jeu.
On l’a dit, le sujet de ce podcast, c’est le slow travel, donc le tourisme lent. Concrètement, dans les Laurentides, comment ça se matérialise ?
Écoute, c’est plus qu’une simple tendance en fait, c’est un véritable art de voyager dans la région, la région l’incarne naturellement. En fait, faire du slow travel chez nous, c’est vraiment choisir de déposer ses valises plus longtemps au même endroit, Bien sûr, on s’entend, on va réduire son empreinte, on s’imprègne de l’ambiance locale, on prend le temps de vivre, traverser nos petits villages, on privilégie les rencontres avec des artisans, des artistes, et en un mot, si tu veux, c’est passer vraiment de la consommation touristique à l’expérience humaine. Et c’est celle qui fait du bien, je pense aux voyageurs aussi, d’entrer dans les communautés, rencontrer les Québécois, les locaux de notre belle région.
Oui, on peut dire que c’est une région qui se prête vraiment assez naturellement à cette façon de voyager, qui est très à la mode, qui est très tendance.
Ouais, tout à fait, tout à fait. On est en fait, tu sais, une terre d’origine de villégiature au Québec. Ça a toujours été ça depuis les années 40, 50, le développement de la villégiature. On a plein de petites villes, des villages, on va bien dire les villages, où on aime flâner. On a des commerces locaux tous uniques. Et avec l’immense territoire, on a un grand réseau de parcs régionaux, de parcs nationaux du Québec. On a des lacs qui sont préservés. Les Laurentiens, comme je pourrais les appeler, les gens des Laurentides, protègent, on veut préserver ces espaces. Donc le territoire vraiment, de lui-même, il invite à poser ses bagages, puis à explorer peut-être un secteur en profondeur, plutôt que peut-être de survoler tout le territoire un peu trop vite.
C’est-à-dire qu’il y a une vraie invitation aujourd’hui à venir passer du temps, venir passer plusieurs jours, peut-être une semaine ou plus, plutôt que de faire simplement l’aller-retour depuis Montréal sur une journée, ou à l’inverse, de faire un grand road trip dans les Laurentides qui nous mènerait à essayer d’explorer tout le territoire.
Exactement. On ne se cachera pas, tu sais, qu’il y a quand même du trafic. On a toujours du trafic en routier quand on quitte Montréal, qu’il faut considérer. Parce que le vrai voyage, il va vraiment commencer aussi quand on s’arrête de rouler. On pose sa voiture, donc une fois qu’on est posé ici, on choisit de séjourner plus longtemps. L’expérience va changer du tout au tout. On prend le temps de se baigner dans un lac, de plonger dans la culture locale. Peut-être devenir un habitué du café du coin. On utilise moins sa voiture et la région, c’est un endroit rêvé pour ça. On a la chance d’avoir un bassin hôtelier d’hébergement, d’une immense recherche qui va de l’hôtel relais château si on va au Manoir Quintessence, à l’auberge chaleureuse authentique au bord du lac Morency, aux options de glamping insolites et on a plusieurs expériences immersives pleines nature comme l’hôtel Uniq Utopia.
Hôtel Uniq – Photo Nathalie Beauchamps
Donc on s’y installe. Comme chez soi. Et surtout, on n’a pas besoin de changer de région pour changer d’horizon. Donc, les Laurentides regorgent d’entreprises aussi de plein air qui sont certifiées Aventure Ecotourisme Québec, c’est une belle reconnaissance pour les compagnies d’aventure et c’est un gage de sécurité, de respect de l’environnement exceptionnel. Donc, qu’on soit au sud ou plus au nord dans la région, on va porter une main forte, tu vois, à cette offre d’activité canoë, kayak, rando, observation de la faune, et qui va permettre de remplir la semaine complète dans le cadre de son séjour, puis sortir de là plein d’émotions fortes, tout en douceur et de manière écoresponsable.
Cette écoresponsabilité, cet écotourisme que tu viens d’évoquer, c’est quelque chose qui va très bien avec la notion de voyage lent. C’était important pour Tourisme Laurentides de s’engager dans cette démarche-là ?
Oui, tout à fait, parce qu’en fait, pour le tourisme de demain, on dépend d’un territoire ou de ses habitants. Donc on se doit de le faire avec eux. Et aujourd’hui, les voyageurs ont quand même profondément changé. Ils veulent faire le bien. Ils souhaitent que leur passage décide d’empreintes positives, que leur argent soutienne directement l’économie locale. Donc le rôle de Tourisme Laurentides, en coulisse là, ou l’office de tourisme comme disent les Français, c’est de tendre la main à nos entreprises pour les guider, puis on leur donne des outils pour réussir cette transition, parce que c’est une transition, on s’entend, sur du long terme.
Donc, je pense que c’est indispensable pour offrir l’expérience de qualité, d’avoir une expérience qui a du sens. J’ajouterais, tu vois, qu’il y a un autre aspect qui me tient particulièrement à cœur. C’est la voix aussi de ceux qui y vivent à l’année, comme moi. On est viscéralement amoureux de la nature. On en prend soin. Moi, je prends soin de mon lac. Je suis sur l’association de mon lac. Le tourisme doit être une source d’opportunité et de fierté aussi pour les communautés. On ne peut pas se les mettre à dos. Donc, on doit enrichir aussi leur qualité de vie. Au fond, ça va être une question de respect mutuel et d’harmonie. Donc, on protège ce qu’on aime et on veut que les visiteurs qui aiment notre région Enfin, on veut qu’il aime autant que nous, en fait. Voilà.
Cette mobilisation, elle vient de l’office du tourisme, elle vient des institutions, on va dire ça comme ça, mais elle vient aussi du bas, elle vient des entreprises elles-mêmes. Comment ça se matérialise, ça ?
En fait, pour une majorité de nos entrepreneurs, prendre soin de la nature, ce n’est plus un argument marketing, c’est vraiment une mission de vie. Je pense que les gens sont tatoués avec leur entreprise, ils ont cœur à leur ouvrage, ça s’apparaît, je pense, quand ils reçoivent la clientèle. Donc, sur le terrain, ça se traduit d’abord par le partage et la sensibilisation. Tu vois, des guides, les guides d’entre des entreprises de plein air, je prends quelques exemples comme D’Tour Tremblant, Ziptrek Ecotour, Rafting Nouveau Monde. Ils ne vont pas t’emmener en forêt ou sur la descente de la rivière. Ils vont vous ouvrir les yeux sur la fragilité des écosystèmes à travers leurs activités. Et on parle d’interprétation, par exemple, des principes de l’éthique de plein air, une éthique qui est reconnue qui s’appelle « Sans Trace ».
Nouveau Monde Rafting – Photo Tourisme Laurentides
Autre option, ça se goûte aussi dans l’assiette. Si on prend nos chefs qui bâtissent des menus de saison, ils mettent en valeur les producteurs locaux. Un autre exemple, tu vois la réduction de la pollution lumineuse à Mont-Tremblant, avec le parc qui a reçu sa certification de Dark Sky, donc de ciel étoilé, c’en est une. On a des initiatives structurantes aussi pour favoriser les achats locaux, notamment sur notre chemin du terroir, « Laurentides j’en mange », on a d’autres, et puis tout ce qui est aussi l’accompagnement qu’on va faire pour optimiser le recyclage, le compostage, s’adapter au réchauffement climatique, on va dire au changement climatique, c’est hyper important aujourd’hui donc de les accompagner.
Donc ce sont quelques exemples, puis j’ajouterai en dernier le déploiement quand même des modes de transport alternatifs aussi, qui est un grand point de support dans notre région aussi.
Tu as raison d’en parler, parce que c’est bien de vouloir rester quelques jours, de se dire on s’arrête, mais c’est un territoire énorme. Comment on fait pour découvrir les Laurentides sans dépendre de sa voiture constamment ?
C’est sûr, l’Amérique du Nord s’est construite avec l’automobile. Donc on ne remplacera pas l’automobile du jour au lendemain, mais c’est de plus en plus accessible. C’est même une façon magique de vivre de la région. C’est important d’en parler parce que je pense que les gens ne sont pas toujours au courant peut-être de toutes ces options-là. Et on a notre plus grande fierté, je l’appelle la colonne vertébrale des Laurentides, là c’est le parc linéaire du P’tit Train du Nord. Donc t’imagines là, 230 km de pistes multifonctionnelles qui traversent les gares historiques, les villages, les plus beaux paysages du sud au nord ou du nord au sud, donc entre Saint-Jérôme et Mont-Laurier. Alors ça c’est le paradis du slow travel, une piste multifonctionnelle, ça veut dire qu’on peut marcher, promener en vélo, on peut l’hiver faire du ski de fond ou éventuellement plus au nord, du motoneige, donc pendant plusieurs jours.
Donc ça c’est vraiment… Génial.
Puis on a des liaisons d’autobus interurbains et navettes locales qui permettent de relier plusieurs pôles majeurs, par exemple à Saint-Sauveur, Saint-Adèle, Mont-Tremblant. Une fois sur place, les gens sont dans le village, puis ils peuvent faire plein de choses à pied. Ils peuvent aller au resto, ils vont aller dans leur café, accéder à un petit sentier de randonnée. Donc voyager sans voiture dans les Laurentides, c’est pas une contrainte. On s’offre le luxe, en fait, de ralentir. Voir le paysage qui défile, et puis on vient vivre le territoire à l’échelle humaine.
Parc Linéaire Le P’tit Train du Nord (Laurentides)
Si on veut pousser le curseur, on peut même venir directement depuis Montréal vers Mont-Tremblant, ou vers Oka, un peu plus bas, grâce à une navette, la navette Découverte, qui est pilotée par Navette Nature, si je me suis bien renseigné. Est-ce que tu peux nous expliquer comment ça fonctionne ?
Ça, c’est vraiment génial. C’est un vrai coup de cœur. C’est un travail depuis plusieurs années et on y arrive. On a un beau produit. Donc, la Navette Nature, le concept, en fait, on vient briser la barrière de l’automobile solo. Tu pars tout seul pour aller au parc d’Oka. Et là, on ouvre les portes du plein air. Concrètement, le voyageur va embarquer dès le matin au centre-ville de Montréal dans cette navette. C’est quelqu’un qui a un autobus, en fait. Et ils vont l’amener directement avec d’autres voyageurs au cœur des grands espaces naturels. Alors on parle du parc régional d’Oka qui est à 40 minutes de Mont-Tremblant, le parc national du Mont-Tremblant au secteur de la Diable qui est à 2 heures de Montréal.
Puis ce qui est génial, cet été tu vois, chaque samedi et dimanche, on peut venir vivre une journée complète. Alors là on vient à la journée, sans séjourner, mais la navette va te donner plusieurs options. Le parc régional Val-David Val-Morin, Saint-Agathe-des-Monts, le Sentier des cimes, la station Mont-Tremblant, la station du Villégiature, le parc national du Mont-Tremblant, le parc de la Montagne d’Argent et le Domaine Saint-Bernard. Alors c’est plusieurs haltes possibles, donc tu décides d’arrêter où tu veux en fait, et on te reprend en fin de journée. Donc là on se crée notre propre itinéraire en toute liberté, sans prendre sa voiture. Complètement.
Sentier des cimes Laurentides
Si je viens pour 4 ou 5 jours dans les Laurentides avec cette envie de ralentir, de décrocher du quotidien, de venir me reconnecter avec la nature, Où est-ce que je dois poser une valise d’après toi?
Alors, c’est sûr que la beauté des Laurentides, là, c’est notre art de l’hébergement, donc en nature. Donc, je dirais qu’il y a trois grandes ambiances que je trouve dans la région. Si tu cherches le design à un confort un peu insolite, on peut se tourner vers des magnifiques dômes de bel-air tremblants ou encore vers Farouche-Tremblant qui a des petits refuges de style scandinave. On a aussi les prêts à camper, les chalets Utopia à Montblanc, qui ont ouvert il y a tout juste deux ans. Donc, ça, c’est parfait pour décrocher. Donc, tu es dans un mode de glamping, mais un petit peu chaleureux puis organisé. Et à côté de ça, si tu veux allier nature et vie de village, c’est une partie de notre art de vivre à travers nos villages, le Domaine Saint-Bernard à Mont-Tremblant, c’est un incontournable aussi avec son hôtel Uniq. Ces grandes yourtes, elles ont des belles yourtes confortables. Tout se fait à pied dans le domaine ou à vélo sur place. Et enfin, tu vois, si tu rêves de l’isolement total et l’aventure, là, on peut monter un peu plus au nord de Mont-Tremblant, ce qu’on appelle les Hautes-Laurentides. Et j’aurais tendance à suggérer là quelques endroits Parfait pour l’expérience comme Au Lièvre Rouge avec leurs micro-chalets, alors là on est sans Wi-Fi, on est à proximité de leur café Buffet du Sous-Bois. On peut aussi profiter des micro-refuges au Poisson Blanc, des mini-maisons au parc régional de la Montagne du Diable ou encore on pourrait être aussi en immersion nature sur le territoire d’Aventure Kiamika sur le bord d’un magnifique parc régional en chalet. Mais en fait peu importe l’adresse, en fait tous ces lieux là ils sont pensés pour s’intégrer au paysage sans jamais le dénaturer.
Canopée – Le Lièvre Rouge
Et si je veux rester dans cette expérience nature mais avec encore un peu plus de confort ?
Oui, avec un peu plus de confort, pour une expérience peut-être un peu plus intime, exclusive, je conseille les magnifiques chalets résidences en bois de Sélénia Lodge à Hammers, qui est un cachet aussi unique. On a les petits chalets à Val-des-Lacs, des locations de chalets, on a plusieurs options, j’en cite une, Fiddler Lake Resort, donc ça c’est des havres de paix pour se retrouver là au coin du feu. Puis si on préfère la plus grande tradition villégiature laurentienne, donc avec spa, fine table, comme on dit, et des services complets, on peut choisir de se loger au bord d’un lac. On pourrait être dans une belle auberge, comme l’auberge Lac Morency à Saint-Hyppolite, ou bien le Grand Lodge Mont-Tremblant sur le bord du lac. Et on a des expériences aussi hôtelières, comme le Ax Hotel. Et puis, pour une vue à couper le souffle, on pourra voir l’hôtel Spa Mont-Gabriel, niché tout au sommet du Mont-Gabriel, ou le Manoir Saint-Sauveur, au cœur du village de Saint-Sauveur.
Les Laurentides, c’est aussi une offre très haut de gamme d’hôtels. Qu’est-ce qui distingue ces établissements-là ?
En fait, ce qui distingue vraiment notre offre, je l’appelle habituellement l’offre de prestige, Elle ne cherche pas un luxe qui est trop ostentatoire. C’est vraiment un luxe feutré, authentique. On mise avant tout sur l’espace, le lieu aussi, donc qui s’intègre bien, harmonieusement avec le paysage. Donc on va parler ici d’expérience aussi très personnalisée, on va dire, où le temps s’arrête. Il y en a trois selon moi. Donc on a les deux magnifiques fleurons à Mont-Tremblant qui illustrent parfaitement cette distinction avec chacun leur style.
L’hôtel Quintessence, c’est la quintessence même de l’hôtel boutique de luxe sur le bord du lac Tremblant. Donc on a un calme absolu, un service sur mesure, des suites avec foyer. Et on a vraiment cette impression d’être seul au monde dans un bel écrin de raffinement.
Puis on a le Fairmont de Tremblant, au cœur du village piétonnier. Alors lui, c’est le grand château des temps modernes. C’est un icône de la région aussi. Il se distingue beaucoup l’hiver avec son ski-in, ski-out, au pied de la montagne. Fairmont, c’est un savoir aussi faire légendaire, donc on ne peut pas se tromper.
Troisième, c’est le StoneHaven le Manoir à Sainte-Agathe. Alors là, lui, c’est vraiment une touche d’histoire, d’excellence. C’est la bannière Relais-Château, donc vraiment un joyau patrimonial unique et qui surplombe un magnifique lac, le lac des Sables. Et ce qui fait sa véritable signature, c’est qu’il est certifié Clé d’Or pour son service de conciergerie.
Donc voilà, une autre option.
StoneHaven Le Manoir – Jardin Italien
On a parlé plusieurs fois, tu as parlé plusieurs fois de Mont-Tremblant, c’est souvent la porte d’entrée des Laurentides pour tout le tourisme international. C’est un village. Est-ce que ce village représente bien cet esprit du slow travel ?
C’est sûr qu’à première vue, on pourrait penser qu’avec son dynamisme, qu’il est à l’opposé du tourisme lent. Mais si tu regardes bien plus près, je dirais que la réponse est oui, absolument. Tremblant, c’est littéralement ceinturé par une nature monumentale, le parc national. Parce que le parc national du Mont Tremblant, le sommet de la montagne en fait partie. Et le parc national est vraiment aux portes de la station de villégiature, on a un lac qui fait 12 km de long, on a un réseau de sentiers immense. Donc c’est la preuve qu’on peut avoir une destination comme ça de calibre international aujourd’hui, tout en offrant un cadre exceptionnel pour ralentir.
Et puis on peut y circuler à pied, mais on peut aussi utiliser un réseau de transport gratuit.
Exactement. Le cœur du village de Mont-Tremblant repose sur son fameux village piétonnier. Mais dès qu’on y arrive, toute la ville, qui a plusieurs secteurs, permet de ne pas utiliser sa voiture. Il y a un réseau de transport gratuit qui relie le centre de villégiature au centre-ville de Saint-Jean-le-Vitre, au vieux village. Pour le visiteur, ça veut dire que lui va pouvoir explorer différents pôles et puis va pouvoir encourager les commerces locaux sans avoir à aller chercher un stationnement. C’est fluide, c’est vert, c’est vraiment donc génial.
On a beaucoup parlé de voyage qui se fait plutôt l’été, mais l’hiver, c’est peut-être la saison où on ressent le plus cette envie, cette sensation de ralentissement, parce que le paysage en lui-même, la nature se pose aussi. Qu’est-ce qui rend un séjour d’hiver dans les Laurentides particulier, si spécial ?
L’hiver, l’ambiance change complètement, c’est radical. Moi, ce que j’adore, c’est vraiment le silence. C’est même quand on roule en voiture, c’est silencieux. Donc ce silence s’installe dès que la neige tombe. La neige va commencer à tomber déjà au cours du mois de novembre. Donc c’est une invitation, tout de suite on va être très cocooning. Mais ce qui va rendre le séjour hivernal dans les Laurentides absolument unique, en particulier pour la clientèle internationale, C’est le décor de carte postale qui devient un terrain de jeu grandiose, accessible, et ça permet aux touristes internationales de réaliser un rêve. C’est vraiment celui de goûter à la grande aventure nordique en mode, peut-être multi-activités ou expédition. On va pouvoir passer de l’émotion d’une randonnée en traîneau à chien, par exemple chez Kanatha Aki, ou Aventure Plein Air au cœur de la forêt laurentienne, à l’adrénaline d’une sortie en motoneige sur les sentiers mythiques. Peut-être pour ensuite s’initier à la tradition tranquille de la pêche blanche sur un lac gelé. Donc, on a un équilibre qui est un peu parfait. On offre l’intensité des grandes expériences de l’hiver québécois après une journée de dépaysement total dans le Grand Nord. Et puis, là, on va retrouver son petit confort, des auberges. Et donc, c’est vraiment une expérience complète.
Kanatha Aki – Photo Tourisme Laurentides
Supposons que je veux une expérience qui soit vraiment immersive, loin du bruit, loin de l’agitation, loin de tout. Qu’est-ce que tu me recommandes ?
Pour une déconnexion là totale, je t’avoue que mon premier réflexe c’est de te dire une paire de raquettes, puis engage-toi dans la forêt, va marcher dans nos parcs, comme le majestueux parc du Mont-Tremblant ou autre. Déjà ça c’est un premier réflexe. Puis si tu cherches par contre l’expérience ultime, immersive, celle où on va vraiment décrocher complètement, moi je te recommande sans hésiter là de partir. Alors je dirais en excursion ou en expédition en traîneau à chien parce que c’est vraiment une déconnexion, une immersion, etc. On fait vraiment corps avec la meute de chien, on glisse au rythme des chiens, il y a un silence. Puis ça, on peut le vivre dans notre région au cours d’une belle journée. On peut pousser sur plusieurs jours d’aventure pour être à 100% en expédition. Et on a la chance d’avoir des expériences uniques comme chez Kanatha Aki, que j’affectionne, que j’adore. Au-delà de la simple balade d’une heure aussi, on peut expérimenter un 5 heures, c’est absolument magique. On va même aller observer des bisons des bois. Et bien sûr, on a d’autres compagnies qui ont des beaux produits aussi, comme Aventure Plein Air, Laurel Aventure, Expédition Hautes-Laurentides, déjà on cite quelques-unes.
Mais ce sont tous des passionnés qui vont nous transmettre aussi un peu de leur expérience à travers ces moments magiques.
J’ai compris que tu connais parfaitement les Laurentides. Est-ce que toi, personnellement, il y a un endroit, un moment, une expérience qui, pour toi, résume l’âme de cette région ?
Pour moi, en fait, je dirais que l’âme des Laurentides, là, elle se cache au carrefour de notre nature sauvage, du charme des villages, de notre histoire. S’il y a un lieu, là, une expérience qui vit très fort en moi, c’est le côté du village de Val-David. Et en plein cœur de l’hiver, j’ai vécu les routes blanches, en fait. Et il y a deux ans, j’ai expérimenté un parcours de ce qu’on appelle le ski nordique. Donc certains disent, alors le ski nordique, il y a plusieurs termes qui sont employés, mais tu sais, c’est des petits skis, on peut mettre des pots de phoque en dessous, puis on part en randonnée, en fait. Et on s’enfonce dans l’arrière-pays. On est vraiment, en plus, sur un parcours exceptionnel qui aujourd’hui se propose aussi à l’international les amateurs, mais on relie les villages de l’un à l’autre, on va traverser des lacs, les petites collines, nos montagnes, et guider par la simple force de tes jambes avec les petits skis aux pieds et les pots de phoque pour nous aider dans les remontées.
Moi, j’ai adoré cette expérience.
Il faut savoir aussi qu’on est vraiment sur un territoire qui nous rappellent un peu, je dirais, nos pionniers qui ont forgé la région, comme John Herman Fitz-Jackson, Jack Rabbit, quand j’ai peut-être écorché son nom, mais Jack Rabbit, c’est son surnom. On a l’histoire de la piste Gilepsie. Donc tous ces passionnés, en fait, qui ont ouvert nos premiers sentiers. Et aujourd’hui, moi, ce qui me touche le plus, en fait, c’est que c’est pas un musée à ciel ouvert, c’est une tradition bien vivante. Et les gens d’ici, les locaux, empruntent toujours es mêmes. Là, tu les vois, les week-ends, passer sur ces pistes, s’évader, respirer. Et c’est vraiment l’âme des Laurentides, donc un territoire immense, enveloppant un patrimoine historique qu’on honore aussi à chaque coup de ski. Et c’est une immense fierté, donc, aujourd’hui, dans les Laurentides.
Ski de fond – Photo Tourisme Laurentides
Pour conclure, si nos auditeurs ne devaient retenir qu’une seule raison de venir découvrir ta région, les Laurentides, ce serait laquelle?
Je dirais venir pour l’empreinte que la région va laisser en eux. Récemment, on a adopté, au cœur de Tourisme Laurentides, une phrase qui résume en fait tout notre amour aussi pour ce coin de pays, « Les Laurentides pour toujours ». Et au-delà donc de ce slogan, c’est vraiment une promesse humaine. C’est sûr que quand tu vas venir dans la région, ce n’est pas juste un voyage que tu oublies une fois que tu as déballé tes valises au retour chez toi, c’est vraiment d’offrir des souvenirs qui s’impriment en nous à jamais. Et c’est le souvenir de la pureté absolue, tu sais, du lac sans moteur au petit matin, de la chaleur humaine, d’un artisan que tu as rencontré, ce sentiment de liberté pure en glissant justement sur nos sentiers enneigés. Alors, on vient dans les Laurentides pour une semaine, mais on repart avec un petit bout de la région ancrée dans le cœur pour le reste de sa vie.
Puis c’est cette déconnexion qui transforme, et c’est ce retour à l’essentiel qui fait qu’on y revient année après année, génération après génération, et la vraie raison de venir, donc c’est celle-ci, c’est venez vivre une expérience qui restera gravée en vous pour toujours.
Un retour à l’essentiel, c’est une expression qu’on aime beaucoup à Québec Le Mag. Ça a même été le slogan d’un guide de voyage qui a été édité par la rédaction il y a quelques années. Donc, je trouve que c’est une parfaite conclusion à cet épisode, à cette immersion lente au cœur de Laurentides. Merci Fabienne pour cette invitation au Slow Travel.
Merci Karim, c’est un grand plaisir d’être avec toi et de partager ce podcast à vos auditeurs.
Et puis à bientôt dans le Nord, comme disent les Montréalais. À bientôt à vous toutes, à vous tous. Merci pour votre fidélité. Merci pour votre écoute. Merci pour les notes que vous nous laissez sur les plateformes d’écoute de podcast. Merci pour vos commentaires qui nous encouragent à vous partager d’autres coups de cœur, d’autres récits, d’autres aventures au Québec. On se retrouve très bientôt pour un autre épisode.
Au revoir, Fabienne.
Au revoir Karim.
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