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Labonté de la Pomme : Le Podcast Essentiel
>> Cliquez ici pour lire la transcription du podcast Bonjour tout le monde,
Reprendre un domaine qui existe depuis plus de 20 ans, c’est forcément une drôle d’aventure. Il faut préserver ce qui en fait l’identité, il faut respecter son histoire, mais il faut aussi se l’approprier, peu à peu, et puis imaginer la suite. C’est précisément l’aventure dans laquelle viennent de se lancer, depuis juin dernier, Amélie Vadeboncoeur et Marc-André Therrien.
Aujourd’hui, on est à Oka, dans les basses Laurentides, où on va découvrir Labonté de la Pomme. Labonté de la Pomme, c’est un verger centenaire, qui est devenue au fil des années une vraie référence agro-touristique dans la région, avec ses récoltes, avec ses cidres, avec ses expériences gourmandes et même avec sa cabane non pas à sucre mais à pommes. Depuis quelques mois, Amélie et Marc-André ont donc pris les commandes de ce lieu. Ils sont les invités de cet épisode de notre série Terroir et saveurs du Québec.
Alors, comment on prend le relais d’une telle histoire ? Qu’est-ce qu’on choisit de préserver ? Et surtout, qu’est-ce qu’on a envie d’y apporter ? On va le découvrir aujourd’hui avec Amélie et Marc-André. Bonjour à tous les deux.
Bonjour !
Bienvenue. Merci d’être là sur le podcast de Québec Le Mag.
Merci beaucoup pour l’invitation, c’est gentil.
Avec grand plaisir. Alors dites-moi, vous êtes évidemment les nouveaux propriétaires, je viens de l’expliquer, de Labonté de la Pomme, mais est-ce que vous pouvez nous présenter l’établissement en un peu plus de mots que ce que moi je viens de faire?
Écoutez, présenter l’établissement, c’est une entreprise qui a été fondée il y a 20 ans, dans sa forme actuelle, installée sur une terre qui a plus de 100 ans, comme vous avez mentionné, donc qui était bien en 1902, près de 25 hectares de terrain, avec une variété d’arbres fruitiers, dont les pommes évidemment.
On a aussi des poires, des prunes, on a des cerises griottes, on fait aussi un peu de maraîcher, donc la citrouille, la courge, des choux également, donc c’est toute une série d’activités établies ici depuis les derniers 20 ans, comme je disais.
Très beau panorama, donc une très belle région, la région d’Oka, qui est très enchanteur, surtout à l’automne, au moment où les arbres changent de couleur, donc c’est magnifique.
Notre verger aussi est en vallon, donc la plupart des vergers, en tout cas dans le secteur, sont plutôt plats. Nous, on est en vallon ce qui nous confère un point de vue assez exceptionnel quand on cueille les pommes, vraiment.
Qu’est-ce qui vous amène dans cette aventure-là, justement, vous venez de la reprendre, mais pourquoi vous avez décidé de vous lancer dans la reprise de La Bonté de la pomme ?
En fait, à la base, c’est une idée un peu farfelue que j’ai eue, disons après un parcours d’analyste financier pendant 20 ans dans une entreprise, dans une grande télécom ici au Canada. Après avoir pris… J’ai eu l’opportunité d’avoir un temps de repos, donc goûté à la retraite. J’ai vu que ce n’était pas le goût que je voulais pour l’instant. Encore trop d’énergie, encore trop de désir de pouvoir passer du temps dans une nouvelle carrière. Un soir, j’ai découvert, après plusieurs recherches, que je voulais faire un saut en entrepreneuriat. Donc j’ai découvert aussi une entreprise qui était à vendre. J’en ai parlé à Amélie le lendemain. Puis bon, évidemment, elle était un peu surprise. Elle s’attendait peut-être à ce que ce soit un chalet ou un bateau ou autre chose comme projet de retraite. Pas la chose d’un verger. Mais après avoir discuté pendant quelques semaines, avoir aussi intégré les enfants dans les discussions, nous avons deux jeunes adultes.
Donc c’est important que tous soient au courant et tous soient partant aussi dans l’aventure. Ça, à la base, c’est une aventure familiale. Donc c’est vraiment comme ça que c’est commencé. 18 Mois de travail, discuter avec les différents partenaires financiers, avec les organisations, les différents payés du gouvernement pour avoir les approbations, les permis nécessaires, qui nous a amenés jusqu’au mois de juin dernier, là où on a pu finalement conclure la transaction.
Comment on réagit à cette proposition de venir reprendre un verger alors qu’on a un mari qui est analyste financier ?
Je t’avoue que la vraie phrase, c’était « Là, je vais te montrer quelque chose et reste ouverte d’esprit ». Alors, je pense que Marc-André savait un peu comment j’étais pour réagir et très étonnamment, je n’ai pas réagi de façon très excessive. En fait, Marc-André, ça faisait depuis longtemps qu’il cherchait un projet qui était pour l’animer. Et dans tous les choix qu’on aurait proposé, celui-ci faisait tellement de sens et était tellement porteur que j’ai pas longtemps à hésiter, là, en fait. Ça a été OK, parfait, qu’est-ce qu’on met de l’avant ? Qu’est-ce qu’on priorise ? Comment on monte tout ça? Puis l’exercice avait déjà été fait en amont par Marc-André, il avait vraiment monté son dossier argumentaire. Donc, ça a été facile de se lancer.
Par contre, évidemment, dans n’importe quel projet, il va y avoir des embûches, il va y avoir des délais, il va y avoir un paquet de trucs. Donc, il fallait qu’on soit sûrs, à la base, que c’était vraiment ce qui nous animait pour pouvoir passer à travers tous ces obstacles-là. Je vous avouerais que là, présentement, on est dans la période des récoltes et ça a valu la peine, là, jusqu’à présent, de vraiment travailler fort puis persévérer pour y arriver, parce que là, on est en train vraiment de savourer, là. Tu sais, juste de voir dans le visage des gens venir cueillir des pommes, quelle belle activité ! C’est une activité qui est familiale, c’est une activité qui est accessible à tous. Donc, vraiment, ça a été… Jusqu’à date, en tout cas, là, ça… C’est un projet qu’on ne reviendrait pas en arrière, clairement.
Voilà, pas de regrets donc.
Aucun.
Tu l’évoquais tout à l’heure, c’est un lieu qui a 20 ans d’histoire, c’est un verger qui est centenaire, donc il y a une vraie identité qui existe là. Mais malgré tout, vous avez la vôtre. Vous voulez imprimer votre élan, vos idées. Donc comment on trouve cet équilibre-là et quelles sont les idées que vous, vous avez pour aujourd’hui et pour demain ?
C’est une excellente question.
En fait, l’entreprise ici a une réputation quand même très positive dans la région. Donc nous, on veut garder vraiment le cachet familial, le cachet aussi rustique, la cabane à pommes qui est un peu notre salle à manger, donc un jeu de mots avec la cabane à sucre, mais avec le verger. Quand même une petite capacité de 56 personnes. Donc pour nous, c’est important de garder l’aspect convivial et l’aspect authentique.
– Intime.
– Aspect intime. Donc, c’est vraiment de partir de la base, un peu, de ce que les fondateurs ont pu mettre en place. Ils ont créé un bébé. Et puis, maintenant, à l’âge adulte, après 20 ans, nous, on le reprend en charge. Puis souvent, je dis, on va en faire un bon citoyen. Donc, travailler avec la communauté, continuer à encourager les partenaires locaux. Évidemment, on a des tonnes d’idées. Est-ce qu’on va toutes les faire ? Probablement pas, mais notre cahier créatif est quand même assez long.
Donc, vraiment de bonifier aussi les repas, les saisons. Donc, d’avoir non seulement la saison des pommes en septembre, mais la saison des sucres qui commence au mois de février. Mais on veut faire bénéficier aux gens le plaisir des quatre saisons. Les couleurs, les arômes, les saveurs des quatre saisons qu’on a au Québec, autant l’hiver que l’été. Ce sont des périodes plus creuses au niveau de la récolte, mais on a quand même le potentiel d’offrir des repas intéressants, de maximiser les saveurs et les goûts qu’on a déjà dans nos menus. Donc c’est un peu vers ça qu’on va aller.
Développer aussi la cidrerie, c’est un segment quand même intéressant, le dernier segment qui a été mis en place. Donc la cidrerie en 2022. Donc à partir de là, c’est de devoir créer des nouveaux produits complémentaires à la collection déjà que nous avons. Nous avons des cidres pétillants, des cidres plats aussi, avec et sans alcool, donc une belle variété. Donc c’est de continuer d’aller de l’avant avec les produits qui sont déjà établis.
Tout à fait.
Et peut-être qu’il sait encore plus élargir notre réseau de distribution. C’est quand même des produits qui sont de qualité, alors on espère vouloir en faire profiter le plus possible, d’abord les Québécois, donc avoir des points de service un peu partout au Québec. Et comme Marc-André parlait évidemment des saisons, le présentement pour la période de Noël, il n’y a pas grand chose qui se passe au verger, donc ça serait un de nos souhaits premiers peut-être d’amener les gens à venir faire leur festivité au verger, des trucs comme ça. Donc, tranquillement, c’est des petites choses qu’on va… On va greffer avec ce qui est déjà précieux et parfait pour le moment. On va venir greffer des petits trucs ici et là au courant de l’année.
C’est plus une évolution qu’une révolution qu’on a en tête vraiment de bâtir. On a l’équipe presque la majorité de l’ancienne équipe qui est encore avec nous. Donc, c’est des gens qui sont précieux, qui ont la connaissance et l’expérience, dont certains qui sont ici depuis 10 ans. Donc, c »est vraiment de bâtir aussi sur les connaissances et puis être leur élève pour l’instant, puis pouvoir les soutenir dans la compétition des objectifs.
Qu’est-ce qui est le plus difficile à apprendre dans ce nouveau métier pour vous ?
Pour moi, je dirais que ce qui est difficile présentement, c’est d’apprendre le rôle de gestionnaire d’entreprise. Parce que j’ai commencé à travailler dans l’entreprise ici l’année dernière, au mois de septembre, pour pouvoir me familiariser avec les opérations, connaître l’équipe, et puis vraiment faire tous les rôles. Mais c’est tous les rôles qui m’intéressent et que je trouve quand même passionnants, donc faire la cuisine, être capable de procéder à l’embouteillage. Maintenant, mon rôle n’est pas d’être dans la cuisine, dans les casseroles, mais plutôt m’assurer que mon équipe est là pour faire le travail. Donc, le positionnement et la mentalité de gestionnaire d’entreprise, c’est un peu mon défi. Donc, déléguer, mais aussi ne pas avoir à… M’investir autant au niveau du quotidien, dans les opérations de cuisine, etc. Donc, c’est un peu mon défi, c’est vraiment d’avoir mon rôle de gestionnaire d’entreprise.
Et à l’inverse, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre nouveau quotidien ?
Bien, c’est sûr que travailler en nature, c’est quelque chose qui est difficile à battre, donc les oiseaux, le plein air, c’est quelque chose qui est magnifique. Ce que j’aime beaucoup, définitivement, le contact avec les clients. C’est quand même un défi de travailler avec les clients. On a toutes sortes de clientèles, mais de voir l’expérience, de voir les commentaires des gens, pouvoir apprécier, faire découvrir nos produits. On avait plusieurs groupes cette semaine, justement, qui étaient ici, qui venaient de la France. Faire découvrir nos produits et faire aussi découvrir la région. De voir le sourire dans le visage des gens une fois qu’ils ont goûté à nos produits. Ça, je dirais que c’est un des bons côtés de mes journées, effectivement.
On répand du bonheur, tu vois ? C’est simple comme ça.
C’est un peu comme ça.
Il y a moyen de passer un bon bout de temps à Labonté de la Pomme, on le sait. Maintenant, on n’est pas très loin de Montréal, donc pour quelqu’un qui a visité Montréal, c’est assez facile de s’y rendre. Est-ce que vous pouvez suggérer, qu’est-ce que vous proposez à vos visiteurs, à vos clients, de visiter autour de Labonté de la Pomme, à proximité ?
Le premier étape, évidemment, c’est de venir chez nous. Ensuite, c’est possible de visiter la fromagerie Oka, l’abbaye d’Oka, qui est à proximité. Elle fait partie de l’histoire de la région d’Oka. Les moines sont établis depuis depuis plusieurs années, peut-être même 150 ans. Donc c’est eux qui ont mis en place l’abbaye, le fromage d’Oka, qui est un des fromages qu’on utilise dans nos plats signatures. Donc on est un très bon client, donc c’est quelque chose d’intéressant à voir.
Nous avons aussi une collaboration ici avec Intermiel, qui est un producteur très important au Québec, donc de produits de miel. Eux sont à proximité aussi, donc c’est très intéressant d’aller voir les russes, d’aller voir le fonctionnement et puis la dynamique et la colonie au niveau apiculture, c’est très intéressant aussi.
Évidemment, le paysage, donc il y a beaucoup d’autres endroits qui peuvent être vus. On a des vignobles aussi qui sont très bien dans la région. Le Cantina, donc plusieurs vergers aussi qui sont intéressants à voir. Donc c’est vraiment une région à découvrir dans toutes les saisons, évidemment. On a un camping pas loin, donc randonnée. On a toutes sortes de beaux lieux qui sont à proximité de Labonté de la Pomme.
Il y a le parc national qui est juste à côté.
Le parc national d’Oka, effectivement, qui est adossé à notre propriété. Donc c’est très facile de de se déplacer en vélo à partir du centre d’accueil du parc d’Oka, puis venir nous voir en vélo, donc c’est quelque chose qui est très facile aussi.
Le temps passe vite, on va refermer cet épisode de podcast, mais avant ça, une dernière question. Si vos clients, si vos visiteurs ne devaient repartir qu’avec une seule chose de leur passage à la montée de la pomme, pour vous, qu’est-ce que ce serait ?
En fait, moi, ce serait qu’ils repartent avec le désir de revenir. Pour nous, ce qui est important, c’est l’expérience client avant tout. Si les gens viennent et en parlent à leurs amis et ont envie de revenir, c’est vraiment pour nous un gage de succès parce qu’ils ont pu être satisfaits, ils ont été enchantés de leur visite et ils ont envie de ramener des gens et d’y revenir.
Voilà, Labonté de la Pomme, on y vient, on y revient, on y retourne. On y passera en tout cas volontiers. Vous dire bonjour, découvrir votre établissement désormais. Merci d’être passés, d’être venus nous présenter Labonté de la Pomme.
Avec grand plaisir.
Ça me fait plaisir.
Tout savoir sur Labonté de la Pomme : https://www.quebeclemag.com/labonte-de-la-pomme/
Merci pour votre écoute. Merci pour votre fidélité. A très bientôt pour un nouvel épisode du podcast de Québec le Mag.
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